Penpa Tsering (), né en 1967 à BylakuppeParlement du Tibet en exil - Quatrième édition Publié en 2009, est un homme politique tibétain. Il est président du Parlement tibétain en exil de 2008 à 2016. Il est le deuxième sikyong (président) démocratiquement élu de l'administration centrale tibétaine (gouvernement tibétain en exil) après la retraite politique en 2011 du dalaï-lama.

Biographie Jeunesse et formation Les parents de Penpa Tsering se sont exilés en Inde juste après la fuite du dalaï-lama en 1959. Son père est originaire de Nangra en Amdo et sa mère de Shigatsé. Ils sont fermiers dans la colonie de réhabilitation tibétaine du sud de l'Inde de Bylakuppe dans le Karnataka. Né en 1967, Penpa Tsering a deux frères et six sœurs..

Il commence ses études à l'École centrale pour les Tibétains dans sa ville natale, dont il est diplômé avec les honneurs. Il étudie ensuite l'économie au Madras Christian College à Chennai. Pendant cette période, il travaille à temps partiel dans un restaurant pour soutenir financièrement ses études.

Il gère ensuite un restaurant et une entreprise d'exportationParlement du Tibet en exil - (troisième édition).

Vie politique vignette|left|Penpa Tsering (debout au centre), lors du lancement du journal Tibet Post le . vignette|left|Une session du Parlement tibétain à Dharamsala en 2013. Penpa Tsering, président, est visible à droite ; Lobsang Sangay sur la gauche. En 1996, il est élu au Parlement tibétain en exil pour la législature où il représente l'Amdo. Il est réélu en 2006. Le , il remplace Karma Chophel en tant que président du Parlement tibétain en exil pour la législature..

Il fait partie de la liste des candidats lors de l'élection du Premier ministre tibétain de 2011.

Après la retraite politique du dalaï-lama en , il est l'un des cinq membres du comité de rédaction d'amendement de la Constitution avec Thupten Lungrik, Dolma Gyari, Pema Jungney et Samdhong Rinpoché Tibetan 'Constitutional Amendment Drafting Committee' formed, Phayul.com, 29 mars 2011.

Lors des élections en 2011, il est réélu députéElection Commission Announces Final Results of Elections.

Lors d'une visite en France, Penpa Tsering, dirigeant une délégation de cinq membres du Parlement tibétain en exil, est reçu au Sénat le par le groupe d'information internationale sur le Tibet, présidé par Jean-François Humbert..

Il est candidat à l'élection du président de l'administration centrale tibétaine de 2016, mais est battu au second tour par le sortant Lobsang Sangay.

Nommé représentant au bureau du Tibet de Washington DC en , Penpa Tsering est remplacé à son poste par Ngodup Tsering le Lobsang Wangyal, , 7 novembre 2017.

En , un citoyen américain d'origine tibétaine, ayant le même nom que lui, est refoulé par les autorités népalaises à son arrivée à l'aéroport international de Katmandou, car Penpa Tséring serait sur la liste noire de Pékin. L'ambassade des États-Unis à Katmandou a demandé au gouvernement népalais des éclaircissements sur le refus d'entrée du citoyen américain..

En , Penpa Tsering annonce publiquement sa candidature à l'élection du président de l'administration tibétaineLobsang Tenchoe, Penpa Tsering throws his hat into 2021 Sikyong election, tibetexpress.net, 3 septembre 2020 .

Sikyong Penpa Tsering devient l'un des deux favoris de la primaire du .. Le suivant, il est élu en obtenant 65 % des voix face à Kaydor Aukatsang et prête serment le ..

Penpa Tsering déclare qu'avec le peuple tibétain, il continuera à travailler sans relâche avec les gouvernements, organisations et individus du monde entier pour la libération du panchen-lama Gedhun Choekyi Nyima et les autres prisonniers politiques tibétains ; « Nous n'accepterons aucune ingérence du gouvernement chinois dans les affaires religieuses du peuple tibétain, en particulier dans les questions liées à la réincarnation de l'actuel dalaï-lama »..

Penpa Tsering a l'intention d'approcher le gouvernement chinois pour faciliter une visite du dalaï-lama en Chine, qui, si elle se réalise, constituerait une première depuis 1959..

Le département d'État des États-Unis et le ministère des Affaires étrangères de Taïwan félicitent Penpa Tsering pour son élection.. Il reçoit également les félicitations du sénateur français André Gattolin, vice-président du groupe d'information internationale sur le Tibet..

Le , le Kashag (cabinet) dirigé par Penpa Tsering dissout le « groupe de travail sur le dialogue sino-tibétain », remplacé par un comité de planification stratégique comprenant quatre membres : Karma Rinchen, secrétaire du département de la sécurité, Karma Choeying, secrétaire des relations internationales, Dawa Tsering, directeur du Tibet Policy Institute et Tashi Gyatso, secrétaire du secrétariat du Kashag. Trois conseillers sont également nommés : les anciens ministres Dongchung Ngodup et Tenpa Tsering et l'ancien envoyé du dalaï-lama Kelsang Gyaltsen..

