Guy Ribes est un peintre et faussaire en art français, né le Guy Ribes et Jean-Baptiste Péretié, Autoportrait d'un faussaire, Presses de la Cité, 2015 .« Le faussaire de génie était payé une misère », Le Parisien, . à Riorges (Loire).
Biographie Jeunesse Né dans une maison closePortrait d’un faussaire - « Sur les docks » / France Culture, .L'hôtel du Cheval blanc. de parents proxénètes« Guy Ribes, l’artiste en son royaume », Parismatch.com, ., Guy Ribes passe son enfance et sa jeunesse dans l'agglomération lyonnaise. Son père, Jean-Baptiste Ribes, est un colosse mesurant plus de deux mètres, sa mère, dite « Madame Jeanne », une Gitane originaire de Murcie, en Espagne. Quand ceux-ci, qui possèdent aussi un cinéma, sont absents, ce sont les prostituées qui s'occupent du jeune Guy. Mais avec l'application de la loi Marthe Richard, l'hôtel ferme et les parents sont arrêtés, jugés et emprisonnés. Guy se retrouve en internat, où un père jésuite lui fait découvrir et travailler la peinture à l'âge de huit ans.
À 11 ans il aide son père, sorti de prison, sur les marchés ; à 12 ans il travaille en usine, à 13 il dort dans la rue et en 1964, il est apprenti dans un prestigieux atelier de dessins de soierie à Lyon, mais continue de peindre et vend ses toiles et aquarelles sur les marchés« Jugement : Le peintre faussaire était lui-même dupé », Orserie.fr, .. Il garde néanmoins un pied dans le milieu, faisant même le portrait de la mère de Mémé Guérini, sur commande de ce dernier.
Carrière de faussaire Après un passage dans la Marine nationale, il vit à Athènes, où il essaye de vivre de son art, peignant notamment deux décors pour le théâtre national grec, et fréquente la jet set locale. Il commence, en 1975, à copier des chefs-d’œuvre« G. Ribes, faussaire depuis 35 ans », Le Monde, .. France Soir estime que . Sa rencontre en 1996 avec un marchand de tableaux le fait devenir faussaire professionnel, ne copiant plus simplement des œuvres préexistantes mais s'emparant du style de peintres pour le reproduire dans des pastiches. Installé à Saint-Mandé dans un atelier, il réalise alors, souvent sur commande, des faux Chagall, Picasso, Dalí, Léger, Bonnard, Modigliani, Renoir, Laurencin, Braque, Vlaminck ou Matisse, ne faisant jamais de copie de tableau existant, préférant peindre dans le style de l'artiste copié. Certaines de ses œuvres sont authentifiées par des experts sincères, ou publiées dans La Gazette de l'Hôtel Drouot. La propre fille de Marc Chagall s'y laisse aussi prendre, croyant d'un faux être une toile de son père. Il déclare avoir peint un millier de fauxAFP, « Faux tableaux : deux ans et demi ferme pour le cerveau de la bande », .« Guy Ribes, faussaire repenti » sur francetvinfo.fr..
Guy Ribes ne vend pas directement ses toiles, un réseau prenant en charge cette tâche. Une des méthodes les plus courantes est la suivante : un membre du réseau se fait passer, auprès d'un acheteur potentiel, pour un héritier d'un grand maître, ne voulant pas payer des droits de succession ou se disant désargenté et donc mis dans l'obligation de vendre une œuvre héritée. C'est seulement à partir du moment où Guy Ribes a vendu directement ses toiles qu'il a été arrêté par la police.
Arrestation, procès et condamnation Dénoncé, il est arrêté par la police à Saint-Mandé le et jugé à Créteil pour en dans un procès où l'on montrera plus de 350 de ses faux. Il est condamné à trois ans de prison, dont deux avec sursis.. Onze autres personnes, complices du trafic, sont condamnées à diverses peines.
Au cours du procès, Guy Ribes déclare : Il ajoute, à propos du trafic : . Et sur son arrestation :
Gilles Perrault, l'expert venu témoigner, avoue quant à lui :
D'après l'avocat de Guy Ribes, le tribunal a fait valoir à son client , reconnaissant sa et ne le limitant pas .
Après avoir été démasqué, Guy Ribes met un terme à la fabrication de faux et peint des œuvres sous son nom.
Doublure pour le film Renoir
Il réalise en 2012 des toiles pour les besoins du film de Gilles Bourdos Renoir. Il y double aussi les mains de Michel Bouquet, qui joue le rôle-titre, et le conseille techniquement lorsque celui-ci est censé peindreInterview de Michel Bouquet dans Paris Match..Article de l'Independant sur la participation de Guy Ribes au film Renoir.Article du New York Times sur la participation de Guy Ribes au film Renoir..
Annexes Bibliographie Guy Ribes et Jean-Baptiste Péretié, Autoportrait d'un faussaire, Presses de la Cité, 2015 .
Filmographie Un vrai faussaire, documentaire de Jean-Luc Léon (2015)La Dépêche du Midi, ladepeche.fr et ..
Références
Liens externes Portrait radiophonique de Guy Ribes, « Sur les docks », France Culture, 2011. Interview filmée pour Paris-Match. Article de l'Independant sur la participation de Guy Ribes au film Renoir. Article du New York Times sur la participation de Guy Ribes au film Renoir. Le faussaire est dans le vrai, interview de Guy Ribes, 2020, sur podcastics.com.
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