thumb|150px|Armes portées par de Laval lors du rôle d'armes du second traité de Guérande (1381). Ecartelé d'or à la croix de gueules cantonnée de seize alérions d'azur ordonnés 2 et 2 et chargée de cinq coquilles d'argent (Laval) et de gueules semé de fleurs de lys d'or (Châteaubriant). . de Laval, Jean de Laval, né (après 1327 et mort le au Château de Laval, baron de Laval et de Vitré, vicomte de Rennes, de GavreGavere est une commune de Flandre-Orientale liée au comté d'Alost, à ne pas confondre avec Le Gâvre, près de Nantes. et d'AcquignyPremière moitié. le 20 mai 1411, Étienne Osmont s'intitule : Vicomte d'Acquigny en la partie Monsieur de Laval., châtelain du Désert, et gouverneur de BretagneEn l'absence de de Bretagne.. Il fut ainsi nommé au baptême par , duc de Bretagne, son oncle, prit, en succédant à son frère aîné, le nom de Guy suivant la loi de sa maison.

Pierre Le Baud, rappelle que dès le début du , le comte aimait les bons chantres et musiciens dont il entretenait plusieurs à ses despens.

Sa position de grand féodal fortuné, impliqué dans les conflits de succession en Bretagne, le plonge au cœur des antagonismes de la guerre de Cent Ans. Son nom est uni à ceux de Bertrand du Guesclin et de . On doit remarquer que tous les trois appartenaient à la maison de Laval : en était le chef ; Olivier de Clisson avait pour femme Catherine de LavalPar le contrat de mariage de Clisson, il fut dict et convenu qu'au cas que par faute d'hoir procréé dudict seigneur de Laval, la maison de Laval tombast à la dicte Catherine, ledict seigneur de Clisson prendroit le nom, cry et armes de Laval. et du Guesclin, Jeanne de Laval-Tinténiac, cousine et future femme de .

Histoire La Guyenne Malgré ses liens l'attachant à la Bretagne, il se tient écarté de la Guerre de Succession de Bretagne jusqu'en 1356. Il demeure en Guyenne, gardant plusieurs places appartenant à sa femme. Le douaire d'IsabeauAndré Duchesne, Histoire de la maison de Montmorency, ., sa belle-sœur fut à la mort de de Laval, et à la suite d'un accord signé à Château-Gontier, assigné sur les terres d'AcquignyPremière moitié., de Sainte-Marguerite, de CrèvecœurCette baronnie de Crèvecœur, qui resta longtemps unie à celle d'Acquigny, avait son chefmois situé sur la rivière d'Eure, près de La Croix-Saint-Leufroy et de Frego, en Normandie. Au même moment, des guerres désolaient la Normandie à cette époque, le château d'Acquigny fut pris par le parti de .

Guerre de Succession de Bretagne La Guerre de Succession de Bretagne ne s'arrête pas, la veuve de Montfort, Jeanne la Flamme, reprenant la lutte au nom de son fils, le futur . Rennes est à nouveau assiégée en 1357, par le duc de Lancastre, l'événement étant resté célèbre de par la présence de Bertrand Du GuesclinDaniel Pichot, La naissance d'une capitale, in Histoire de Rennes, PUR, ..

Après la Bataille de Poitiers en 1356 dans lequel est fait prisonnier, se jette dans Rennes avec le vicomte de Rohan et d'autres seigneurs, pour défendre cette place assiégée par le Henry de Grosmont, duc de LancastreDom Morice, Histoire de Bretagne. , .. Cette opération est sans doute effectuée pour Couanier de Launay sur la demande de son oncle Pierre de Laval, alors évêque de Rennes.

Par la suite, Bertrand Du Guesclin est fait prisonnier par John Chandos, chef de l'armée anglaise. Sa rançon est de . Le roi de France paie , de Laval répond du resteCouanier de Launay, Histoire de Laval, 818-1855, ..

Sa mère Béatrix de Bretagne lui apporta, le , les de rente qui lui appartenaient sur les recettes des foires de Champagne : rente que, le , il céda à Olivier de Clisson, en sa qualité de mari de Béatrix de Laval, sœur de Guy, et dont la donation fut confirmée par lui et sa mère le Essai sur l'histoire de la ville de Vitré et de ses seigneurs, Louis François Du Bois. Le , , assisté d'un grand nombre de seigneurs, consentit à ce que les ermites de l'ordre de Saint-Augustin demeurent à perpétuité à Guinefolle, dans le faubourg de Vitré, et y possèdent des maisons, des jardins et d'autres propriétés.

