L’oppidum des Baou de Saint-Marcel est un site d'habitation Ségobrige fortifié celto-ligure, fondé au premier quart du et abandonné au dernier quart du Il est situé dans le quartier de Saint-Marcel, dans le de Marseille.
Localisation L'oppidum des baou de Saint-Marcel est localisé sur le territoire de la commune de Marseille, à sept kilomètres environ du Lacydon (Vieux-Port). Il se situe entre la chaîne de l'Étoile au nord et le massif de Saint-Cyr au sud, au niveau d'un rétrécissement de la vallée de l'Huveaune. Il est implanté au sommet d'un plateau formé de tufs quaternaires, et à une altitude supérieure à .
Cet habitat protohistorique s’étend sur une superficie de environ. Il présente à l'ouest une falaise rocheuse abrupte, qui constitue une défense naturelle utilisée épisodiquement comme abri au Paléolithique. Les autres versants, en pente douce, sont protégés par une enceinte construite dès le deuxième quart du
Historique Le site, connu de longue date, a été fouillé en 1930 par le Comte Henry de Gérin-Ricard. De 1964 à 1972, Paul Agostini étudie le site et publie une thèse intitulée « L'oppidum pré-romain des Baou de Saint-Marcel à Marseille (- siècle avant notre ère)». Les fouilles sont reprises ensuite par Guy Rayssiguier et C. Guichard. Ces derniers travaux ont permis de revenir sur l'hypothèse de François Villard, selon laquelle cet oppidum serait un poste de surveillance massaliote destiné à protéger les alentours de la cité marseillaise. Le site semble bien être un habitat indigène en rapport étroit avec Marseille, mais rien ne dit qu'il lui était soumis.
Les vestiges de l'oppidum et les sols alentour pouvant faire l'objet de découvertes archéologiques font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le .
Description Structure de l'habitat Le rempart offre un ensemble monumental, plusieurs fois remanié après sa construction en lauzes de travertin dès le deuxième quart du Une technique locale a été utilisée pour sa construction, associant une courtine à une tour ovoïde. Le rempart nord présente une courtine de d'épaisseur, construite en blocs irréguliers de tuf de 0,6 x 0,5 m.
Dès la deuxième moitié du des habitations constituées d'une seule pièce d'une superficie moyenne de sont construites. Le mode de construction n'évolue pas au cours des siècles : la base des murs est constituée de deux parements de moellons de tuf de travertin liés par de l'argile.
Chronologie de l'occupation Les recherches montrent une occupation du plateau au moins à partir de 575 avec la construction d'un premier rempart défensif. Ce système est renforcé jusqu'à la fin du Entre le milieu du et le début du , le site connait une occupation restreinte sans être totalement abandonné. Une reprise des activités architecturale et économique est constatée entre -150 et le dernier quart du L'agglomération est définitivement abandonnée vers la fin du
Bilan matériel La céramique non tournée est la plus représentée. Les formes les plus courantes sont l'urne, la coupe et la jatte. Des céramiques tournées régionales sont également présentes : céramiques grises monochromes (coupes et cratères) et céramiques à pâte claire locale imitant des vases campaniens. Des céramiques d'importation méditerranéennes sont aussi présentes. Jusqu'au début du , les importations proviennent de Grèce et d'Étrurie. Entre le deuxième quart du et la fin du , les importations concernent surtout les productions attiques, représentées par la céramique à vernis noir et plus rarement par des vases à figures rouges. La fin du voit surtout l'arrivée des productions italiques avec des céramiques campaniennes. Les importations d'origine ibérique sont rares, avec quelques céramiques grises de la côte catalane et des vases ibériques peintsGuy Rayssiguier et Christiane Guichard, « Baou de Saint-Marcel », dans .
Annexes
Bibliographie Guy Rayssiguier et Christiane Guichard, « Baou de Saint-Marcel », dans
Articles connexes Liste des monuments historiques de Marseille Oppidum de Verduron
Références
Catégorie:Monument historique à Marseille Catégorie:Monument historique inscrit en 1990 Catégorie:Site archéologique dans les Bouches-du-Rhône Catégorie:Site archéologique monument historique en France Baou