La gare de Bordeaux-Saint-Jean, dite gare Saint-Jean à Bordeaux, est la plus grande gare ferroviaire du département de la Gironde et de la région Nouvelle-Aquitaine, à de Paris (si train direct) par l'utilisation de la LGV Sud Europe Atlantique.

Les trains desservant la gare sont en provenance ou à destination de villes comme Arcachon, Toulouse, Montpellier, Nîmes, Marseille, Marmande, Strasbourg, Lille et Nantes. Les liaisons avec Angoulême, Agen, Bergerac, La Rochelle, Langon, Libourne, Limoges, Pau, Périgueux et Poitiers sont fréquentes.

La gare de Bordeaux-Saint-Jean, située au bout du cours de la Marne, a été construite en 1855, sous le nom de gare du Midi par la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne (dite compagnie du Midi).

Situation ferroviaire vignette|gauche|Vue d'ensemble des voies, en arrivant du côté de la Garonne. La gare Saint-Jean est située au point kilométrique (PK) 583,844 de la ligne de Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean : les distances sont comptées via les gares d'Orléans et de Tours.. Elle est également l'origine de la ligne de Bordeaux-Saint-Jean à Sète-Ville, et de la ligne de Bordeaux-Saint-Jean à Irun ainsi que l'aboutissement de l'ancienne ligne de Chartres à Bordeaux-Saint-Jean. Son altitude est de Base de données des repères de nivellement de l'IGN..

Histoire Dates clés La Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne (dite compagnie du Midi) entreprend en 1852 la construction d'une ligne de chemin de fer entre Bordeaux et Sète. Le , elle adresse aux autorités un projet d'implantation d'une gare sur les quais de Bourgogne (actuel quai Richelieu), des Salinières et de la Grave, au détriment des activités navales qui s'y trouvent. Elle doit faire face à une levée de boucliers des riverainsRevue historique de Bordeaux et du département de la Gironde, Janvier - Mars 1956 : Louis Papy, Aux origines des gares de Bordeaux.. Est seulement autorisée la construction d'une gare provisoire à l’extrême sud de Bordeaux, sur les terres basses de Paludate.

vignette|gauche|Plaque sur le quai 1 en souvenir du raccordement des gares du PO et du Midi, en 1860. vignette|left| Le , la Compagnie du Midi met en service une liaison entre Bordeaux et la gare de Langon, premier tronçon de la ligne de Bordeaux à Sète. La même année, la ligne vers La Teste est redirigée vers la gare du Midi au détriment de la gare de Bordeaux-Ségur. Située au bout de la grande-rue Saint-Jean (cours de la Marne depuis 1919), la gare du Midi ne compte alors que cinq voies et les bâtiments sont en bois.

Grâce à la mise en service le de la passerelle Eiffel, les trains de Paris, dont le terminus se trouve sur la rive droite de la Garonne, à la gare de Bordeaux-Bastide (gérée par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans), peuvent accéder à la gare du Midi. Progressivement, la petite gare provisoire du Midi devient ainsi la principale gare de Bordeaux.

Le développement important des chemins de fer à la fin du rend nécessaire son agrandissement. Les travaux débutent en 1889. Le hall d'arrivée est bâti en premier en 1893, puis le hall de départ en 1897. La totalité du complexe est terminée en 1898. Cette nouvelle gare est l'œuvre de l'ingénieur de la Compagnie du Midi, Louis Choron., adjoint de l'architecte Marius Toudoire.

En 1917, la gare Saint-Jean est reliée par la ceinture de Bordeaux à la gare de Bordeaux-Saint-Louis, terminus géré également par la compagnie du Midi et situé au nord de la ville.

La ville est desservie par trois compagnies ferroviaires. Il existe en effet une autre gare sur la rive droite, au sud de celle de la Bastide, et gérée par l'Administration des chemins de fer de l'État : la gare de l'État, terminus de la ligne de Chartres à Bordeaux. La fusion en 1934 entre la Compagnie du Midi et la Compagnie du Paris-Orléans, puis la création de la SNCF en 1938, sonne le glas définitif de la gare de Bordeaux-Bastide et de la gare de l'État, qui devient la gare marchandise de Bordeaux-Deschamps. Un grand remaniement des lignes sur la rive droite a lieu en 1954.