Après que le prieuré de Cunault eut été repris sur les Anglais par et Bertrand Du Guesclin, il en avait eu la garde avec Geoffroy de Bresé, chevalier poitevin. Le , écrit d'Avignon au duc d'Anjou d'user de tout son pouvoir pour obtenir la restitution du prieuré au titulaire Jean de Durfort, parent d'Hugues, cardinal diacre de Sainte-Marie in Porticu. Il fait la même demande, le de la même année, en faveur de Guy du Pin, son chapelain, pourvu alors du prieuré.

Le chartrier de la RoëVol. 183, f. 17. contient aussi du sire de Laval et de Chasteaubrient un acte donné à Vitré, sous son signet le , par lequel il donne à Guillaume de la Fontaine et à Olivier du Boishamon, commission de s'informer de la légitimité d'une rente de 20 s. sur la coustumerie de Marcillé dont les chanoines de la Roë réclamaient les arréages depuis neuf ans.

Pour l'Art de vérifier les datesChronologie historique des sires, puis comtes de Laval, 1784, , . C'est uniquement dans l'édition publiée par Nicolas Viton de Saint-Allais, que l'histoire de sires, puis comtes de Laval est racontée., quoique les guerres continuaient en Bretagne, il ne paraît pas que de Laval y ait pris beaucoup de part jusqu'à la bataille d'Auray.

fut aussi sollicité par pour ramener la paix entre Jeanne de Penthièvre, duchesse de Bretagne et Jean de Montfort. C'est un fait à relever pour préciser le rôle de dans cette longue lutte où sans doute, suivant les instructions du pape, le sire de Laval chercha, mais inutilement, à pacifier les deux partis, Lettres d', n. 973, 1.344, 1.345, 1.430..

Avec Du Guesclin En 1370, comme les Anglais couraient la France sous la conduite de Robert Knoles, le roi lui donna commission de lever deux compagnies d'hommes d'armes pour s'opposer aux passages et ravages de ces ennemis. En même temps, le roi rappela Bertrand du Guesclin et le mit à la tête de son armée avec le titre de connétable.thumb|Du Guesclin est fait connétable par le roi

thumb|left|Bataille de Pontvallain et couronnement de Apprenant le retour de Bertrand du Guesclin, les troupes anglaises s'étaient éloignés de Paris et se dirigeaient vers la Bretagne, pour y prendre leurs quartiers d'hiver. Le , lors de la bataille de Pontvallain, le connétable de France Bertrand Du Guesclin, opérant par surprise, défait les troupes anglaises de Robert Knolles commandées par son lieutenant Thomas Granson, permettant ainsi la libération (pour quelque temps) de la province du Maine et des forteresses angevines tenues par les Anglais. Robert Knolles dut alors se replier en Bretagne. Cette défaite des Anglais est due en grande partie à la valeur de de Laval ; et le roi le reconnut lui-même par le don qu'il lui fit de quatre mille livres d'or avec une pension de trois cents livres par mois pour son étatArchives de Laval, et chambre des comptes de Paris..

suit en 1371 Bertrand Du Guesclin en Poitou. Il prend part aux conquêtes que le Connétable effectue sur les Anglais. Contrairement aux habitudes de la chevalerie française, Du Guesclin ne procède pas par grandes campagnes avec tout l'ost français, mais préfère reconquérir méthodiquement des provinces entières, assiégeant château après château. Il va chasser les Anglais de la Normandie, de la Guyenne, de la Saintonge et du Poitou.

