vignette|droite|Portrait de Paul Adampar Félix Vallottonparu dans Le Livre des masques de Remy de Gourmont (1896).
Paul Auguste Marie AdamAdam Family Crest and History, sur le site House of Names, né le à Paris où il est mort le Archives de Paris Acte de décès dressé au arrondissement de Paris le 04/01/1920, vue 3 / 31, est un écrivain français et critique d'art.
Biographie Issu d'une famille d'industriels et de militaires originaires de l'Artois, fils d'un directeur des Postes sous le Second Empire, Paul Adam fait ses études secondaires au lycée Henri-IV à Paris avant de se lancer dans la carrière littéraire dès 1884.
Il collabore à La Revue indépendante avant de publier en Belgique son premier roman, Chair molle (1885), qui est accusé d'immoralité, provoque le scandale et vaut au jeune auteur une condamnation à quinze jours de prison avec sursis et une lourde amende.
Délaissant le naturalisme, Paul Adam se tourne vers le symbolisme. Il contribue à diverses revues liées à ce mouvement, anime Le Symboliste et La Vogue et fonde avec Paul Ajalbert Le Carcan. En 1886, il collabore avec Jean Moréas dans Le Thé chez Miranda et Les Demoiselles Goubert, une sorte de « roman expérimental », et publie un roman intimiste, Soi. Sa notoriété est établie avec le roman Être (1888). Cette même année, sous le pseudonyme de Jacques Plowert , il rédige avec Félix Fénéon un Petit glossaire pour servir à l’intelligence des auteurs décadents et symbolistes qui passe pour un modèle de la préciosité décadente.
En 1889, il se présente, à la députation à Nancy, aux côtés de Maurice Barrès, sous l'étiquette boulangiste et est battu. Disponible sur Gallica.. Mais plus tard il se désolidarise de Barrès en étant dreyfusard disponible sur Gallica..
En 1892, il prononce son célèbre Éloge de Ravachol :
Paul Adam est aussi proche du milieu occultiste de la Belle Époque et son œuvre en est imprégnée. Ainsi, pour connaître le destin de ses personnages au fur et à mesure qu'ils venaient hanter son imagination, Paul Adam leur . Il était en effet un excellent cartomancien. Voici un extrait de la lettre qu'il écrit à son ami Victor-Emile Michelet en :
Il fut l'un des témoins de Jean Lorrain lors de son duel, à Meudon, avec Marcel Proust le . Ils restèrent amis. Aux obsèques de Lorrain, en 1906, les cordons du poêle étaient tenus par Paul Adam et par le peintre Antonio de La Gandara.
En 1904, il est le co-président, avec Auguste Rodin et Vincent d'Indy de l'Union internationale des beaux-arts, des lettres, des sciences et de l'industrie (Paris), qui a pour organe officiel la revue mensuelle Les Tendances nouvelles dirigée par Alexis Mérodack-Jeaneau jusqu'en 1914Alexis Mérodack-Jeaneau, Union internationale des beaux-arts, des lettres, des sciences et de l'industrie, Paris, Catalogue du Centre Pompidou, en ligne..
En 1905, l’Académie française lui décerne le prix Alfred-Née.
En 1906, il est le vice-président de l'Académie des sports, nouvellement créée ; puis, dans Vues d'Amérique, Paul Adam synthétise son approche de l'art : .
Partisan du général Boulanger, il milite dans les mouvements nationalistes et traditionalistes et, pendant la Première Guerre mondiale, il se rend auprès des troupes pour soutenir leur moral et fonde la Ligue intellectuelle de fraternité latine.
Parallèlement, il publie de très nombreux ouvrages : essais, romans, nouvelles, récits de voyage, parmi lesquels on peut citer les romans de son cycle napoléonien : La Force (1899), L'Enfant d'Austerlitz (1901), Au soleil de juillet (1903), ainsi que La Ruse (1903) et Stéphanie (1913), curieux plaidoyer en faveur des mariages arrangés par rapport aux mariages d'amour. Le guide Paris-Parisien, qui le considère en 1899 comme une , note qu'il a des auxquelles il donne une . Remy de Gourmont disait de lui :
Hommage Un monument en son honneur, sculpté par Paul Landowski, a été érigé contre le mur du palais de Chaillot, au croisement de l'avenue du Président-Wilson et de l'avenue Albert-de-Mun.
