L'Agglomération de Fribourg (Agglomeration Freiburg en allemand ; surnommée également Agglo) est une structure intercommunale, constituée en 2008 autour de la ville de Fribourg en Suisse. Elle comprend 10 des 42 communes formant le territoire de l'agglomération fribourgeoise en 2000, selon les critères de l'Office fédéral de la statistique Espace urbain - Canton de Fribourg, office fédéral du développement territorial, consulté le 12 mars 2012.. Ces dernières sont situées dans le district de la Sarine (Avry, Belfaux, Corminboeuf, Fribourg, Givisiez, Granges-Paccot, Marly, Matran, Villars-sur-Glâne) et le district de la Singine (Guin).

Généralités L'Agglomération de Fribourg est une institution politique supra-communale qui assume des tâches d'intérêt régional dans les domaines suivants : l’aménagement du territoire, la mobilité, la protection de l’environnement, la promotion économique, la promotion touristique et la promotion des activités culturellesSite de l'agglo, agglo-fr.ch. Les citoyens ont accepté les statuts de l'Agglomération le . Toutes les communes les ont approuvés, sauf la commune alémanique de Guin. Les dix communes membres sont : la ville de Fribourg et les communes voisines d'Avry, Belfaux, Corminboeuf, Guin, Givisiez, Granges-Paccot, Marly, Matran ainsi que Villars-sur-Glâne, qui totalisent une superficie de .

Démographie L'Agglomération de Fribourg avait en 2016. Le graphique résume l'évolution de la population (Avry, Belfaux, Corminboeuf, Guin, Fribourg, Givisiez, Granges-Paccot, Marly, Matran et Villars-sur-Glâne) entre 1850 et 2016 :

Organisation de l'Agglo L'Agglomération de Fribourg dispose d'un législatif (Conseil d'agglomération) et d'un exécutif (Comité d'agglomération).

Conseil d'agglomération Le Conseil d'agglomération est l'organe législatif de l'Agglomération de Fribourg. Il est composé de maximum 59 représentants des communes membres. Les membres du Conseil d'agglomération sont élus par l'Assemblée communale ou le Conseil général des communes membres, pour une législature de cinq ans.

Législature 2008-2011 Les membres du Conseil d'agglomération élus dans toutes les communes membres au courant des mois d'août et sont restés en fonction jusqu'en 2011.

Législature 2011-2016 La séance de constitution du Conseil d’agglomération pour la législature 2011 – 2016 a eu lieu le . Les conseillers sont restés en fonction jusqu'en 2016. Législature 2016-2021 La séance de constitution du Conseil d’agglomération pour la législature 2016 – 2021 a eu lieu le . Les conseillers sont restés en fonction jusqu'en 2021. Législature 2021-2026 La séance de constitution du Conseil d’agglomération pour la législature 2021 – 2026 a eu lieu le . Les conseillers restent en fonction jusqu'en 2026.

Comité d'agglomération Le Comité d'agglomération est l'organe exécutif de l'Agglomération. Il dirige celle-ci de manière collégiale. Le travail est divisé en dicastères entre les membres du Comité. Le Comité est composé de 12 représentants des communes membres qui sont élus par le Conseil d'agglomération. Chaque commune dispose d'un représentant, à l'exception de Fribourg qui en compte trois.

Législature 2008-2011 Les membres du Comité de la première législature ont été élus le . Législature 2011-2016 Les membres du Comité de la législature ont été élus le . Législature 2016-2021 Les membres du Comité de la législature ont été élus le . Législature 2021-2026 Les membres du Comité de la législature ont été élus le .

