Bicqueley est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.
Géographie Le village de Bicqueley, de type village-rue (zonage cadastral AB), est situé à quelques kilomètres au sud-est de Toul dans la basse vallée de la Bouvade (qui prend sa source à Crézilles), juste en amont du confluent de cette rivière avec la Moselle.
Le ban communal, d'une superficie de , est globalement de la forme d'un triangle dont l'un des côtés (ouest) est limité par la route départementale 674 (Toul - Colombey-les-Belles), le sud s'étendant jusqu'à l'affluence du ruisseau Le Poisson. avec la Bouvade. L'Est de la commune est bordé de massifs forestiers (zonage cadastral OD, OF) partagés avec les communes d'Ochey et Pierre-la-Treiche, ce dernier village délimite le nord de Bicqueley.
centré|vignette|Bicqueley (ban communal).
Ce massif boisé est traversé (du sud au nord) par le ruisseau de l'Arot. (parfois orthographié Larot et Arrot.) qui se jette dans la Moselle.
L'altitude moyenne du territoire communal est de 220 mètres environ.
Hydrographie La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Bouvade, la Moselle, le ruisseau de Chaudeau, le ruisseau de la Queue, le ruisseau de l'Arot, le ruisseau de Poisson, le ruisseau des Étangs et le ruisseau des Ormes..
La Bouvade, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Bagneux et se jette dans la Moselle sur la commune, après avoir traversé .
La Moselle, d'une longueur totale de dont en France, prend sa source dans le massif des Vosges au col de Bussang et se jette dans le Rhin à Coblence en Allemagne. Les caractéristiques hydrologiques de la Moselle sont données par la station hydrologique située sur la commune de Toul. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 21/05/2024 à 02:05 TU à partir des 766 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/01/1960 au 01/04/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le même jour..
L'Arot, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Thélod et se jette dans la Moselle à Pierre-la-Treiche, après avoir traversé .
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de BicqueleyLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat océanique altéré. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Ochey à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Bicqueley est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (56,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (40,7 %), terres arables (29 %), prairies (15,3 %), zones agricoles hétérogènes (10,8 %), zones urbanisées (3,6 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Anciennes mentions : Buculiaco en 922-962, Bucculiacum au (Hist. épiscopale de Toul), Buchuliacum (sans date), Bucheleium en 1127-1168, Buchaillei en 1184 (charte de l'abbaye de Clairlieu), Bicquilley en 1607Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Paris, Imprimerie impériale, 1862.
Le toponyme est formé de l'anthroponyme latin Bucculius et du suffixe gallo-romain -acum, formation typique de l'Antiquité tardive et de l'époque mérovingienne..
Histoire
Origines Au lieu-dit « Trait de la Meix », la carte archéologique de la Gaule. indique la découverte de vestiges d'habitations et tuiles à rebords trahissant une possible présence gallo-romaine. Vers 1860, découverte d'un vase antique, dans une propriété dépendant du château.
Jules Beaupré indique dans son répertoire archéologique : Le chemin de grande communication de Toul à Colombey s'appelle encore La voie romaine. Elle reliait Langres à Toul par Neufchâteau. Il existe un vieux chemin, pavé en pierres debout, dit Vieille route, séparant le ban de Bicqueley de celui de Pierre-la-treiche, suivant une direction parallèle à la route n° 3, et à 1,500 mètres au Nord. Un chemin Charlemagne relie Bicqueley à la vieille route, dans la direction de Toul. Une ancienne voie dite Chemin de Charmes-la-Côte semble prolonger le Chemin Brabant.. La toponymie des cartes modernes mentionne encore une rue de la voie romaine , mais les chemins ruraux dits chemin de Charlemagne. et chemin Brabant., n’apparaissent que sur d'anciennes feuilles cadastrales.
