Jean-Marie Pardessus, né à Blois le et mort à Vineuil le , est un magistrat, juriste et homme politique français, principalement actif en Loir-et-Cher, pendant le Premier Empire et la Restauration.

Biographie

Il est le fils de Jean-Thomas Pardessus, avocat en Parlement et juge au tribunal civil de Blois en 1812, et de Catherine Bergevin. Sa famille est attachée à l'ancienne monarchie, son frère Jean-Thomas, officier des armées vendéennes, est fusillé en 1794 et son père emprisonné à Orléans.

Défenseur officieux dans sa ville natale, à Blois, pour le compte de prêtres insermentés et d’émigrés, il plaide, en l'an IX, pour l'un des accusés dans l'affaire Clément de Ris.

Juge à la cour criminelle de Loir-et-Cher, maire de Blois en 1806 à la suite son oncle Louis-Athanase Bergevin, il est élu, le , par le Sénat conservateur, député de ce département au Corps législatif, où il prend part aux délibérations juridiques. Après sa réussite au concours d'agrégation, il est nommé, le , professeur de droit commercial à la faculté de Paris occupant la chaire qui vient d'être créée.

Ayant adhéré au retour des Bourbons, il devient, le , député du grand collège du Loir-et-Cher et siége à droite, tout en conservant une certaine indépendance :

Membre de la commission de la caisse d'amortissement le et conseiller à la Cour de cassation en 1821, il rentre au parlement, le , comme député du grand collège du Loir-et-Cher contre M. de La Géraudière. Il est réélu successivement, par le grand collège des Bouches-du-Rhône, le , le et le .

De 1818 à 1820, il édite les Œuvres d'Henri François d'Aguesseau en 16 volumes in octavo.

En 1820, il fait partie en tant que député du Loir-et-Cher de la commission des souscripteurs pour l'acquisition du château et du domaine de Chambord afin de l'offrir au duc de Bordeaux, petit-fils de Charles X et prétendant à la Couronne de France sous le nom d'Henri V..

Il continue de siéger à droite, et finit par se ranger parmi les membres les plus intransigeants de la Chambre.

Ayant refusé, en 1830, de prêter serment au nouveau gouvernement par fidélité aux Bourbons, il est destitué de ses fonctions de professeur et de conseiller à la Cour de cassation. Il s'occupe alors, à titre privé, de travaux de législation et d'histoire.

Il est membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres depuis 1828.

Il est enterré au sein de la division du cimetière du Père-Lachaise, à Paris.

Publications

Traité des servitudes (Blois, 1806) Traité du contrat et des lettres de change (Paris, 1809, 2 volumes) Cours de droit commercial (1813-1817, 4 volumes) Collection des lois maritimes antérieures au dix-huitième siècle (1828-1845, 6 volumes). Sur Gallica : t. 1 ; t. 2 ; t. 3 ; t. 4 ; t. 5 ; t. 6. Tableau du commerce antérieurement à la découverte de l'Amérique (1834) Sur l'origine, du droit coutumier en France (1839) Us et coutumes de la mer (1847, 2 volumes). Sur Gallica : t. 1 ; t. 2 ( reproduit et complète les quatorze premiers chapitres de la Collection des lois maritimes antérieures au dix-huitième siècle). Les diplômes mérovingiens (Tomes 1 et II, 1843-1846) Tomes IV, V et VI de la Table chronologique des Chartes et diplômes Tome XXI des Ordonnances des rois de France, une bonne édition de la Loi salique (1843)

Héraldique On ne connait pas d'armes à la famille Pardessus ni à Jean-Marie Pardessus en dehors des armes concédées à son frère Jean-Anne Pardessus (mort sans alliance) par lettres patentes de Napoléon Ier du 9 juin 1813 et celles concédées au même par règlement d'armoiries par lettres patentes de Louis XVIII du 9 septembre 1824.. (Par lettres patentes du 9 juin 1813, son frère avait été créé chevalier de l'Empire avec règlement d'armoiries Tiercé en fasce: de gueules à une foi rebrassée d'argent; d'azur au signe des chevaliers de la Réunion; et de sinople à une gerbe d'or, parti d'or au caducée en barre de sinople).

Charles Poplimont dans La France héraldique (1874) les décrit .

Jean-Baptiste Rietstap dans son Armorial général (1887) les décrit par .

Albert Révérend dans Titres, anoblissements et pairies de la Restauration (1905) indique que Jean-Anne Pardessus, notaire à Blois, est créé chevalier héréditaire par lettres patentes du 9 septembre 1824 .

Les auteurs du Grand armorial de France (1948) indiquent avec les mêmes armes..

Hommages À Blois, la rue Pardessus'', située dans le quartier du Puits-Châtel (en centre-ville), rend hommage à son ancien maire.

Notes et références

Notes

Références

Voir aussi Bibliographie

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Liens externes

Articles connexes

Liste des députés de Loir-et-Cher Liste des maires de Blois Armorial des familles de l'Orléanais

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