L'intervention militaire de 2011 en Libye est une opération militaire multinationale menée par l'OTAN, qui s'est déroulée entre le et le , dont l'objectif affiché est la mise en œuvre de la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies..

Les noms de codes des interventions des différentes armées sont l'opération Harmattan pour la France., l'opération Ellamy pour le Royaume-Uni, l'opération Odyssey Dawn pour les États-Unis, l'opération Mobile pour le Canada. et l'opération Unified Protector pour l'OTAN.

Au cours de la guerre civile libyenne de 2011, la résolution 1970 du de l'ONU met en place un embargo sur les armes à destination de la LibyeNicolas Gros-Verheyde, « Les moyens de l’opération d’embargo sur les armes. Nom de code : Unified Protector », Bruxelles2, . et bloque entre autres les avoirs du gouvernement libyenRésolution 1970, résolutions du Conseil de sécurité en 2011., tandis que la résolution 1973 instaure une zone d'exclusion aérienne au-dessus du territoire de la Jamahiriya arabe libyenne et permet de « prendre toutes les mesures jugées nécessaires pour protéger les populations civiles ». À partir du , l'ensemble des opérations sont conduites par l'OTAN dans le cadre de l'opération Unified Protector..

Contexte En , durant la révolution libyenne, les combats opposant les forces fidèles au colonel Mouammar Kadhafi à celles des rebelles opposés à son régime, auraient fait des milliers de morts« Ces mercenaires africains qui sèment la terreur en Libye », Afrik.com, .« Libye : Kadhafi cherche à reprendre la main », tsr.ch, .. Les insurgés ayant perdu beaucoup de terrain se sont retranchés notamment à Misrata et surtout Benghazi. À la veille de l'assaut final contre cette dernière ville, ils sont alors menacés d'une répression sanglante par le dirigeant de la Jamahiriya arabe libyenne..

Le , le président Nicolas Sarkozy reçoit à Paris les représentants du conseil national de transition et est le premier chef d'État à reconnaître officiellement cet organe de l'insurrection comme seul représentant de la Libye. Le lendemain, , la France, avec le soutien du Royaume-Uni, soumet au sommet de Bruxelles une demande d'instauration d'une zone d'exclusion aérienne. La chancelière allemande Angela Merkel refuse et recueille le soutien d'une majorité des 27 États de l'Union européenne. Le président Sarkozy se retrouve isolé lors du sommet du G8 à Paris. Cependant, au Moyen-Orient, l'Arabie saoudite cède aux velléités du Qatar : le roi Abdallah a un vieux compte personnel à régler avec Mouammar Kadhafi, soupçonné d'avoir été mêlé à un projet d'attentat contre lui, en 2003, à l'époque où il était prince héritier ; et en , à Doha, Kadhafi l'a qualifié de des Britanniques et des Américains devant tous ses pairs arabesChristophe Ayad, Benjamin Barthe, Isabelle Mandraud, Serge Michel et Hélène Sallon, « La mainmise de l'Arabie saoudite sur les révolutions arabes », Le Monde, .. La Ligue arabe demande ainsi l'instauration de cette zone d'exclusion aérienne, ce qui permet au président Nicolas Sarkozy et à son ministre des Affaires étrangères Alain Juppé de lancer une bataille diplomatique au conseil de sécurité des Nations unies. L'avancée des troupes de Kadhafi sur Benghazi est telle qu'un massacre de grande ampleur est annoncé. Le président Obama rejoint le président Sarkozy et le Premier ministre Cameron.

Le , deux jours après le vote de la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies instaurant une zone d'exclusion aérienne au-dessus du territoire libyen, les pays concernés se réunissent à Paris pour un sommet spécial sur les éventuelles frappes contre les forces gouvernementales. La veille, le régime de Mouammar Kadhafi avait annoncé un cessez-le-feu et la fermeture de leur espace aérien, pour se « conformer à la résolution de l'ONU ». Les opposants au régime estiment qu'il s'agit d'une « ruse » dans le but de gagner du temps. En effet, le régime libyen prétend respecter le cessez-le-feu qu'il avait lui-même décrété, mais les insurgés affirment que les bombardements contre les opposants se poursuivent, à Misrata et Benghazi notamment« Les forces de Mouammar Kadhafi dans Benghazi », Le Point, .. Toutefois, ces affirmations de bombardements de Benghazi ne sont pas avérées...

