Gespunsart est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Grand Est. Géographie Localisation Gespunsart est un village implanté dans une clairière de la forêt des Ardennes, dans l'ancien lit d'une rivière datant de millions d'années. Cette rivière empruntait l'actuel parcours de la Goutelle.

Ce village, limitrophe de la Belgique est situé à 15 kilomètres à l’est de Charleville-Mézières.

Communes limitrophes

Hydrographie La commune est dans le bassin versant de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau la Vrigne, le ruisseau la Goutelle, le ruisseau de Nedimont, le Ruz de Lingue, le ruisseau la Fagne, le ruisseau la Fontaine Noire, le ruisseau de la Fontaine Aux Tripes, le ruisseau du Bois Jean et le ruisseau du Hirdoux..

Le ruisseau la Vrigne, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans la Meuse à Vrigne-Meuse, après avoir traversé .

La Goutelle, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans la Meuse à Nouzonville, après avoir traversé .

L'ensemble de ces deux vallées correspond à l'ancien passage de la Meuse, venant de Vrigne et se jetant à Nouzonville dans son lit actuel. La transformation et la ligne de partage actuelle des eaux datent de la fin de l'ère quaternaire..

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Gespunsart. Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : la Lutinière ()..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Charleville-Mézières à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Gespunsart est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Charleville-Mézières, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (84,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (85,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (83,3 %), zones agricoles hétérogènes (9,4 %), prairies (3,3 %), zones urbanisées (2,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie La dénomination la plus ancienne, que l’on retrouve est celle de Gébuinsart (Gebuinisartum) c’est-à-dire le sart de Gébuin. Le nom de Gébuin est fort commun au Moyen Âge. On le trouve entre autres dans la chanson de Roland, parmi ceux des compagnons de Charlemagne. Gebunisardum (1081), Gesprunsart (1264).

Histoire

Le territoire de Gespunsart a fait partie du comté de Castrice. Un acte de Foulques le Vénérable, archevêque de Reims, cite une chapelle en ce lieu au . Il existe de cet acte une copie de 1584 d'un vidimus (ou copie certifiée) de 1249, (mais certains historiens, dont Patrick Demouy, considère ces documents avec réserve : il est possible qu'ils soient faussement datés pour appuyer les délimitations du diocèse de Reims. Ce territoire est à la limite septentrionale du diocèse, dans une zone forestière qui n'est au que partiellement christianisée.

Cette chapelle est rattachée à la collégiale Saint-Vivent de Braux, mais le territoire du village, anciennement inclus dans le comté de Castrice, revient ensuite aux seigneurs d'Orchimont. En 870, par le traité de Meerssen, il est rattaché à la Francie occidentale, puis placé sous l'autorité des comtes de Rethel. En 1081, le territoire passe au chapitre de Braux, avec, pour avoué, le comte de Rethel. En 1572, la seigneurie de Gespunsart est cédé au duc de Guise, et est intégré à la principauté de Château-Regnault. Finalement en 1629, cette principauté de Château-Regnault est cédé à Louis XIII : le village s'ancre définitivement au sein du royaume de France. Pendant la guerre de Succession d'Espagne, et notamment de 1705 à 1710, ce village, proche des terres appartenant au duché de Luxembourg est la cible d'incursions de troupes germaniques. Il est notamment pillé et brûlé en 1705.

Il connaît une période de forte activité grâce à ses clouteries entre la fin du et le début du . En 1789, année de la Révolution française, le village compte 250 feux et habitants, dont 300 maîtres cloutiers et 325 compagnons. Il compte également une dizaine artisans fabriquant des armes, et autant de voituriers. Il y a aussi un curé, un vicaire, un maître d’école, un notaire, un arpenteur royal, un chirurgien, une sage-femme, un receveur des traites foraines, un poste de douaniers et plusieurs gardes-forestiers..

vignette|L'ancienne gare de Gespunsart.|alt= Le village se trouve sur la ligne de chemin de fer d'intérêt local de Nouzonville (Ardennes) à Pussemange (Belgique) du réseau des Chemins de fer départementaux des Ardennes, ouverte, par sections, de 1896 à 1925, et dont la dernière section a fermé en 1950.

La commune est occupée pendant la quasi-totalité de la Première Guerre mondiale, de à . Les ressources sont pillées par l'occupant, et l'activité industrielle cesse. En 1920, les préfectures relaient l’initiative de l’Union des grandes associations françaises pour l’essor national présidée par le président de la République Raymond Poincaré pour parrainer ces villages occupés pendant quatre ans,et les aider à se relancer. Dans l'Isère, les cantons de La Mure et Valbonnais se voient proposer Gespunsart. Entre 1920 et 1923, les villages de La Mure, Mayres-Savel et La Motte-Saint-Martin recueillent des fonds pour cette commune. Lors de la Seconde Guerre mondiale, la population de Gespunsart reçoit l'ordre d'évacuer le : c'est le début d'un exode vers l'ouest de la France. Le retour de la population se fait les années suivantes, petit à petit, le village se trouvant en zone interdite. Il est libéré en .

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux La commune se trouve dans l'arrondissement de Charleville-Mézières du département des Ardennes. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la deuxième circonscription des Ardennes.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Mézières. Celui-ci est scindé en 1973 et la commune rattachée au canton de Nouzonville. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune intègre le canton de Villers-Semeuse.

Intercommunalité La commune était membre de la communauté d'agglomération Cœur d'Ardenne, créée le .

Celle-ci fusionne avec la : communauté de communes des Balcons de Meuse, dont le siège était à Lumes (5 communes) ; la communauté de communes du Pays sedanais, dont le siège était situé à Sedan (23 communes) ; la communauté de communes du pays des Sources au Val de Bar, où le chef-lieu était localisé à Élan (16 communes) ; pour former, le , la « communauté d’agglomération de Charleville-Mézières-Sedan ». Celle-ci, dont la commune est désormais membre, prend la dénomination d’« Ardenne MétropoleDans la nouvelle dénomination, le terme « métropole » ne suggère pas la transformation de la nature juridique de la communauté d’agglomération en métropole, autre forme d’établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre davantage intégrée. »..

Tendances politiques et résultats

Administration municipale Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Gespunsart, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. sièges sont à pourvoir au conseil municipal.

Une seule liste, menée par Gilles Michel, maire sortant., est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 41,72 %.. Gilles Michel est réélu maire le , lors de la séance d'installation du conseil municipal.La liste officielle des maires du département des Ardennes en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Commons.. Liste des maires

Environnement Gespunsart a adhéré à la charte du parc naturel régional des Ardennes, à sa création en Création du PNR des Ardennes.

Démographie

Culture locale et patrimoine Traditions Selon la tradition, le paquis des poules, à un carrefour de six voies était un lieu de sabbat : ().

Lieux et monuments La fontaine Malbrought, on ne connait pas son origine. Splendide église Saint-Rémy du à deux clochers. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1984. Nombreux lavoirs. Anciens moulins. Ancienne gendarmerie. La chapelle du Saint-Lieu et les trois croix. Les brasseries Hellé.

Personnalités liées à la commune vignette|upright|Portrait de Jules Leroux, instituteur à Gespunsart. Pierre-Louis Péchenard (1842-1920), né à Gespunsart, évêque de Soissons, ancien recteur de l'Université catholique de Paris. Sérafin Many (1847-1922), ancien recteur de l'Université catholique de Paris, membre de la Curie romaine. Jules Leroux (1880-1915), écrivain et poète, il a son premier poste d'instituteur à Gespunsart, qu'il nomme Bourimont dans son ouvrage Léon Chatry, instituteur.