Paul Oddo, né le à Marseille et mort le à ParisRelevé des fichiers de l'Insee, est un officier général français.
Officier de cavalerie rallié en aux Forces françaises libres, Paul Oddo participe aux combats de la France libre. Il est compagnon de la Libération et reçoit plusieurs citations à l'ordre de l'armée.
Il sert ensuite en Afrique du Nord, et dans les états-majors. Il devient général de corps d'armée et inspecteur général de l'arme blindée cavalerie.
Il est également l'oncle de l'homme d'affaires Philippe Oddo..
Biographie
Jeunesse et études Né en 1917, Paul Oddo est fils du médecin Jean Oddo (1890-1970) et petit-fils du médecin Constantin Oddo. Il suit ses études à Marseille, successivement à l'école de Provence, au collège Mélizan, et au lycée Thiers.. Reçu au baccalauréat en 1934, il prépare ensuite Saint-Cyr à Marseille puis au lycée privé Sainte-Geneviève de Versailles..
Reçu au concours, il intègre Saint-Cyr en 1937. À sa sortie en 1939, il choisit la cavalerie et est nommé sous-lieutenant au de dragons portés. Ensuite chef de peloton de chars au de cuirassiers, il est blessé en Belgique le , au début de la Campagne de France.
Après l'armistice, nommé à Orange, Paul Oddo n'accepte pas la défaite. Il demande et obtient sa mutation au Levant, en , au de Tcherkesses, sous les ordres du colonel Philibert Collet, avec qui il rejoint en mai 1941 les Forces françaises libres.
Combats de la France libre et de la libération
Paul Oddo devient lieutenant de Spahis en , et prend le commandement d'un peloton d'automitrailleuses. Au sein du groupe de reconnaissance de corps d'armée puis du de marche de Spahis marocains, il participe à la tête de son peloton aux opérations en Libye, en Égypte, en Tunisie. Il s'y distingue lors de plusieurs combats en et avec la « Force L ». Le , il engage victorieusement le combat contre des forces supérieures aux siennes. Il devient compagnon de la Libération par décret du au titre de ses actions à la tête de ses spahis.
Il rejoint au Maroc la blindée naissante, sous les ordres du général Leclerc, alors en formation à Temara. Il passe ensuite en Angleterre et débarque en Normandie le . Officier dans le RMSM de la DB, il participe aux combats de la libération. Il est de nouveau blessé, à Sélestat en Alsace, le .
Après la Libération : dans les états-majors
Paul Oddo est capitaine à la fin de la guerre et devient aide de camp du général de Gaulle, puis du général Juin. Ensuite en Grande-Bretagne, il est en 1948 en formation supérieure à l'école de guerre britannique ; nommé à un bureau de l'OTAN, il reste en poste à Londres de 1949 à 1952. Il revient en France, est promu chef d'escadrons, et suit les stages de l'École de guerre. Il participe en 1956 à l'expédition de Suez.
Nommé l'année suivante à l'État-major de la en Algérie, il devient lieutenant-colonel en 1958 et prend le commandement du au nord de Constantine, puis le commandement du . Gravement blessé par l'explosion d'une mine en , il est rapatrié en France métropolitaine pour de nombreuses interventions chirurgicales à la face..
En 1962, il est nommé colonel au Grand quartier général des puissances alliées en Europe (SHAPE), jusqu'en 1964. Il est alors nommé sous-chef d'état-major des Forces françaises en Allemagne, de 1964 à 1967. Il est ensuite en formation au Centre des Hautes études militaires et à l'Institut de défense nationale.
Nommé en 1969 général de brigade, commandant adjoint de la , à Mulhouse, il commande ensuite à Marseille la militaire, de 1971 à 1973, et est promu général de division. En 1974, il devient adjoint au gouverneur militaire de Metz, puis inspecteur général de la cavalerie de 1974 à 1977, en tant que général de corps d'armée, et membre du Conseil supérieur de l'armée de terre.
Admis dans la section de réserve des officiers généraux en 1977, le général Paul Oddo préside de 1986 à 1996 l'Union des blessés de la face et de la tête.. Il est aussi membre du Conseil supérieur de l'équitation et président d'honneur des Anciens du RMSM.
Il est mort le . Après une messe en son honneur aux Invalides, il a été inhumé à Sainte-Foy-Tarentaise en Savoie.
Il est l'oncle de l'entrepreneur et banquier Philippe Oddo.
Principales décorations
par décret du (8 citations) (4 citations) par décret du
Autres hommages La maison de retraite de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre, à Barbazan, porte son nom : « Résidence Général Paul Oddo » ; La montée Général Paul Oddo dans le arrondissement de Marseille porte son nom.
Œuvres Les Spahis de la France libre, Vincennes, RHA, 1984. Calots rouges et croix de Lorraine, Paris, Carnets Sabretache, 1988 (avec le colonel Willing).
Bibliographie . (Notice sur le site de l'ordre de la Libération) . .
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Forces françaises libres Seconde Guerre mondiale
Liens externes
Site memoresist.org, « Oddo, Paul ». Ordre de la Libération, « Paul Oddo ».
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