Marie-Élie Jarosseau ( - ), est un religieux catholique français, moine capucin, et évêque.
Formation Né le à Saint-Mars-des-Prés (aujourd'hui Chantonnay) dans le diocèse de Luçon (Vendée), après sa scolarité au petit séminaire de Chavagnes-en-Paillers, Marie-Élie Jarosseau entre en 1876 au noviciat des capucins de la province de Toulouse, où il prend le nom d'André, et prononce ses vœux le . Ordonné prêtre pour sa congrégation, à Carcassonne, le , il s'embarque 4 jours plus tard (le jour de Noël) à Marseille (sur l'Irraouady) pour Aden, d'où il rejoindra son but : Harar, en Éthiopie méridionale, où il arrive le . Envoyé chez le peuple Oromo, il consacre le début de son apostolat (jusqu'en ) à apprendre la langue du pays.
Les débuts de son apostolat Il arrive à l'époque dans le Vicariat apostolique des GallasAutre nom des Oromos, aujourd'hui considéré comme péjoratif.. Il semble que celui-ci s'étendait alors sur les 2/3 sud de l'Éthiopie actuelle, ainsi que DjiboutiC'est du moins ce qu'on peut conclure des sites suivants : Église catholique Éthiopienne, et Hiérarchie catholique. Il semble, en fait, que le territoire du Vicariat apostolique des Galla tel qu'il était en 1900 regroupe l'ensemble des vicariats et préfectures apostoliques éthiopiens de rite romain actuels (Awasa, Gambella, Harar, Hosanna, Jimma-Bonga, Meki, Nekemte et Soddo) et Djibouti, plus l'éparchie d'Emdeber (rite guèze), au sud-ouest d'Addis-Abeba.. Dans cette zone, les missionnaires catholiques sont en butte à l'hostilité des coptes, et doivent se restreindre à la région de Harar, à majorité musulmane et sous protection de l'Égypte. Le Père André y demeure en 1882 et 1883, séjour durant lequel il a rapporté avoir rencontré à plusieurs reprises, de façon informelle, Arthur Rimbaud qui cite ., devenu négociant. En , il reçoit pour mission de fonder une nouvelle station au nord-est de Harar, à Bio-Midagdou, où il . Mais, en , il est rappelé à Obock par son supérieur, monseigneur Taurin-Cahagne, qui craint que l'émir Abdullaï, nouvellement installé à Harar par les Anglais, ne s'en prenne aux missions catholiques de la région. Située dans l'actuelle République de Djibouti, Obock devient rapidement une base arrière pour les missionnaires qui reçoivent le soutien du consul de France, Léonce LagardeC'est dans le territoire autour de Obock, acquis par la France en 1862, mais dans lequel les Français ne s'installèrent que le , que se développa plus tard la ville de Djibouti. En novembre 1885, la mission d'Obock vient donc d'être créée.. Le Père Jarosseau y demeura jusqu'en après deux années consacrées à orphelins qui grandissent à la mission, et à la visite des soldats français soignés à l'hôpital. La situation politique ayant changé à Harar, après la bataille de Tchelenqo remportée par Menelik II contre l'émir Abdullaï, les catholiques peuvent faire leur retour dans la région. Le Père André y arrive en et y rencontre le maître des lieux, le ras Mäkonnen. Il y demeura jusqu'en et se rendit dans les différentes stations de la nouvelle province éthiopienne.
Un missionnaire expérimenté Il est nommé vicaire général du vicariat apostolique en 1897, pour seconder Taurin Cahagne, vieillissant. Le , après la mort de ce dernier, il est choisi pour le remplacer, et à Rome, le suivant, il est sacré évêque titulaire de pour le vicariat apostolique des Gallas. Il appelle à Djibouti des Frères de Saint GabrielCette congrégation de frères monfortains est basée à Saint-Laurent-sur-Sèvre, en Vendée : Jarosseau a fait appel à des compatriotes..., pour lancer des écoles dans les missions. Il fonde aussi des léproseries. Proche du pouvoir éthiopien, il accueille avec joie l'ouverture progressive du pays aux missions catholiques qui lui permet d'envoyer à nouveau des missionnaires dans la plus grande partie du vicariat.
Dès 1896, le gouverneur de Harar, le ras Makonnen, charge le Père André ("Abba Andreas") de l'éducation de son fils de 4 ans, Täfäri. Celui-ci deviendra empereur d'Éthiopie le sous le nom de Haïlé Sélassié . Les deux hommes resteront en relation jusqu'à la mort de Jarosseau. Le Père Bernardin de Saint-Pons, également capucin, a également contribué à l'éducation de Hailé Sélassié.
Il quitte ses fonctions le . Le , il est contraint de quitter le pays par les forces mussoliniennes, qui ont envahi l'Éthiopie. Il meurt à Toulouse, le .
Notes et références
Voir aussi Sources
Page consacrée à Jarosseau sur Catholic Hierarchy Article de l'Ouest-Éclair du 26 août 1938, consacré au retour en Vendée de Jarosseau.
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