Les relations entre l'Allemagne et l'Union européenne (UE) sont des relations verticales impliquant l'organisation supranationale et un de ses États membres.
L'Allemagne de l'Ouest (RFA) est l'un des États fondateurs de la CECA en 1952 avec cinq autres États et l'Allemagne de l'Est (RDA) a été intégrée à la CEE peu après la réunification allemande en 1990Traité d'unification, lire en ligne (traduction)..
Historique Sous le mandat de Konrad Adenauer (1949-1963)
Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les initiatives en faveur d'un rapprochement des peuples d'Europe se multiplient ; pour Konrad Adenauer, la mise en commun des productions du charbon et de l'acier telles que promue par Jean Monnet et Robert Schuman apparaît comme un et d'agir en faveur d'une intégration politique plus poussée...
Sous le mandat de Ludwig Erhard (1963-1966)
Sous le mandat de Kurt Georg Kiesinger (1966-1969)
Sous le mandat de Willy Brandt (1969-1974)
Sous le mandat de Helmut Schmidt (1974-1982)
Sous le mandat de Helmut Kohl (1982-1998)
Le , le Tribunal constitutionnel fédéral rend à arrêt donc le contenu permet une implication plus importante de l’Allemagne dans l'établissement d'une politique européenne de sécurité et de défense.
Sous le mandat de Gerhard Schröder (1998-2005) Premier mandat (1998-2003)
La crise au Kosovo et l'intervention militaire sous l’égide de l’OTAN en 1999, ont entraîné au niveau européen des discussions et repositionnement nationaux vis-à-vis de la PESD. En Allemagne, cette crise fut la première où des soldats allemands furent déployés depuis la Seconde Guerre mondiale. La nature de l'opération fit l’objet de débats entre intervention militaire ou humanitaire. La réforme de l’armée allemande qui s'ensuivit entraîna son adaptation afin de se conformer aux missions de Petersberg, lesquelles avaient été inscrites dans le traité sur l’Union européenne.
Toutefois, en 2000, le ministre allemand de la Défense, Rudolf Scharping, estime que l’OTAN reste l'élément essentiel à la sécurité de l’Europe et que le développement d'une politique de sécurité européenne ne doit pas se faire en concurrence avec l’OTAN.
Deuxième mandat (2003-2005)
Sous le mandat d'Angela Merkel (depuis 2005)
Premier mandat (2005-2009)
L'arrivée au pouvoir d'Angela Merkel en 2005 est marqué par la volonté de rappeler son attachement au moteur franco-allemand de la construction européenne. Son objectif est alors de redéfinir cet axe afin qu'il ne soit plus et .. En parallèle, elle exprime son opposition à l'adhésion turque à l'Union européenne.
Deuxième mandat (2009-2013)
Troisième mandat (2013-2017)
En , alors que la crise de la gestion du flux migratoire s'intensifie en Europe, la Angela Merkel ouvre les frontières aux migrants situés en Hongrie afin de prévenir une crise humanitaire..
Quatrième mandat (depuis 2017)
Le quatrième mandat d'Angela Merkel a commencé tardivement, le , après de longues négociations ayant conduit à la formation d'une entre l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU), le Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) et l'Union chrétienne-sociale en Bavière (CSU). Les élections fédérales allemandes de 2017 avaient notamment entraînée l'arrivée des membres de l'AfD au Bundestag.
Rapport entre le droit de l'Union européenne et le droit allemand Loi fondamentale
Les traités européens sont ratifiés, à l'instar des autres traités internationaux, par le Bundestag et le Bundesrat. Bien que tous les traités ne nécessitent pas la ratification du Bundesrat, il préserve un moyen de pression sur le gouvernement fédéral en matière européenne afin d'obtenir des garanties, notamment en ce qui concerne leurs compétences respectives de la Loi fondamentale.
Dans le cas spécifique de l'Union européenne, la participation de l'Allemagne est autorisée par l'article 24(1) qui dispose :
En termes de hiérarchie des normes, l'Allemagne considère que le droit international n'est pas considéré comme distinct du droit interne allemand de la Loi fondamentale.
La principale problématique qui s'est posé entre les traités européens et la loi fondamentale allemande était la crainte que les institutions européennes enfreignent les principes fondamentaux (les droits de l'homme mais également la structure et la nature de l’État, etc.) qui y sont inscrits. Cependant, l'article 79(3) exclut toute possibilité de modification de ces dispositions de la Loi fondamentale. Cette même disposition protège la souveraineté des Länder. Ainsi, alors que les affaires étrangères sont théoriquement la compétence du gouvernement fédéral, l'accord de Lindau (1957) puis des évolutions datant de 1968, garantissent la participation des Länder lorsque leurs compétences sont affectées.
Transposition
Positionnement thématique Défense Le positionnement allemand dans les questions de défense a longtemps été influencé par l'histoire. Ce n’est que le que le Tribunal constitutionnel fédéral a autorisé l’envoi de soldats allemands hors du territoire dans le cadre d'opérations militaires extérieures. Cet arrêt établit des conditions à la participation des troupes allemandes : tout d'abord, l'adhésion de l'Allemagne a une zone de sécurité collective impliquant la participation complète des forces armées allemandes doit être approuvée par une loi d'intégration adoptée par le Bundestag ; puis une réserve parlementaire impliquant qu'avant chaque engagement, le Bundestag doit approuver l'envoi de troupes par l'adoption d'une résolution simple.
L'Allemagne reste toutefois une puissance civile et souhaite développer l’aspect de prévention des conflits. Par ailleurs, l'Allemagne reste alors profondément attachée à l'OTAN, estimant que le développement de la PESD ne doit pas faire concurrence aux mécanismes en place au niveau de l’OTAN.
Selon la terminologie employée par Dumoulin, Mathieu et Gordon, l', à savoir l'incapacité des Européens à intervenir afin de protéger et faire cesser le conflit, fut primordial sur l'évolution de la position allemande après 1999.
Positionnement vis-à-vis de l'Union européenne thumb|upright=1.5|Bâtiment de la représentation de la Bavière auprès de l'UE à Bruxelles.
Opinion publique
Partis politiques
Partis eurosceptiques
L'ancien Parti du socialisme démocratique était un parti contre l'actuelle forme que prend la construction européenne. Dissout en 2007, il continue d'exister au travers du parti Die LinkePage « International » du parti membre du parti de la gauche européenne qui s'était prononcé contre le projet de constitution européenne.
Un nouveau parti a été fondé en sous le nom Alternative pour l'Allemagne.
Notes et références Notes
Référénces
Voir aussi
Articles connexes Euro en Allemagne Présidence allemande du Conseil de la Communauté économique européenne en 1958 Présidence allemande du Conseil de la Communauté économique européenne en 1961 Présidence allemande du Conseil de la Communauté économique européenne en 1964 Présidence allemande du Conseil des Communautés européennes en 1967 Présidence allemande du Conseil des Communautés européennes en 1970 Présidence allemande du Conseil des Communautés européennes en 1974 Présidence allemande du Conseil des Communautés européennes en 1978 Présidence allemande du Conseil des Communautés européennes en 1983 Présidence allemande du Conseil des Communautés européennes en 1988 Présidence allemande du Conseil de l'Union européenne en 1994 Présidence allemande du Conseil de l'Union européenne en 1999 Présidence allemande du Conseil de l'Union européenne en 2007 Présidence allemande du Conseil de l'Union européenne en 2020
Bibliographie
Liens externes Site de la représentation permanente de l'Allemagne auprès de l'Union européenne.
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