Le sūtra d'Amitābha (ou sūtra d'Amida) ( ; romaji : ; tibétain : dewachen gyi köpé do, Wylie. bde ba can gyi bkod pa'i mdo ) est le nom familier du petit Sūtra de Sukhāvatī ou petit Sukhāvatīvyūhasūtra, « petit » se disant par opposition au Grand sûtra de Sukhvâti. Il est parfois aussi appelé simplement Petit Sūtra.
Ce texte bouddhique mahāyāna est un des principaux sûtras récités dans les écoles du bouddhisme de la Terre pure, où il est tenu en haute estime.
Histoire et traductions On sait peu de choses sur le sūtra d’Amitābha. Il a été traduit du sanskrit en chinois par le maître Tripiṭaka Kumārajīva en 402, mais pourrait être apparu en Inde dès l’an 100 de notre ère, rédigé dans un prâkrit.
Deux autres traductions chinoises ont été réalisées : celle de Gunabhadra (), aujourd'hui perdue, et celle de Xuanzang, en 650, moins répandue que celle de Kumārajīva. Enfin, il en existe aussi une version tibétainePhilippe Cornu, Dictionnaire encyclopédique du bouddhisme, éditions du Seuil, 2006, p. 582.Développement sur l'heureuse terre, notice sur data.bnf.fr..
Contenu Le sūtra d’Amitābha, beaucoup plus court que les autres sūtras de la Terre pure, est en fait un discours que Gautama Bouddha adresse à son disciple Śāriputra, dans le parc de Jetavana à Śrāvastī. L’exposé porte sur les merveilleux ornements qui attendent les justes dans la Terre pure de l’ouest, Sukhāvatī (), ainsi que sur les êtres qui y résident, dont le bouddha Amitābha. Le texte décrit également ce que l’on doit faire pour y renaître.
Dans les traditions bouddhistes Dans les bouddhismes Chán et de la Terre pure, le sūtra est souvent psalmodié, et cette récitation (comme celle des autres sûtras d'ailleurs) est bien plus qu'une simple psalmodie, comme l'ont soulignés les maîtres de différentes traditions, par exemple Genshin. Sa récitation est pratiquée dans les écoles Jōdoshū et Jōdo Shinshū.
Dans ces écoles, on le récite souvent aussi lors de liturgies particulières comme les dédicaces de nouveaux bâtiments cultuels. Cependant, le sûtra est particulièrement apprécié dans les liturgies funéraires, en particulier devant les autels domestiques, ce qui n'étonne pas vu son contenu (la renaissance dans la Terre pure). Il est aussi connu sous le nom de « sûtra de l'oreiller » car on le lit fréquemment tout de suite après le décès, au chevet même du défunt.
Un modèle commun pour la récitation du sūtra d’Amitābha (dans la tradition chinoise) peut inclure tout ou partie de ce qui suit :
éloge de l’offrande d’encens () louange à l’étang aux lotus () le sūtra d’Amitābha () dhāraṇī de la renaissance en Terre pure () gāthā d’Amitābha () récitation du nom du bouddha Amitābha () transfert de mérites ()
Mantras Dans le Taishō Tripiṭaka, le sūtra d’Amitābha est suivi de la dhāraṇī de la renaissance en Terre pure : . Pour rappel, une dharani est une formule magique, constituée de syllabes dénuées de sens.
Notes et références
Voir aussi
Traductions françaises
Articles connexes Sūtra de Vie-Infinie, ou Grand Sukhāvatīvyūhasūtra Sūtra des contemplations du Bouddha Vie-Infinie
Liens externes The Shorter Sukhāvatīvyūha Sūtra. Lapis Lazuli Texts. The Smaller Sukhavativyuha Sutra, translated by Nishu Utsuki English translation of the Amitabha Sutra Chinese / English bilingual version of the Amitabha Sutra
Catégorie:Texte bouddhique Catégorie:Mahâyâna Catégorie:Bouddhisme de la Terre pure