En son hommage, une rue Paul-Adam à Reims célèbre son action en faveur de la ville martyr, ainsi qu'une avenue Paul-Adam dans le .
Sa tombe, installée dans la septième division de l'ancien cimetière de Boulogne Billancourt (Hauts-de-Seine), comprend une belle Piéta en bas-relief de Paul Landowski. thumb|Détail de la sépulture.
Œuvres
Chair molle, Auguste Brancart, Bruxelles, 1885. Soi, Tresse et Stock, Paris, 1886. Le Thé chez Miranda (avec Jean Moréas), Tresse et Stock, Paris, 1886. Les Demoiselles Goubert, Mœurs de Paris (avec Jean Moréas), Tresse et Stock, Paris, 1886. La Glèbe, Tresse et Stock, Paris, 1887. Trilogie Les Volontés merveilleuses : Être, Librairie Henry du parc, Paris, 1888 ; Librairie illustrée, Paris, 1891 (réimprimé avec le remaniement minimal sous le titre Les Feux du Sabbat, Bibliothèque des auteurs modernes, 1907) L'Essence de soleil, Tresse et Stock, Paris, 1890 (réimprimé avec le remaniement minimal sous le titre Les Puissances et l'Amour, Albert Méricant, 1908). En décor, Albert Savine, Paris, 1891 (réimprimé avec suppression de quatre derniers chapitres intitulés Finale mystique sous le titre Jeunesse et Amours de Manuel Héricourt, Albert Méricant, 1913). Trilogie L'Époque : Le Vice filial, Ernest Kolb, Paris, 1891. Robes rouges, E. Kolb, Paris, 1891. Les Cœurs utiles, E. Kolb, Paris, 1892. L'Automne : drame en trois actes, co-écrit avec Gabriel Mourey, E. Kolb, Paris, 1893. Interdit par la censure le . Le Conte futur, Librairie de l'Art indépendant, Paris, 1893. Critique des mœurs, E. Kolb, Paris, 1893. Les Images sentimentales, Paul Ollendorff, Paris, 1893. Princesses byzantines, Firmin-Didot, Paris, 1893. La Parade amoureuse, P. Ollendorff, Paris, 1894. Le Mystère des foules, en 2 tomes, P. Ollendorff, Paris, 1895. Les Cœurs nouveaux, P. Ollendorff, Paris, 1896. Le Cuivre, co-écrit avec André Picard, P. Ollendorff, Paris, 1896 (adaptation des Cœurs utiles représentée au Vaudeville). La Force du mal, A. Colin, Paris, 1896. L'Année de Clarisse, P. Ollendorff, Paris, 1897 (illustr. de Gaston Darbour). La Bataille d'Uhde, P. Ollendorff, Paris, 1897 (illustr. de Gaston Darbour). Lettres de Malaisie, La Revue Blanche, Paris, 1898 (réimprimé sous le titre La Cité prochaine, Bibliothèque des auteurs modernes, Paris, 1905) ; réédition Séguier, « Bibliothèque Décadente », 1996 Les Tentatives passionnées, P. Ollendorff, Paris, 1898 (illustr. de Gaston Darbour). Le Vice filial, Paris, Librairie Borel, 1898, illustré par Jan Dědina. Le Triomphe des Médiocres, P. Ollendorff, Paris, 1898. Tétralogie Le Temps et la Vie, épopée de la famille Héricourt : La Force, P. Ollendorff, Paris, 1899. L'Enfant d'Austerlitz, P. Ollendorff, Paris, 1901. La Ruse, 1827-1828, P. Ollendorff, Paris, 1903. Au soleil de juillet, 1829-1830, P. Ollendorff, Paris, 1903. Basile et Sophia, Société d'éditions littéraires et artistiques, Paris, 1900, illustré par Clémentine-Hélène Dufau. Le Troupeau de Clarisse, P. Ollendorff, Paris, 1904. Le Serpent noir, P. Ollendorff, Paris, 1905. Combats, P. Ollendorff, Paris 1905. Vues d'Amérique, P. Ollendorff, Paris, 1906. Les Lions, P. Ollendorff, Paris, 1906. Irène et les eunuques, P. Ollendorff, Paris, 1907. Clarisse et l'homme heureux, J. Bosc & , Paris, 1907. La Morale de l'Amour, Albert Méricant, Paris. 