Le hall des départs est une grande salle du , construite sur deux niveaux et éclairée par une vaste verrière. Dans ce hall, une carte peinte, de grandes dimensions, amputée à l'occasion des travaux de rénovation de la gare dans les années 1980 , représente les lignes du réseau de la compagnie du Midi, de Bordeaux à Sète.. La partie amputée correspond à l'essentiel du massif des Pyrénées et des lignes de montagne de l'ancien réseau du Midi (en particulier dans l'Ariège et l'Aude).

Le , le maire de Bordeaux Jacques Chaban-Delmas, le président de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) Philippe Essig et le directeur régional Marc Cauty inaugurent les nouvelles installations modernisées du bâtiment, devant permettre l'accueil du futur TGV Atlantique.

La verrière surplombant les voies est la plus grande verrière ferroviaire d'Europe.. Elle est l'œuvre de l'entreprise de construction métallique Daydé & PilléBertrand Lemoine, L'architecture du fer, Champ Vallon, Seyssel (France), . comme en témoignent les plaques des constructeurs présentes sur les poteaux en acier. Gustave Eiffel a conduit, en tant que maître d'ouvrage (et non concepteur), les travaux de construction, de 1858 à 1860, du pont ferroviaire appelé passerelle Eiffel utilisé jusqu'en 2008 pour traverser la Garonne et qui permettait à la gare Saint-Jean d'être reliée à tout le réseau ferroviaire au nord de la Garonne. Un nouvel ouvrage à quatre voies le remplace depuis cette date, permettant d'augmenter sensiblement la cadence des passages de trains.

La gare, ainsi que sa halle métallique couvrant les voies, fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le (consultée le )..

Un chantier de rénovation de la gare est entrepris à partir du printemps 2014 et s'achève à l'arrivée de la ligne LGV prévue en Benoît Lasserre, « À la gare de Bordeaux verrière rimera avec lumière », Le Mag , supplément à Sud Ouest, 23 avril 2016, .. Dans un premier temps, la pose de d'échafaudagesCes échafaudages représentent un tiers du poids de la tour Eiffel. a été nécessaire au chantier, impliquant le renforcement par des étais des passages souterrains au-dessus desquels ils sont implantés. Près de œuvrant nuit et jour sont nécessaires aux diverses tâches : désamiantage, décapage des couches successives de peinture au plomb sur les structures métalliques, remplacement de toutes les plaques de verre de la verrière longue de et d'une superficie de , ainsi que celui de de panneaux en pin, apposition de d'une nouvelle peinture dans les tons gris bleuté, pose d'une nouvelle couverture en zinc. Des travaux annexes sont également au programme : rénovation des marquises du devant la gare ainsi que de certains escalier mécaniques et passages souterrains.

Autres dates vignette|Monument aux morts de la Première Guerre mondiale (à droite) et plaque en hommage aux victimes du « Train fantôme » durant la Seconde Guerre mondiale (à gauche). L'ensemble est situé dans le hall 1. Au-dessus du monument de droite se trouve une photo du résistant Charles Domercq, tué par les Nazis en 1944. vignette|Hall Belcier, en . Les autres dates intéressant la gare sont listées ci-après. : mise en service de la ligne d'Angoulême à Bordeaux-Bastide, par la Compagnie du PO. : mise en service de la ligne de Bordeaux-Saint-Jean à Langon, par la Compagnie du Midi. : mise en service du raccordement des gares PO et Midi à Bordeaux via la passerelle Eiffel. : au début de l'Occupation, départ du premier convoi de travailleurs volontaires français en direction de Hambourg, en Allemagne, constitué de comprenant des terrassiers, des charpentiers, des mécaniciens et des chômeurs.. : assassinat de Charles Domercq. Sous-chef de gare principal, membre de plusieurs réseaux de Résistance, il est torturé par les nazis mais ne parle pas. La rue devant la gare porte depuis son nom.. Une petite photo de lui est accrochée au-dessus du monument aux morts de la gare, dans la partie nord-ouest du hall 1 (photo ci-contre). : la RGP2 X 2701 + XR 7701 (série X 2700) relie Lyon à Bordeaux. : dernière circulation d'une RGP2 (série X 2700) du dépôt de Lyon-Vaise sur la relation Genève - Bordeaux via Montluçon et Limoges et retour. : création du train Trans-Europ-Express (TEE) L'Aquitaine entre Paris-Austerlitz et Bordeaux, composé de voitures Grand Confort tractées par des locomotives électriques de la série CC 6500. : première circulation commerciale d'un turbotrain de type RTG (du dépôt de Vénissieux) entre Lyon et Bordeaux. : dernier jour de circulation d'un train Trans-Europ-Express (TEE) L'Aquitaine entre Paris-Austerlitz et Bordeaux. : première desserte commerciale par TGV entre Bordeaux et Paris, en . : la locomotive diesel-électrique CC 72059 (série CC 72000) tracte le train 4490/1 Le Ventadour Bordeaux - Grenoble via Clermont-Ferrand et Lyon. : dernière circulation d'un turbotrain RTG entre Lyon et Bordeaux. : mise en service d'autorails X 72500 sur la relation Lyon - Bordeaux via Montluçon, Guéret et Limoges, par la région Limousin et la région Rhône-Alpes. : mise en service de la LGV Sud Europe Atlantique. Paris est désormais à de Bordeaux.

