Louis-Philippe de Durfort ( – Turin, 1800), est un militaire français du .
Biographie Louis-Philippe de Durfort fut fait lieutenant au régiment d'infanterie d'Auvergne, le . Il servit, la même année, aux sièges de Menin et d'Ypres (1744). à une compagnie, le , il la commanda à la bataille de Fontenoy ; aux sièges des ville et citadelle de Tournay (1745), d'Oudenarde et de .
Il entra enseigne au régiment des Gardes-Françaises, le de la même année, et servit en cette qualité, au siège d'Ath. Il devint enseigne de sa compagnie, le ; se trouva à la bataille de Raucoux, au mois d'octobre suivant, et fit la campagne de 1747. Nommé sous-lieutenant le , il servit au siège de Maëstricht, et fut fait sous-aide-major du régiment des gardes, le .
Il quitta ce régiment au mois de novembre suivant, et obtint, le 23 du même mois, une commission de capitaine réformé à la suite du régiment de cavalerie de Poly. Il fut fait cornette de la compagnie des chevau-légers de la garde du roi, par brevet du , avec rang de mestre-de-camp de cavalerie, par commission du même jour. Il devint , le . Nommé colonel du régiment de Chartres, par commission du de la même année, il se démit de la charge de cornette des chevau-légers de la garde.
Il joignit son régiment à l'armée d'Allemagne, et le commanda aux batailles de Berghem et de Minden, en 1759 ; aux combats de Korbach et de Warburg, en 1760, et passa l'hiver à Göttingen. Créé brigadier, le , et nommé le même jour colonel du régiment de Picardie, il sortit de Goëttingen, le , avec le vicomte de Belsunce. Ils attaquèrent le , près de Northeim, lui tuèrent 60 hommes, prirent 2 pièces de canon, 8 officiers et 220 soldats, et obligèrent l'ennemi d'abandonner ce poste.
Il joignit ensuite le régiment de Picardie, qu'il commanda à l'affaire de Filinghausen, au mois de juillet, et aux combats de Grebenstein et de , en 1762. Il fut maréchal-de-camp, au mois de , pour tenir rang du , jour de la date de sou brevet. Il se démit alors du régiment de Picardie.
Il fut promu au grade de lieutenant-général, le , et fut élevé à la dignité de grand'croix de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, le . Il avait été reçu commandeur de l'ordre royal de Notre-Dame du Mont-Carmel et de Saint-Lazare de Jérusalem, le .
Récapitulatif Titres Comte de Deyme ;
Décorations 106px|Grand'croix de Saint-Louis106px|Commandeur de l'ordre de Notre-Dame-du-Mont-Carmel et de Saint-Lazare Grand'croix de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis () ; Commandeur de l'ordre royal de Notre-Dame du Mont-Carmel et de Saint-Lazare de Jérusalem (). Armoiries Image Armes des Durfort de Deyme De gueules à trois fasces d'argent. 100px On trouve aussi D'argent, à la bande d'azur. Ascendance & postérité Fils de Nicolas de Durfort, du nom, comte de Deyme et de Marie-Agnès de Cursay de Bourdeville, Louis-Philippe avait pour frères et sœurs : Joseph de Durfort, abbé de Saint-Martin, en Roussillon ; Nicolas-Louis, baron de Durfort, chevalier de Saint-Louis, nommé capitaine des vaisseaux du roi au département de Toulon et commandeur de l'ordre de Saint-Lazare les 14 et ; Marguerite-Thérèse-Narcisse de Durfort, mariée, le , avec François-Gaspard, comte de Poly, seigneur de Saint-Thibaud, lieutenant-général des armées du roi. Elle a émigré en 1791 ; Marguerite-Marie-Agnès de Durfort, religieuse à Saint-Cyr.
Notes et références
Annexes
Articles connexes d'infanterie (France)
Liens externes
Bibliographie
Louis-Philippe Catégorie:Naissance en janvier 1733 Catégorie:Comte français du XVIIIe siècle Catégorie:Militaire français de la guerre de Sept Ans Catégorie:Général français du XVIIIe siècle Catégorie:Grand-croix de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Émigré sous la Révolution française Catégorie:Décès en 1800 Catégorie:Personnalité morte en exil