1907. La Morale de Paris, Ambert, Paris, 1907. Le Nouveau Catéchisme, Edward Sansot, Paris, 1907. Le Taureau de Mithra, E. Sansot, Paris, 1907. La Morale des Sports, la Librairie mondiale, Paris, 1907. L’Icône et le Croissant, Librairie des publications modernes, Paris, 1908. Les Impérialismes et la morale des peuples, Boivin & Cie, Paris, 1908. Le Rail du Sauveur, Librairie des Annales, Paris, 1908. La Morale de la France, Librairie moderne Maurice Bauche, Paris, 1908. La Morale de l'Éducation, Ernest Flammarion, Paris, 1908 Les Disciplines de la France, Vuibert et Nony, Paris, 1908. "Les trois Noëls d'Eisheim", Le Figaro illustré, (spécial Noël) , Décembre 1909 Dix ans d'art français : Orné de reproductions d'œuvres d'art d'après les Maîtres, Albert Méricant, Paris, 1909. Le Malaise du monde latin, R. Roger et F. Chernoviz, Paris, 1910. Le Trust, A. Fayard, Paris, 1910. Contre l’Aigle, contre nous, H. Falque, Paris, 1910. La Ville inconnue, P. Ollendorff, Paris, 1911. Stéphanie, Fasquelle-Charpentier, Paris, 1913. Les Visages du Brésil, Laffitte, Paris, 1913. Le Serpent noir, Pour Les Cent bibliophiles, Paris, 1913, aux-fortes et pointes-sèches en couleurs de Malo-Renault. La Victoire de la vie, pensées choisies et précédées d'une introduction par Jean Héritier, E. Sansot, Paris, 1913. La Guerre 1914-1920 : Dans l'air qui tremble, Georges Crès & Cie, Paris, 1916. Lettres de l'Empreur, G. Crès & Cie, Paris, 1916. L'Effort portugais, Bloud et Gay, Paris, 1916. La Terre qui tonne France - Italie, Librairie Chapelot, Paris, 1917. La Littérature et la Guerre, G. Crès & Cie, Paris, 1917 Reims dévastée, Librairie Félix Alcan, Paris, 1920. Le Brésil, Bloud et Gay, Paris, 1918. Le Lion d'Arras, E. Flammarion, 1920 (ajout tardif à la série Le Temps et la Vie) Publications posthumes : Le Seuil de la vie, Flammarion, Paris, 1921. Notre Carthage, Eugène Fasquelle, 1922, préface du général Charles Mangin. Le Culte d'Icare, E. Flammarion, 1923, roman inachevé, ajout tardif à la série Le Temps et la Vie. Mademoiselle Dhamelincourt (Illustr. d'après les aquarelles de Dutriac), Arthème Fayard et Cie, Paris, 1923. Dieu, La Phalange, 1924, préfacée par Jean Royère.
Théâtre Les Byzantines, 1906, non représenté. Les Mouettes, créées à la Comédie-Française le (non représentées).
Notes et références
Annexes
Bibliographie
J. Ann Duncan (éd.), L'Époque symboliste et le monde proustien à travers la correspondance de Paul Adam (1884-1920), Nizet, Paris, 1982. . Trois portraits photographiques H.-T. . La revue NORD', Revue de critique et de création littéraires du Nord-Pas-de-Calais, lui a consacré un numéro spécial, (Numéro 42, , 110p). La revue Les Hommes du jour lui a consacré son numéro 90, . Texte de Victor Méric, portrait par Aristide Delannoy.
Liens externes
Ouvres de Paul Adam dans la Bibliothèque Nationale Digitale du Portugal
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