François Joseph Marie, dit Marius, comte Clary, né le à Marseille, mort le à Paris, est un Colonel de la Grande Armée devenu Général sous la Restauration.
Biographie
Marius Clary est le fils aîné d'Étienne François Clary (1757-1823), député des Bouches-du-Rhône au Corps législatif, et de Marcelle Guey († ), fille de Joseph Guey, échevin de Marseille.
Guerres révolutionnaires Enrôlé volontaire au de dragons le , il est promu sous-lieutenant au de dragons le , et passe le , dans le de dragons où il devient lieutenant le .
Aux camps de Compiègne et de Saint-Omer en 1803 et 1804, il suit la Grande Armée lors de la campagne contre l'Autriche en 1805, et devient aide de camp du maréchal Bernadotte, son oncle par allianceLe maréchal d'Empire Jean-Baptiste Bernadotte, prince de Pontecorvo et futur roi de Suède est marié avec Désirée Clary, le . Clary, blessé d’un coup de lance le dans le combat de Rausnitz, est félicité par le maréchal pour sa brillante conduite le à Austerlitz, où il charge à la tête du dragons.
Il passe aide-de-camp du prince Joseph Bonaparte, un autre de ses oncles par allianceJoseph Bonaparte, roi de Naples, puis roi d'Espagne est marié avec Julie Clary, le et sert à l’armée de Naples, notamment au siège de Gaète (1806). Devenu légionnaire le , il passe capitaine le suivant, chef d'escadron le et devient chevalier de l’ordre des Deux-Siciles en 1808.
Après la campagne de Prusse (1806) et de Pologne (1807), il est admis au service du roi d'Espagne avec le grade de colonel le . Il quitte l'état-major du roi Joseph le , date à laquelle il prend le commandement du régiment de voltigeurs de la Garde royale espagnole et devient commandeur de l’ordre royal d'Espagne.
Il participe à la campagne d'Autriche (1809) puis de nouveau à celle d'Espagne de 1810 à 1812. Après le bourbier espagnol, il revient au service français le . gauche|vignette|Portrait équestre du Colonel Clary, commandant le Régiment de Hussards de 1813 à 1815 par Horace Vernet (Musée Massey). Aide de camp à titre provisoire du maréchal Berthier le , il est réintégré comme colonel et nommé à la tête du de hussards le . Il fait les campagnes de Saxe en 1813, où il s'illustre à Leipzig le ) et de France en 1814. Il devient officier de la Légion d'honneur le .
Fin de carrière Après l’abdication, il est promu maréchal-de-camp le et nommé chevalier de Saint-Louis le mais reste en disponibilité.
Pendant les Cent-Jours, le général Clary est cassé dans son grade par l’Empereur, . Néanmoins, Clary est nommé colonel du de chasseurs à cheval le puis du de hussards le . Il est rétabli dans son grade de général de brigade le . Il participe avec l’armée du Nord à la campagne de Belgique. Il fait preuve d’une grande bravoure à Waterloo, au point que Louis XVIII, l’assigne à résidence comme dangereux bonapartiste.
À la seconde Restauration, il est confirmé dans son grade de maréchal-de-camp mais reste en disponibilité. De nouveau en non-activité le , il accompagne sa tante, Désirée princesse royale de Suède, depuis Paris jusqu'en Suède en 1816. Il est fait commandeur de l'ordre de l'Épée de Suède le .
Créé comte par lettres patentes du , il commande la même année, une brigade de cavalerie.
Rappelé après la révolution de Juillet 1830, il est chargé d’une inspection générale de cavalerie le , devient commandant du département du Nord le , de la Somme le , du Gers le et du Morbihan le . Il est remis en disponibilité le .
Mort le , âgé de 54 ans, il est inhumé dans le caveau familial du cimetière du Père-Lachaise ( division).
Le , son neveu Joseph Adolphe (1837-1877), fils de Joachim Charles Napoléon (1802-1856), est autorisé à relever son titre de comte.
Récapitulatif Titres Comte Clary (à titre personnel par lettres patentes du ) ;
Distinctions + Rubans des décorations106px|Commandeur de la Légion d'honneur106px|Chevalier de Saint-Louis106px|Chevalier de l'ordre des Deux-Siciles106px|Commandeur de l’ordre royal d'Espagne106px|Commandeur de ordre royal de l'Épée Légion d'honneur : Chevalier (), puis, Officier (), puis, Commandeur de la Légion d'honneur () ; Chevalier de Saint-Louis () ; Chevalier de l’ordre des Deux-Siciles (1808) ; Commandeur de l’ordre royal d'Espagne ; Commandeur de l'ordre de l'Épée de Suède.
Armoiries Image Blasonnement 100px100px Ses lettres patentes du 20 juillet 1829 portaient pour D'azur, au vol d'argent, chargé d'une épée haute du même, montée d'or, et surmontée de deux étoiles aussi d'or ; au chef du même chargé de deux roses tigées et feuillées au naturelé.
Notes et références
Annexes Articles connexes
Liste de personnalités inhumées au cimetière du Père-Lachaise Liste de personnalités nées à Marseille
Liens externes
Bibliographie
Pour approfondir
Catégorie:Général promu pendant la Première Restauration Catégorie:Militaire du royaume d'Espagne (1808-1813) Catégorie:Comte français du XIXe siècle Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1831 Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Chevalier de l'ordre des Deux-Siciles Catégorie:Commandeur de l'ordre royal d'Espagne Francois Joseph Marie Catégorie:Naissance en octobre 1786 Catégorie:Naissance à Marseille Catégorie:Décès en janvier 1841 Catégorie:Décès dans l'ancien 1er arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 54 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 24)