Le le président Nicolas Sarkozy déclare : ..

Moyens vignette|gauche|300px| La France (« opération Harmattan »), le Royaume-Uni (« Opération Ellamy »), le Canada (« Opération Mobile »), la Norvège, le Danemark, l'Espagne, la Grèce, la Belgique, les États-Unis, la Pologne et le Qatar ont déjà officiellement annoncé qu'ils participeront à l'application de la résolution de l'ONU. Le , les Émirats arabes unis ont confirmé leur participation aux opérations en Libye par l'envoi de 12 avions de combat (6 F-16E et 6 Mirage 2000-9).. Depuis le vendredi , des patrouilles mixtes de Mirage 2000-5 français et qataris ont débuté depuis la base aérienne de La Sude située en Crète. Au total, six avions du Qatar et trois appareils français sont alors opérationnels en Crète.. Le coût de l'opération est de 320 millions d'euros pour la France, le plus important contributeur financier de la coalition..

À la demande de la France, qui ne souhaitait pas l'implication de l'OTAN pour des raisons diplomatiques avec la Ligue arabe, les premiers jours le CAOC (Combined Air Operations Center) de l'OTAN situé à Ramstein en Allemagne coordonnait les opérations aériennes entre le CDAOA (Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes) de Lyon Mont-Verdun et son homologue britannique implanté à Northwood.. À partir du jeudi , les opérations de la coalition sont passées sous la responsabilité du CAOC-5 de l'OTAN installé sur la base italienne de Poggio Renatico, à au nord de Bologne. Son commandant en chef est Charles Bouchard de l'Aviation royale canadienne. Avec son état-major, il est installé dans le Joint Force Command de Naples « NATO and Libya : Operational Media Update-1 April 00.01–23.59 », www.nato.int, ..

Les opérations navales sont dirigées depuis le navire amiral de la Sixième flotte américaine basée habituellement à Gaète (Italie) : l'..

Les forces françaises restent cependant sous le contrôle opérationnel du chef d'état-major des armées françaises et sous le contrôle politique du président Sarkozy.. Les pilotes disposent d'une qui leur permet de frapper une cible sans nécessité de demander une approbation préalable extérieure, du fait de l'absence de forces militaires alliées au sol..

Plusieurs pays européens, comme le Portugal, ont refusé d'envoyer des forces militaires« Libye, l'ultimatum de Paris, Londres et Washington à Kadhafi », Le Parisien, page consultée le ..

Le , la Suède rejoint la coalition en envoyant huit chasseurs Gripen et 130 militaires de l'armée de l'air suédoise sur la base aérienne de Sigonella en Sicile.. Cependant, les Gripen s'avérèrent incapables d'effectuer des frappes au sol.. De plus, l’influence de la Suède en Libye en cas d’intervention risque d’être limitée, puisqu’elle ne fait pas partie de l’OTAN. Le professeur Anders Cedergren confirme cette thèse :

