Jumencourt est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.
Géographie Bâtie sur la rive droite de l'Ailette., la commune de Jumencourt est située à l'ouest de Laon (), au nord de Soissons () et au sud de Chauny-Tergnier ().
Elle est composée du hameau de Trébécourt, en direction de Coucy-le-Château-Auffrique. sur la . Le village est traversé d'est en ouest par la RD 532. L'Oussant est un petit ruisseau, affluent de l'Aillette qui traverse le territoire communal sur une distance de .
Sur le territoire de Jumencourt, existe deux ZNIEFF, zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique ; la CORNICHE DE JUMENCOURT À QUINCY BASSE et le BOIS DU MONTHIZEL ET MARAIS DE NOGENT. Il existe également une ZICO, zone d'importance pour la conservation des oiseaux ou zones d'intérêt communautaire pour les oiseaux, située au nord de la commune sur les lieux-dits la Haute Borne et les Remises, nom : le massif de Saint-Gobain, référence : PE05, carte. Description du massif en 1956.
Balade sur l'ancienne voie ferrée Anizy-Coucy, lieu-dit : la Prairie de Jumencourt ; les pâturages aux alentours de Jumencourt sont en bon état de conservation. Près de l'ancienne gare, se trouve une prairie privée en friche. La végétation y est haute et dense, composée de fromental élevé, pâturin commun, du lotier corniculé, d'origan commun, d'achillée millefeuille, de picride fausse-épervière, de séneçon jacobée et de tanaisie commune. À noter, la présence de laîche étoilée et de Gesse des bois. En lisière, on trouve de la fougère aigle.
Les fourrés sont composés de prunellier, de rosier des chiens, de sureau noir, de cornouiller sanguin, de chêne pédonculé. La hauteur moyenne de ces arbustes est de trois à cinq mètres. On trouve également du lierre grimpant et le gaillet gratteron. Les fourrés humides, qui se trouvent dans une mosaïque roselière, sont composés de saules blanc et cendrés, de frênes communs, de peuplier du Canada. On trouve également la laîche des forêts, l'épilobe, la berce commune.
Les milieux fermés sont composés de plantations de peupliers avec le développement d'épilobe hérissé, de reine des prés et de laîche pendante.
Les milieux humides sont composés de fossés, dans lesquels on peut trouver de la petite berle, de l'iris jaune, des cirses des maraîchers et des remarquables lychnis fleurs de coucou. Les roselières sont largement dominées par le roseau commun, l'eupatoire chanvrine, le houblon, le laiteron des marais.
Le lézard des souches et la grenouille rousse sont observables en lisière de boisement. Le grillon champêtre est observable dans les pelouses artificielles.
Les papillons observables sont l'écaille chinée, le petit sylvain dont la présence est liée au chèvrefeuille, le petit mars dont la présence est lié aux saules et peupliers.
Dans les fossés, sont observables le criquet verte-échine et le Cordulégastre annelé. On trouve également des mollusques, tel que le Maillot des mousses, Caragouille élargie ou la limnée commune.
À l'est de Jumencourt, est observable le Criquet des clairières. Au sud de Trébécourt, la prairie humide est favorable au criquet ensanglanté.
Localisation
vignette|centre|Entrée de Jumencourt.
Hydrographie La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Ailette, le canal de l'Ailette, le cours d'eau 01 de la commune de Jumencourt, le fossé 03 de la commune de Jumencourt et le fossé 06 de la commune de Landricourt.
L'Ailette, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Sainte-Croix et se jette dans l'Oise (rive gauche) à Quierzy, après avoir traversé .
vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de JumencourtLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (). Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Chauny à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Jumencourt est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Soissons, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (74,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (54,4 %), forêts (21,4 %), zones agricoles hétérogènes (15,6 %), zones urbanisées (4,5 %), prairies (4,1 %)..
L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Injamarcourt (1132) ; Jumacourt (1451)..
Histoire Des fossiles de reptiles et de mammifères ont été découverts datant du Lutétien...
En 1132, Jumencourt était appelé « Injamarcourt ».. Nom dont l'origine date de l'époque « barbare ».
Au , Jumencourt dépendait du grenier à sel de la châtellenie de Coucy. Il a été aboli le et rétabli en 1442.
1556, la coutume du Vermandois.
1630, la coutume de Coucy..
En 1668, la peste de Reims.