Georges Minois, historien du Moyen Âge, qualifie ainsi les victoires et la reconquête menées par Bertrand Du Guesclin : « Certes, il ne conduit qu'une petite troupe de quelques centaines d'hommes, mais il obtient avec eux des résultats plus importants qu'avec une grosse armée, coûteuse, lourde, encombrante et lenteDu Guesclin de Georges Minois, édition Fayard, 1993, .. » Cette tactique victorieuse est menée pour trois raisons majeures : Premièrement, est avare de son argent, le connétable doit se contenter de peu de moyens ; Deuxièmement, cela lui permet de tirer le maximum de ses maigres effectifs : il a obtenu plus de résultats en un mois de campagne () que Robert Knollys, le meilleur capitaine d', en six ; Troisièmement, ce type de guerre, guerre d'embuscades, autrement dit, guérilla avant l'heure, est la mieux adaptée aux circonstances, puisqu'il s'agit de reprendre des châteaux dispersés, qui commandent routes et carrefours ; son petit groupe, mobile, souple, avec un noyau d'élite bretonDont les sires de Laval ( de Laval, de Rohan et Clisson., bien soudé, anticipe les actions des « commandos » du en frappant vite, à l'improviste, en restant insaisissable, en entretenant l'insécurité chez l'ennemi et en le décourageant petit à petit. Cette stratégie s'avère très payante.

Au commencement de 1373, toutes les régions comprises entre la Loire et la Garonne reconnaissent l'autorité de . Les sires de Laval, de Clisson et de Rohan reçoivent enfin la reddition de la Roche-sur-Yon, qu'ils assiègent depuis près d'un anDom Morice, Dom Lobineau.. Après cette campagne militaire, ces seigneurs retournent dans leurs possessions.

En 1374, Du Guesclin se marie avec Jeanne de Laval, cousine de , ajoutant ainsi à la fraternité d'armes, un lien familial.

Marche contre de Bretagne En 1373, , duc d'Anjou, gendre de Jeanne de Penthièvre, duchesse de Bretagne, et du Guesclin, rentrent en Bretagne avec de grandes forces, dans la vue de punir le duc de ses pratiques secrètes avec l'Angleterre.

Laval se joint aux seigneurs bretons soulevés contre de Bretagne ; et, tandis que le vicomte de Rohan s'empare de Vannes, et Clisson d'autres villes, marche contre Rennes dont il se rend maître. fait continuer les travaux commencés par de Bretagne pour la construction de Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Rennes, fondée à la suite de la bataille d'Auray. Le chœur et une partie des dortoirs et des cloîtres sont achevés par ses soins.

Ces échecs obligent de Bretagne à se retirer en Angleterre. Le but du roi est de réunir le duché de Bretagne au domaine royal de France comme un moyen assuré d'établir la tranquillité du royaume, avec promesse de faire bonne part aux seigneurs alliés ; et, pour cela, il leur demande les places et forteresses qu'ils y possèdentBertrand d'Argentré indique le vicomte de Rohan et Clisson commencent à prêter l'oreille à ces offres, mais que de Laval répond .

Devant les manœuvres de , de Laval, dans une conférence qu'il tient en son hôtel avec les deux autres seigneurs, leur remontre la conséquence de la prétention du roi Bertrand d'Argentré, Histoire de Bretagne.. rappelant tous les avantages dont ils seraient privés par la réduction de la Bretagne en simple province du royaume de France. Le résultat de cette allocution est le prompt départIls quittent la cour sans dire adieu, et se retirent dans leurs places, sous prétexte de les garder et de pourvoir aux besoins de la Bretagne menacée par les Anglais des barons pour la Bretagne. Le retour de de Bretagne , débarque avec des troupes anglaises à Dinard le dans un climat d'allégresse et reprend le contrôle du duché. Les seigneurs de Laval, de Châtillon et du Guesclin informent de ce retour le duc d'Anjou. La lettre de Dom Morice, Preuves, col. 226, 227. exprime la confiance que lui inspirent les premières déclarations du duc et l'espoir de voir promptement la Bretagne purgée d'Anglais.

Une trêve est signée avec la France dès le . Les Anglais prennent quatre places fortes maritimes et dix châteaux, places fortes stratégiques, pour garantir la dette contractée par pour cette reconquête de son duché Ce « retour triomphal » du duc de Bretagne en ses terres est le thème de la chanson traditionnelle An Alarc'h (« Le cygne » en breton), qui est reprise par différents artistes contemporains comme symbole de l'indépendance bretonne, notamment Gilles Servat et Alan Stivell. En les représentants des États, dont est au premier rang, inquiets de la présence anglaise envoient une supplique au roi afin qu'il accorde son pardon au duc et lui permette de conserver son héritageJean-Pierre Leguay & Hervé Martin op.cit 128.