Ferdinand Boyer, né le à Nîmes (Gard) et mort le à Royat (Puy-de-Dôme), est un avocat et homme politique français.
Biographie
Origines familiales Ferdinand Boyer est issu d'une lignée bourgeoise d'hommes de loi nîmois. Son grand-père occupe le poste de syndic du procureur municipal. Son père, Alphonse Boyer, est un temps bâtonnier de la ville. Suivant cette tradition familiale en dépit d'une surdité partielle, il devient avocat au barreau de Nîmes, et est élu bâtonnier en 1868, charge qu'il occupe jusqu'en 1870..
De même, Ferdinand Boyer fait sienne l'allégeance légitimiste de sa famille, qui avait valu à son grand-père d'être guillotiné à Nimes pendant la Révolution française. Son père était lui-même un proche du roi Charles X. De fait, Ferdinand Boyer professe publiquement une hostilité au régime en place sous le Second Empire.
Il est élu au conseil municipal de Nîmes en . Dans l'enthousiasme qui marque les premiers jours de la République, il vote avec les autres conseillers municipaux une adresse de ralliement au nouveau gouvernement.
Député du Gard Le gouvernement de la Défense nationale ayant annoncée la tenue prochaine d'élections législatives, il forme avec plusieurs notables du Gard un comité électoral destiné à élaborer une liste d'union des conservateurs. Une réunion se tient début , qui décide la création de comités locaux. Les élections législatives ayant été reportées à , Ferdinand Boyer se présente sur une liste départementale de droite qui remporte l'intégralité des sièges. Lui-même est élu en sur 9 sièges, avec sur et .
À l'Assemblée nationale, il siège parmi les Chevaux-légers, groupe parlementaire informel qui rassemble les représentants légitimistes les plus ardents. Il est également membres de la réunion des Réservoirs, qui rassemble toutes les sensibilités monarchistes. Le , il est l'un des 52 chevaux-légers à voter contre le gouvernement de Broglie, provoquant sa chute. Ces députés reprochaient au gouvernement de préparer une Constitution républicaine et d'avoir abandonné le projet de restauration monarchique. Avec cohérence, il vote également contre l'amendement Wallon et les lois constitutionnelles de 1875 qui instaurent la Troisième République.
Il dépose un amendement à la loi sur l'enseignement supérieur de 1875 pour demander que les institutions privées se voient décerner un droit de délivrer des diplômes équivalents à ceux de l'Université et de collationner des grades, mais cette disposition est rejetée en commission parlementaire. En effet, malgré le soutien de la Droite et du Centre-droit, la défection de certains républicains conservateurs, hostiles aux influences cléricales dans l'éducation, condamne la proposition à ne pas aboutir.
Aux élections de 1876, Ferdinand Boyer est élu à la Chambre des députés dans la de Nîmes ; en effet, la forte influence de l'Église catholique dans le Gard lui épargne la défaite électorale que subit la droite monarchiste dans la plupart des autres villes de France. Avec , il défait les deux candidats républicains Paul Manse () et Baragnon (). De fait, il siège sans interruption comme député du Gard de 1871 à 1885.
Sources
Références
Bibliographie . . .
Liens externes
Catégorie:Député du Gard (Troisième République) Catégorie:Député de la première législature de la Troisième République Catégorie:Député de la deuxième législature de la Troisième République Catégorie:Député de la troisième législature de la Troisième République Catégorie:Bâtonnier de l'ordre des avocats de Nîmes Catégorie:Député à l'Assemblée nationale (1871) Catégorie:Naissance à Nîmes Catégorie:Naissance en octobre 1823 Catégorie:Décès en juillet 1885 Catégorie:Décès à Royat Catégorie:Décès à 61 ans