Louis Camus de MoulignonSon brevet d'officier de la LH, né le à Châlons-en-Champagne et mort le à Witebsk (Biélorussie), est un général français de la Révolution et de l’Empire. Il épouse Marguerite Gallot, décédée le , inhumée au cimetière de l'ouest à Châlons-en-Champagne.
États de service
Il est fils de laboureur et de son épouse Anne Pavaut de la paroisse Saint-Jean. Il s’engage comme grenadier dans le régiment d'Aunis le , et il fait les campagnes de 1782 et 1783 sur les côtes de Brest, sous les ordres du général Langeron. Il devient caporal le , sergent le suivant, fourrier le , et sergent-major le .
Le , il passe sous-lieutenant quartier maitre et le , il reçoit ses épaulettes de lieutenant au régiment d’Aunis, avec lequel, il fait les campagnes de 1792 et 1793, à l’armée des côtes. Le , il reçoit son brevet de capitaine, et celui de chef de bataillon le au de volontaires de la Manche.
Il est nommé chef de brigade le , et il est chargé de commander la d’infanterie de ligne. Il fait sous les ordres des généraux Aubert-Dubayet et Hoche les guerres de l’an III et de l’an IV à l’armée de l’Ouest. Le , il est placé en qualité de surnuméraire dans la d’infanterie de ligne, puis en tant que titulaire dans la de ligne le , et dans la le .
De l’an IV à l’an IX, il effectue sa carrière aux armées d'Angleterre, du Rhin et d'Helvétie. Il est blessé d’un coup de feu dans la poitrine le , au combat de Muttenthal. Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur le , puis promu officier le .
Il devient général de brigade le , et électeur du département de la Marne. Affecté à l’armée d'Italie, il rejoint l'armée de Naples en 1806, et il reçoit le commandement de Leucade (appelée Sainte-Maure à l'époque), dans les îles Ioniennes. Le , une division de vaisseaux anglais entre dans le port, et les troupes albanaises abandonnent les rangs français, ce qui oblige la garnison française à se retirer dans la forteresse. Attaqués dans leurs retranchements, ils se défendent avec une grande intrépidité, mais le feu meurtrier de l’ennemi et l’incendie d’un magasin de biscuit leur enlèvent bientôt tout moyen de résistance.
Obligé de capituler, il est fait prisonnier, et il est libéré sur parole le . Débarqué à Ancône le , il est convoqué à Paris par le ministre de la Guerre pour rendre compte de sa conduite. Accusé de s'être rendu avant d'avoir épuisé tous les moyens de résistance, il est innocenté après deux ans de procédure.
Il reprend du service le , comme commandant de la de la d’infanterie du de la Grande Armée, et il participe à la campagne de Russie. Il est fait prisonnier le , à Borissov pendant la bataille de la Bérézina, et il meurt en captivité à Witebsk le . vignette|droite|180px|Son médaillon sur la colonne des châlonnais célèbres du cimetière de l'est.
Décoration
Notes et références
Sources
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Catégorie:Général du Premier Empire promu en 1805 Catégorie:Naissance en mars 1760 Catégorie:Naissance à Châlons-en-Champagne Catégorie:Décès en avril 1813 Catégorie:Décès à Vitebsk Catégorie:Militaire français mort au combat lors des guerres napoléoniennes Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1804 Catégorie:Décès à 53 ans