+Comité d'agglomération (2021-2026)NomFonction communaleDicastèreBernard ClercConseiller communal PS de MarlyPromotion économique, touristique et culturelleEliane Dévaud-ScibozVice-syndique sans parti de AvryAménagement du territoire, environnement et mobilitéFrancine DefferrardConseillère communale Le Centre Fribourg de Villars-sur-GlâneAménagement du territoire, environnement et mobilitéElias MoussaConseiller communal PS de FribourgAménagement du territoire, environnement et mobilitéUrs HauswirthSyndic PS de DüdingenAménagement du territoire, environnement et mobilitéEric MennelConseiller communal PS de GivisiezAménagement du territoire, environnement et mobilitéAnne-Elisabeth NobsSyndique PDC de CorminboeufFinances et ressources humainesPierre-Olivier NobsConseiller communal Centre Gauche-PCS de FribourgPromotion économique, touristique et culturelleChristophe PierretConseiller communal PS de MatranPromotion économique, touristique et culturelleRené SchneuwlySyndic PDC de Granges-PaccotPrésidenceThierry SteiertSyndic PS de FribourgVice-présidence - Finances et ressources humaines

Histoire

Chronologie 1974 : La loi sur les fusions de communes est repoussée par voix contre .

Années 1990 : Une motion déposée par le député socialiste John Clerc demande l'intégration dans la loi de la notion d'agglomération. Elle est acceptée le par le Grand Conseil ( contre 21 et 22 abstentions) contre l’avis du Conseil d’État. : Le Conseil d'État dépose son message. : Le Grand Conseil adopte la loi sur les agglomérations (LAgg). Un palier démocratique inédit, entre l'étage des communes et celui du canton est créé. Pour mieux faire passer son texte, le législateur n'a pas prévu de volet fiscal. : Entrée en vigueur de la LAgg. : Les partis de gauche de Belfaux, Corminboeuf, Fribourg, Marly et Villars-sur-Glâne lancent des initiatives qui demandent au Conseil d'État de définir le périmètre provisoire de l'agglomération.