Fréquentation De 2015 à 2024, selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare s'élève aux nombres indiqués dans le tableau ci-dessous..

Année2015201620172018201920202021202220232024VoyageursVoyageurs etnon voyageurs

Service des voyageurs vignette|Hall Louis Armand (Hall 1). Accueil Le hall d'arrivée est bâti en premier, en 1893, et le hall de départ en 1897. Ils sont rénovés en 1990, lors de la construction de la LGV Atlantique, puis de nouveau en 2016-2017, à l'occasion de la construction de la LGV Sud Europe Atlantique qui met Bordeaux à de Paris.

Côté Belcier, un nouveau hall, le , ouvre le rue des Terres-de-Borde. C’est l’accès le plus commode pour les automobilistes, car le bâtiment est adossé à un parking de .

La gare est traversante par 3 passages souterrains.

Desserte vignette|alt=TGV en gare.|TGV à quai, sous la halle. Elle est desservie par des TGV (services et Ouigo), en provenance ou à destination de Paris-Montparnasse, Toulouse-Matabiau, Hendaye, Tarbes, Arcachon, Aéroport Charles-de-Gaulle 2 TGV, Lille-Flandres ou Lille-Europe, Tourcoing, Strasbourg-Ville et Francfort-sur-le-Main (en été), ainsi que des trains Intercités de ou vers Nantes, Nîmes et Marseille-Saint-Charles.

La desserte est également assurée par de nombreux TER Nouvelle-Aquitaine en provenance ou à destination de : Arcachon, Mont-de-Marsan, Langon, Marmande, Agen, Macau, Lesparre, Le Verdon, La Pointe-de-Grave (en été), Hendaye, Pau, Lourdes, Tarbes, Libourne, Coutras, Saint-Mariens - Saint-Yzan, Saintes, La Rochelle-Ville, La Rochelle-Porte-Dauphine, Angoulême, Bergerac, Sarlat, Périgueux, Brive-la-Gaillarde, Tulle et Limoges-Bénédictins.

À cela s'ajoute le service , reliant Paris-Austerlitz à Bordeaux (les week-ends)...

Intermodalité La gare est desservie par les lignes C, D et F du tramway de Bordeaux, ainsi que les lignes « Bus express » G, « Lianes » 6, 9, 31 et 35, « Principale » 20 et « Flex'Night » N5 du réseau de bus de Bordeaux Métropole, qui propose en outre la « Navette Arena ».

Les lignes 601, 701, 702 et 710 du réseau Cars Région Nouvelle-Aquitaine desservent également la gare.

À côté de la gare, un parc de stationnement de pour les vélos est disponible, ainsi que trois stations de location de vélos en libre service (rue Saint-Vincent-de-Paul, gare Saint-Jean et Belcier).

Service des marchandises Cette gare est ouverte au service du fretSite fret SNCF : la gare de bordeaux-Saint-Jean..

Projets et travaux Aménagement de la gare vignette|alt=Les quais sous la verrière.|Les quais, sous la verrière.