Époque moderne En , au tout début de la Révolution française, les campagnes se plaignent de ne pas être tenues au courant des événements se déroulant à Paris. À l'instigation de Nicolas François de Neufchâteau, député suppléant aux États généraux, 45 délégués du Toulois s'assemblent à Bicqueley le chez Nicolas Chenin., à son domicile situé sur la droite de l'actuelle mairie.. Le but de la réunion est de discuter de ce défaut de nouvelles, mais aussi . Mais le lieutenant de roi de Toul fait intervenir la maréchaussée pour interdire la réunion comme illégale, et quatre personnes, dont François et Chenin, alors délégué d'Harmonville, sont arrêtées. Conduites à la prison de Metz pour y être incarcérées, elles sont libérées en chemin par le marquis de Bouillé, commandant de la province.. Une nouvelle réunion tenue à Bicqueley le proposera de créer des milices communales et des « greniers d'abondance », une idée originale de François pour constituer des stocks de céréales évitant spéculation et disette.
Époque contemporaine Bicqueley subit régulièrement des inondationsreportages journaux télévisés du 4 mai 2013. Dans la nuit du 3 au , une crue exceptionnelleRapport hydrogéologique sur les inondations à Bicqueley (54), Lorraine, Nguyen-Thé D, novembre 2013 de la Bouvade a inondé le villageLa crue réveille Bicqueley, Stéphanie Mansuy, l'Est républicain, 5 mai 2013. Selon un rapport du BRGM, cette inondation hors normes s'explique par une hauteur importante de la nappe souterraine dans le réseau karstique cette année-là, cumulée à une pluviométrie élevée mais non exceptionnelle. L'état de catastrophe naturelle a été reconnu par arrêté du ministère de l'Intérieur du Reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.
Politique et administration
Population et société Démographie
Économie E. Grosse indique, en 1836, dans son dictionnaire statistique, quelques chiffres économiques : «Surface territ. , dont 813 en terres labourables, 607 en forêts et 87 en vignes peu renommées». ( carte historique du vignoble lorrain).
Secteur primaire ou Agriculture
Le secteur primaire comprend, outre les exploitations agricoles et les élevages, les établissements liés à l’exploitation de la forêt et les pêcheurs.
D'après le recensement agricole 2010 du Ministère de l'agriculture (Agreste.), la commune de Bicqueley était majoritairement orientéeOrientation technico-économique de la commune : production dominante de la commune, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel de l'ensemble des exploitations agricoles de la commune à la production brute standard. sur la polyculture et le poly-élevage (auparavant production de céréales et d'oléagineux) sur une surface agricole utiliséeSuperficie agricole utilisée : superficies des terres labourables, superficies des cultures permanentes, superficies toujours en herbe, superficies de légumes, fleurs et autres superficies cultivées de l'exploitation agricole. d'environ 224 hectares (inférieure à la surface cultivable communale) en baisse depuis 1988 - Le cheptel en unité de gros bétail s'est faiblement réduit de 169 à 155 entre 1988 et 2010. Il n'y avait plus que 4 exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune employant 5 unités de travailUnité de travail annuel : mesure en équivalent temps complet du volume de travail fourni par toutes les personnes intervenant sur l'exploitation. Cette notion est une estimation du volume de travail utilisé comme moyen de production et non une mesure de l'emploi sur les exploitations agricoles. (10 en 1988).
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Vestiges de voie romaine. Château reconstruit au avec colombier, édifice inscrit au titre des monuments historiques depuis 2012.. Deux ponts sur le ruisseau des Bouvades. Fontaine de la Deuille, à la frontière avec Ochey. Église Saint-Martin : autel, grille de communion, chaire de chêne sculpté. Chapelle Notre-Dame-de-Gare-le-Col , construite à l'emplacement de l'autel rural Notre-Dame-des-Misères.
Circuit de randonnée pédestre L'association Les Sentiers des Deuilles, adhérent de la Fédération française de randonnée pédestre, a développé un circuit sur le territoire communal. : Circuit de la Bouvade ().
Personnalités liées à la commune