La première bataille de ChâtillonUn second combat aura lieu le , ou combat de Châtillon, eut lieu le , pendant la guerre franco-prussienne. Les troupes françaises sous les ordres du général Auguste-Alexandre Ducrot lancèrent une attaque sur la redoute de Châtillon, évacuée la veille.

But Le , le général Trochu, gouverneur de Paris, donne l'ordre au général Ducrot d'abandonner la redoute de Châtillon.

Cet abandon eut pour conséquence de permettre à l'état-major allemand d'achever au plus vite l'investissement de la capitale en contournant Paris, à l'ouest, en suivant la vallée de la Bièvre, et en se dirigeant sur Versailles par les bois de Verrières, Meudon et Clamart.

Surmontant les réserves de Trochu, qui s'en tenait à sa doctrine d'une défense de Paris reposant uniquement sur la ligne des forts, le général Ducrot avait obtenu gain de cause pour empêcher l'adversaire d'occuper le plateau de Montretout-Châtillon, position stratégique qui dominait, à bonne portée les forts de Vanves et d'Issy.

Ordre de bataille Forces françaises régiment de marche, formé du des , et d'infanterie de ligne qui eut 1 officier blesséÉtat nominatif, par affaires et par corps, des officiers tués du 15 septembre 1870 au 12 février 1871 d'Aristide Martinien. régiment de marche, formé du des , et d'infanterie de ligne qui eut 1 officier tué et 1 officier blessé. régiment de marche, formé du des , et d'infanterie de ligne qui eut 1 officier tué et 3 officiers blessés. régiment de marche, formé du des , et d'infanterie de ligne qui eut 1 officier blessé. régiment de marche, formé du des , et d'infanterie de ligne qui eut 2 officiers tués et 8 officiers blessés. régiment de marche, formé du des , et d'infanterie de ligne qui eut 1 officier blessé. régiment de marche, formé du des , et d'infanterie de ligne qui eut 1 officier blessé. du bataillon de chasseurs à pied qui eut 1 officier blessé. Régiment de marche de zouaves, qui était formé d'un bataillon des 1, et de zouaves qui eut 1 officier mort des suites de ses blessures et 1 officier blessé. régiment de gendarmerie (cavalerie), formé à 6 escadrons qui eut 4 officiers blessés.. régiment de marche de cuirassiers, formé des cent-gardes (), des carabiniers de la Garde et des cuirassiers de la Garde ( et ) et du () qui eut 1 officier blessé. batterie du régiment d'artillerie qui eut 1 officier blessé. batterie du régiment d'artillerie qui eut 1 officier blessé. batterie du régiment d'artillerie qui eut 2 officiers blessés.

La bataille Vers 2 heures du matin, la grand'Garde de la « Grange-Dame-Rose », à Vélizy, est subitement attaquée par une reconnaissance d'une centaine de fantassins bavarois appuyés par un peloton de dragons. Après une faible résistance les zouaves se replient, laissant 12 morts et 34 prisonniers entre les mains de l'ennemi, qui n'ose toutefois pousser plus loin son avancée.

Le , à 5 heures du matin, le général Ducrot engagea le sur trois colonnes, protégées par un épais brouillard. À 7 heures, 72 canons français ouvrent une vive canonnade vers les bois. Surpris, les Allemands commencent à céder du terrain et se retranchent dans les bois de Verrières. À 7h30, l'artillerie ennemie apparaît à la lisière du bois et réplique. Les Français s'apprêtaient à lancer un assaut décisif, lorsqu'ils reçurent l'ordre de se replier.

En effet, la division Caussade, qui constituait l'aile droite, était en pleine débandade. Le de marche qui était en tirailleur dans les sous-bois se trouve au contact avec les Prussiens donnant lieu à une fusillade extrêmement vive. Arrive un bataillon de mobile de la Seine qui commence aussi à tirailler. Il s'ensuit un certain désordre et les Prussiens s'emparent d'une position où ils amènent immédiatement leur artillerie qui envoie une grêle d'obus et de boulets. Les conscrits, qui composaient le bataillon de mobile, furent pris de panique, et aux premiers sifflements des obus ils se couchèrent par terre, pendant que l'infanterie prussienne avançait toujours. À 9 heures, la première ligne française s'était repliée sous les forts de Montrouge et de Vanves.

Toute offensive étant devenue impossible et les Allemands gagnant du terrain, il fallut dès 8 heures se résigner à la retraite sous la protection de l'artillerie. Le bavarois se heurta toutefois jusqu'au milieu de l'après-midi à une forte résistance française. À l'extrémité nord du plateau où était située la redoute de Chatillon, que le général Ducrot espérait encore conserver.

Il dut évacuer la position en apprenant que non seulement la division Caussade, sur sa droite avait regagné Paris, mais que la division de Maussion, sur sa gauche, avait également abandonné ses positions de Bagneux et Fontenay-aux-Roses. Il ne lui restait plus qu'à se replier sur Montrouge. Si les 72 pièces d'artillerie françaises avaient tiré dans la journée près de de canon, le véritable engagement avait été assez bref et les pertes ne furent pas trop élevées.

Bilan Le , le général Trochu craignant une attaque en force de la capitale fait évacuer les positions extérieures de la ceinture des forts, et dynamiter les ponts de Billancourt, de Sèvres, de Saint-Cloud, d'Asnières, de Clichy et de Saint-Ouen

Bibliographie et sources Louis Jezierski : Combats et batailles du siège de Paris, septembre 1870 à janvier 1871 Pierre Lehautcourt : Histoire de la guerre de 1870-1871. 2, 6 : Châtillon, Chevilly, La Malmaison (7 août-27 octobre 1870)

Notes et références

Articles connexes Siège de Paris (1870-1871) Chronologie du siège de Paris (1870-1871) Deuxième bataille de Châtillon

Chatillon 187009 Chatillon 187009 Catégorie:Histoire des Hauts-de-Seine Catégorie:Histoire de l'Île-de-France Catégorie:Septembre 1870 Chatillon 187009