Auguste Mossy, né le à Marseille et mort le à Paris, était un imprimeur et maire de Marseille. Il joue un rôle important dans la vie politique marseillaise sous la Révolution française et sous le Premier Empire.

Biographie Jeunesse et parcours professionnel Antoine Auguste Cécile Mossy naît le à Marseille.

Après avoir commencé une carrière d'avocat, il entre en 1783 dans l’imprimerie que son père Jean Mossy avait créée avec son frère aîné prénommé lui aussi Jean. En 1791, il ouvre sa propre imprimerie.

Parcours politique Militantisme Devenu entre-temps un ardent patriote, il est enfermé le au fort Saint-Jean par le prévôt de Bournissac à la suite du rassemblement organisé le pour la libération des emprisonnés de l'affaire de la Tourette, rassemblement qui avait tourné à l'émeute faisant plusieurs morts et blessésAntoine Brémond-Julien avait été arrêté le 9 décembre 1789 et Etienne Chompré le 14. Comme ses autres camarades arrêtés dans cette affaire, Auguste Mossy ne sera libéré qu'en grâce notamment à l'intervention de Mirabeau à l'Assemblée nationale du .

Le , il entre au Conseil municipal dirigé par Jean-Raymond Mourraille. Il y restera jusqu'au , avant d'être, comme les autres jacobins, en butte aux attaques du mouvement sectionnaire.

Après la journée du 10 août 1792, où le bataillon des volontaires marseillais s'était couvert de gloire, il avait envoyé une adresse à la Société des amis de la Constitution de la rue Thubaneau pour demander le remplacement de la Monarchie par la République, ce qui lui a vaudra d'être considéré comme le premier républicain de MarseilleCirculaire d'Auguste Mossy aux Amis de la Liberté, leur envoyant une adresse au peuple français (25 août 1792)..

Maire de Marseille Au moment de l'institution à Marseille des trois mairies, créées par la Constitution de l'an VIII, il est nommé président en 1797, puis maire le de celle du Centre. Il installe les locaux de la municipalité dans son imprimerie du 45 rue d'Aubagne jusqu'à ce que la loi du réinstaure la mairie unique.

Devenu, grâce à l'achat de biens nationaux, l'un des hommes les plus riches du département sous l'Empire, il est un fervent partisan de Napoléon Ier qui le fait chevalier de la légion d'honneur en 1805 et chevalier de l'Empire par lettres patentes du .

Au moment de la Restauration, il multiplie les preuves de fidélité au nouveau régime, ce qui ne l'empêche pas d'être destitué de ses fonctions, ni de subir le pillage de sa maison.

Décoration

Notes et références

Annexes Bibliographie Académie de Marseille, Dictionnaire des marseillais, Edisud, Marseille, 2003 . Christian Bonnet, « La vente des biens nationaux dans les Bouches-du-Rhône », Histoire, économie et société, 1988, volume 7, , pages 177-126.

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