L'Alliance interparlementaire sur la Chine réunit le président de l'ACT Penpa Tsering, le ministre taïwanais des Affaires étrangères Joseph Wu, l'ancien législateur de Hong Kong Nathan Law et la militante ouïghoure Rahima Mahmut pour un contre-sommet au G20 à Rome le Choekyi Lhamo, IPAC invites CTA, Taiwanese leadership for counter-meeting ahead of G20 summit, Phayul.com, 21 octobre 2021.

vignette|Norzin Dolma, Dolma Gyari, Penpa Tsering et Tharlam Dolma en 2021. Pour la première fois dans l'administration centrale tibétaine, trois femmes, Tharlam Dolma, Dolma Gyari et Norzin Dolma, sont nommées au kashag, le cabinet de Penpa Tsering, et prennent officiellement leurs fonctions après avoir prêté serment le ..

Penpa Tsering rencontre la coordonnatrice spéciale des États-Unis pour les questions tibétaines Uzra Zeya à Washington le , lors de la première d'une série de réunions visant à promouvoir les libertés au Tibet.. Le , Penpa Tsering, Norzin Dolma et Namgyal Choedup sont présents lors d'une audiance d'Uzra Zeya à Dharamsala avec le dalaï-lamahttps://tibet.net/us-special-coordinator-for-tibetan-issues-uzra-zeya-receives-audience-with-his-holiness-the-dalai-lama/. Le , à New Delhi, Penpa Tsering, Norzin Dolma, et de Tencho Gyatso, présidente de la Campagne internationale pour le Tibet, participent à une rencontre d'une délégation américaine comprenant , secrétaire adjoint pour les affaires d'Asie du Sud et centrale, l'ambassadeur américain Eric Garcetti et l'administrateur adjoint adjoint de l'USAID, Anjali Kaur et Uzra Zeya avec le dalaï-lama.. vignette|Eric Garcetti, Uzra Zeya, Penpa Tsering et le dalaï-lama à New Delhi le .

Le , Penpa Tsering révèle qu'un dialogue actif existe en coulisse entre les représentants tibétains et le gouvernement chinois..

En , lors d'un déplacement en France à Paris., il indique que la situation au Tibet est mauvaise, mais personne dans le monde ne fait attention à des « révoltés qui prônent la non-violence ». Néanmoins il considère que « l'âme des Tibétains est toujours très en vie », c'est pourquoi « les Chinois continuent de nous étrangler »..

En , Penpa Tsering visite le Parlement estonien, où il participe à une audition sur le « statut juridique du Tibet », présidée par le député , président du Groupe de soutien parlementaire au Tibet et membre de la Commission des affaires étrangères, avec la participation du professeur Hon-Shiang Lau, de Michael van Walt van Praag et de Sonam Tsering Frasi, représentant du Bureau du Tibet à Londres. Après l'audience, l'ancien Premier ministre estonien, Mart Laar, a exprimé un message de soutien à la cause tibétaine..

Le , il réfute la déclaration du porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin, concernant l'inexistence d'un dialogue en coulisses entre la Chine et le gouvernement tibétain en exil et précise : « Concernant l'engagement avec la Chine, même s'il y a effectivement des contacts, il serait irréaliste d'anticiper des progrès significatifs, surtout compte tenu de la politique régressive de Xi Jinping au Tibet » Tenzin Nyidon, CTA President refutes Beijing’s remarks, maintains existence of back-channel dialogue, Phayul.com, 29 avril 2024.

Le , quelques jours avant de recevoir le président chinois Xi Jinping et à l’occasion de la remise de la Légion d’honneur à André Gattolin, le président de la République française Emmanuel Macron rencontre Penpa Tsering qui lui remet une photo dédicacée de sa rencontre avec le dalaï-lama en 2016, François Wu assistant aussi à l'évènement.

Les 14 et , Penpa Tsering participe au à Prague aux côtés de l'ancienne présidente taïwanaise Tsai Ing-wen.. Lors de sa conférence intitulée « L'avenir du Tibet ? », il souligne qu'un des buts de l'administration centrale tibétaine est de garantir que la succession du dalaï-lama reste libre de toute ingérence chinoise..

Lors de l'élection de 2026, Penpa Tsering est réélu sikyong ou président de l'Administration centrale tibétaine avec un score de 61,25 %. Penpa Tsering prête serment le pour son second mandat de cinq ans en présence du dalaï-lama au monastère de Namgyal, sous la présidence de la juge en chef Yeshi Wangmo. Penpa Tsering réaffirme l’engagement de son prochain gouvernement à venir envers la « Politique de la voie médiane », précisant que le gouvernement chinois ne laisse que peu de place à des négociations formelles, il déclare : « En attendant une solution, nous poursuivrons avec prudence et constance des communications officieuses avec le gouvernement chinois, tout en renforçant la reconnaissance et le soutien internationaux à la Politique de la voie médiane ». Des personnalités internationales et parlementaires ont assisté à la cérémonie, parmi lesquels Chris Law, Alicia Kearns, Kerry McCarthy, Wera Hobhouse, José Francisco Lira Alvarado, , Tapir Gao et .

Notes et références

Liens externes Penpa Tsering, le Tibétain en mission contre le «dragon», Arnaud Vaulerin, Libération, .

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