Avions utilisés par la coalition au Pays Nombre Notes 72 Début , 23 aéronefs sont basés sur la base aérienne Solenzara (Corse), dont 9 Rafales provenant de la BA 113 de Saint-Dizier-Robinson, 8 Mirage 2000 D provenant de la BA 133 de Nancy-Ochey, 6 Mirage 2000-5 de la BA 102 de Dijon-Longvic. Depuis le , 4 Mirage 2000-5 et 6 Mirage 2000D transférés de Solenzara sur la base aérienne de La Sude et 5 Rafale à Sigonella<.. S'ajoutent à ce dispositif des E3F AWACS opérants de la base d'Avord, 10 Rafale M, 6 SEM, 2 E-2 Hawkeye et 2 C-2 Greyhound. sur le porte-avions Charles de Gaulle (TF 473) . et 3 hélicoptères de combat Tigre, 3 Puma et 16 Gazelle embarqués ou sur le BPC Tonnerre ou sur le Mistral ... Un drone de surveillance Harfang depuis Sigonella à partir du . 50 Basés en Allemagne, au Royaume-Uni, en Italie. et sur les bases aériennes de Rota et Morón . À partir du les États-Unis retirent les 40 avions de combat déployés jusqu'alors et ne participent plus qu'aux opérations de surveillance, de soutien (ravitaillement en vol, transport logistique, etc.) et de suppression des défenses antiaériennes ennemies avec les 50 autres avions. Des frappes au sol sont donc encore effectuées par les avions américains lorsque ces défenses sont activées. Drone de surveillance et de combat Predator.. 33 10 avions de combat Eurofighter et 12 Tornados basés sur la 3 Sentry AEW.1., 1 Nimrod R1., 1 Sentinel R1., 2 VC10., 4 hélicoptères de combat Apache embarqués sur le . 29 Quatre Tornado, quatre Eurofighter Typhoon « LIBIA/ Italia, La Russa: da oggi 8 aerei pronti all’attacco », gossipitaliano.it, ., des AMX. et autres appareils basés sur la base aérienne de Trapani et Sigonella . Le porte-aéronef Garibaldi avec 8 Harrier. 12 Six Mirage 2000-9 et six F-16E basés sur la . 11 Sept CF-18., deux Aurora CP‑140 basés sur la base aérienne de Trapani.., deux Polaris CC‑150 basés sur la base aérienne de Sigonella . 7 7 Six F-16 et un KDC-10« Nederlandse F-16's voor het eerst in actie », Radio Nederland Wereldomroep, . basés sur la base aérienne de Decimomannu . 6 Six F-16 basés sur la base aérienne d'Araxos ..gauche|sans_cadre|Insignes de l'opération militaire belge en Libye 6 Six F-16 basés sur la base aérienne de Souda Bay . 6 Quatre F-18, un avion de surveillance maritime, un avion de ravitaillement basés sur la base aérienne de Decimomannu . 6 Six Mirage 2000-5 basés sur la base aérienne de Souda Bay . 4 Quatre F-16« L'actualité de la Défense en bref », Aerocontact, . basés sur la base aérienne de Sigonela . 9 Huit Gripen et un C-130 Hercules de ravitaillement en vol soit 130 militaires sur la base aérienne de Sigonela <.. 3 Deux F-16, un AEWC R-99A.

Forces navales vignette|Lancement d'un Tomahawk par le destroyer le .

: le chasseur de mines M923 Narcis, classe Tripartite de la Composante marine a été sur zone, relevé ensuite par le Lobelia. : la frégate de classe Wielingen Drazki à partir de . : la frégate et à son bord un hélicoptère CH-124 Sea King.. : une frégate anti-aérienne de classe Álvaro de Bazán (F-100) et un sous-marin de classe Agosta.. : le navire amiral de la Sixième flotte des États-Unis , commandant les opérations navales (Odyssey Dawn). ; le groupe amphibie de l' est sur zone et doit être relevé dans les jours suivants par celui du parti le de Norfolk. ; 2 sous-marins nucléaires d'attaque et de la classe Los Angeles ; le sous-marin nucléaire lanceur de missiles de croisière de la classe Ohio. : la frégate de défense aérienne Forbin et la frégate antiaérienne Jean Bart sont au large de la Libye depuis le . Le groupe aéronaval constitué du porte-avions nucléaire Charles de Gaulle, de la frégate furtive Aconit, de la frégate ASM Dupleix, du pétrolier ravitailleur Meuse et d'un sous-marin nucléaire d'attaque a appareillé de Toulon le sous le nom de task force 473.. Le BPC Tonnerre a appareillé de Toulon le embarquant 19 hélicoptères de combat.. La frégate Courbet a remplacé la frégate Aconit en avril. : le HNLMS Haarlem (M853), un chasseur de mines de la classe Tripartite. : la sur zone à partir du http://www.rri.ro/arh-art.shtml?lang=6&sec=89&art=135522.. : les ., ., ., ., , ., ., et . : les forces armées grecques vont contribuer à la zone d'exclusion aérienne avec une frégate et deux hélicoptères. : le , la Turquie met 5 navires et un sous-marin à disposition de l'OTAN« Libye : la Turquie offre un sous-marin et cinq navires pour l'embargo », Romandie News, ..