Années 2000 : Le Conseil d’État met en consultation le périmètre de la future agglomération : trois variantes à 5, 7 et 14 communes sont proposées. : Les Conseils généraux de Fribourg et de Villars-sur-Glâne votent une résolution de soutien à l’agglomération. Ils se prononcent également en faveur de la création d’une communauté économique régionale. : Un attelage à dix est choisi par le Conseil d’État pour conduire le projet : Fribourg, Givisiez, Granges-Paccot, Marly, Villars-sur-Glâne, Guin, Tavel, Belfaux, Corminboeuf et Grolley, soit pour un territoire de . : La pétition de citoyens marlinois « agglosceptiques » aboutit. Au vote, le non l’emporte par 58 %. Les pétitionnaires étaient déjà intervenus au Tribunal fédéral. : Guin et Tavel apportent leur soutien au recours déposé par Marly au Tribunal fédéral contre le processus d’agglomération. Le recours sera rejeté en . Après les élections communales du : Désignation des délégués des communes à l’Assemblée constitutive, suivie de recours de formations politiques évincées à Villars-sur-Glâne, Marly et Fribourg. : Le préfet Nicolas Deiss admet les recours. De nouvelles élections ont lieu dans les Conseils généraux des communes concernées. : Après plusieurs reports, l’Assemblée constitutive tient sa première séance en présence de M. Pascal Corminboeuf, président du Conseil d’État. : Le syndic Dominique de Buman annonce devant le Conseil général de la ville de Fribourg que la consultation entreprise par la ville au sujet d’une fusion révèle que seule la commune de Corminboeuf est favorable à une fusion. Les communes de Marly, Villars-sur-Glâne et Granges-Paccot se montrent décidées à poursuivre le processus de formation de l’Agglomération. Givisiez critique l’Agglomération et envisage une fusion « échelonnée dans le temps ». Les petites communes hors agglomération affichent leur opposition à une fusion. Des discussions entre cinq syndics ont lieu au sujet d’une troisième voie qui verrait cinq communes fusionner par étapes. : Les présidents des trois commissions présentent leurs rapports devant l’Assemblée constitutive, fruit de nombreuses séances. L’Assemblée réserve un bon accueil à ces rapports. : L’Assemblée constitutive décide, à l’unanimité des présents, de poursuivre les travaux sur la base du modèle Agglo A-7 comprenant les domaines d’activités suivants : l’aménagement (politique d’urbanisation, définition des paramètres), les transports (politique et planification de la circulation), l’environnement (politique et planification de l’environnement), l’économie (promotion économique), le tourisme (promotion touristique), la culture (planification de la politique culturelle et promotion de la création, construction et gestion des salles de spectacles), les sports (promotion sportive et planification des infrastructures). : L’Assemblée constitutive retient les domaines d’activité suivants : aménagement du territoire, transports, environnement, développement économique, promotion touristique, culture et sport. : L’Assemblée constitutive limite les buts de l’Agglomération aux cinq objectifs les moins contestés : aménagement régional, transports, environnement, promotions économique et touristique, promotion des activités culturelles. Les sports disparaissent comme les infrastructures culturelles. : le renouvellement des élections communales entraîne des modifications dans la composition de l’Assemblée constitutive et de ses organes. : Avry et Matran décident de se joindre à l’agglomération et sont acceptées à l’unanimité par l’Assemblée constitutive. Le nouveau périmètre se rapproche de celui de la CUTAF. : le PRD singinois dépose une motion populaire pour faire modifier deux articles de la LAgg. Il estime que les communes de Tavel et de Guin seront mises en minorité dans l’Agglomération. : l’Assemblée constitutive accepte la sortie de Grolley. : La LAgg est modifiée : une tâche nouvelle ne pourra être décidée qu’à l’unanimité des communes membres. Un point controversé fut la question de savoir si les nouvelles tâches importantes à confier, le cas échéant, à l’Agglomération constituée nécessitaient l’unanimité des communes membres ou la majorité, voire une majorité qualifiée. Le Grand Conseil a tranché en faveur de l’unanimité, "atténuée" toutefois par les compétences de surveillance du Conseil d’État en matière de collaboration intercommunale, suivant en cela l’avis du Conseil d’État et de la commission parlementaire. Une série d’autres dispositions de la révision consistaient à harmoniser la loi sur les agglomérations avec la loi révisée sur les communes. La loi adaptée sur les agglomérations pourra dès lors entrer en vigueur avant le scrutin populaire du . : Une association « fusion 2011 » lance dans cinq communes une demande d’initiative en vue de la fusion de 5 communes : Fribourg, Villars-sur-Glâne, Givisiez, Granges-Paccot et Corminboeuf. Les signatures valables déposées en sont au nombre de . La question de savoir si le Conseil général ou l’Assemblée communale doit encore se prononcer avant que le Conseil communal ne reçoive la mission de conclure une convention de fusion est controversée, d’où le recours de l’association « Fusion 2011 » auprès du Tribunal cantonal contre la décision du Préfet. : Une votation consultative à Tavel aboutit au retrait de cette commune du périmètre de l’agglomération (83 % de non). Les tentatives de faire sortir Guin du périmètre échouent. Le Conseil communal se prononce pour le maintien de la commune au sein de l’agglomération contre l’avis des sections locales du PRD et de l’UDC. : Le projet de statuts est adopté à la majorité qualifiée, soit celle du peuple des dix communes : oui contre non (72,5 % de oui) et par une majorité de 9 communes sur 10 (Fribourg et les huit communes sarinoises, mais Guin dit non à 61 %). Les communes participantes totalisent . Dès : Les communes désignent les du Conseil d’agglomération qui est l'organe législatif. À son tour, ce Conseil désignera les du Comité d’agglomération, l’organe exécutif. : Le socialiste John Clerc est élu premier Président du Conseil d’agglomération et la radicale de Guin Ursula Eggelhöfer Vice-présidente. : l’initiative Fusion 2011 est retirée. En contrepartie, les syndics des cinq communes concernées (cf. ) ainsi que celui de Marly conviennent d’étudier un projet de fusion pour 2016. La procédure devant le Tribunal cantonal est ainsi close.