Avant la Révolution, Jumencourt dépendait de Landricourt, registre des actes antérieurs à 1790.
En 1790 a été créée la commune de « Jumencourt, Trébécourt et Grand Champ », appartenant au canton de Coucy-le-Château. Avant cette date le village était considéré comme un hameau détaché de la paroisse de Landricourt. La seigneurie de Jumencourt relevait de celle de Coucy, elle passa à la famille d'Orléans en même temps que celle de Coucy. « Au hameau de Jumencourt existait un fief qui comprenait une maison seigneuriale avec chapelle… » des vignes, des terres, des bois, deux maisons soit un domaine de 620 hectares.
Il y avait deux autres fiefs démembrés, en 1792., de la seigneurie de Montheaumery (Moyembrie) dont le fief Treslecat, et un autre à TrébécourtGroupe de Recherches et d'Études des Collections (GREC) de l'AMVCC :Association de Mise en Valeur du Château de Coucy.
Seigneurs de Jumencourt
1185. Gautier, châtelain de Péronne, seigneur de Bray-sur-Somme, Jumencourt, Fresne, Barizis, etc. ; enfants : Jean, châtelain de Péronne ; Lupart.
1378. Gautier de Gomiecourt, seigneur de Gonnelieu et de Jumencourt, qui épousa Alix de Croisilles, avec laquelle il fonda, à Arras, la Chapelle des 11000 Vierges.
1525. Jean de Gonnelieu.....
1591. Antoine de Gonnelieu, premier écuyer de la grande écurie du Roi, marié à Charlotte de Bossebec., assassine Pierre Duprat., puis fut assassiné par Guillaume Duprat, frère.
1611. René de Gonnelieu.
1614. Léonor de Gonnelieu.
Seigneur du Hamel et autres 1270. Jean du Hamel, seigneur de Fresnes, Jumencourt et Barisis ; enfants : Colard, Jean.
1406. Jean Tavernier, seigneur de Jumencourt.
1465. Gilles du Hamel, sieur de Bellenglise, Fresnes, Jumencourt, Baisery (Barisis), Lignières, Elincourt épousa Marie de Caix.
1527. Jacques de Pas ou de Paroque, seigneur de Feuquières et Jumencourt. Le , vente de Jumencourt.
1556. Nicolas de Gouvelieu.
1679. Alexandre de Créqui, chevalier, comte de Bernioule, seigneur dudit. En 1887, la cloche de l'église de Bassoles-Aulers, datant de 1613, ayant pour inscription "Haute et puissante dame de Créquy, veuve de feu messire Josias de Bouchavanne, chevalier seigneur dudict lieu, Quincy, Courson, Le Faulx, baron de Ressons-sur-le-Matz et dame de Jumencourt et autres lieux"..
Vers 1700. François des Essarts de Lignières ; abbé de Vermand. Il vendit Jumencourt à
1717. Guillaume Pinet, sieur des Fourneaux, qui le revendit à
1735. Pierre Alexis DUBOIS ou Du Bois. (1690-1764), chevalier, vicomte d'Anizy et de Courval, seigneur de Pinon, de la Cour d'Allemant, de Moyembrie, Landricourt, Jumencourt, Houssent, Craone, deTrosly en partie et du Plessier. En 1751, Jean Tribalet procureur du roi en la police de Coucy.. Le , naissance de son fils aîné..
Seigneurs connus du fief Treslecat
1556. Loys Trelescat, seigneur dudit.
1660. Jean Trescat, seigneur dudit.
1670. Louis Trescat, seigneur dudit.
Vers 1695. Pierre Floureau.
1701. Charles Carlier, avocat au parlement de Paris.
1705. Jacques Treslecat, marchand à Coucy.
1711. Jacques Treslecat, son fils.
1828, 250 habitants à Jumencourt.
Le , le gendarme Dupire de Coucy-le-Château arrête le nommé Picard..
1838, vente des archives de M. le Baron de Joursanvault, un liasse de titres datant de 1499, vente d'une pièce de terre datant de 1489.
Le , vente de documents concernant la seigneurie de Jumencourt.
Le , décret déclarant d'utilité publique le dessèchement des marais de la Basse-Ailette, formant la troisième section des marais méridionaux de Laonnois.
Septembre 1857, secours aux communes pour maisons d'écoles, 1500 fr. pour Jumencourt.