Jacques Douffiagues, né le à Paris et mort dans la même ville le ., est un homme politique français et magistrat honoraire à la Cour des comptes.
Il occupa les postes de maire d'Orléans, conseiller général du Loiret, député et ministre délégué.
Biographie Jacques Douffiagues nait dans le de Paris le . Son père, Pierre Douffiagues est un ancien inspecteur des finances. Il étudie aux lycées Montaigne et Louis-le-Grand de Paris..
Il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (IEP) et ancien élève de l'École nationale d'administration (ENA), promotion Montesquieu (1964-1966).
Il est un temps membre de l'Action française..
Conseiller référendaire à la Cour des comptes, il est nommé par le préfet Paul Masson chef de la mission régionale à Orléans en 1971.
En 1976, il devient directeur de cabinet de Jean-Pierre Soisson, alors secrétaire d'Etat (PR) à la formation professionnelle dans le gouvernement Chirac I sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing.
De 1978 à 1998, il est membre du bureau politique du parti républicain et proche de François Léotard.
Il entre en 1977 au conseil municipal d'Orléans.
Il est une première fois élu député UDF-PR du Loiret en 1978, il occupe ce poste au cours de toute la VI législature jusqu'en 1981.
Il est élu conseiller général du canton d'Orléans-Bourgogne en 1979 et occupe ce poste jusqu'en 1992.
En 1980, il devient maire d’Orléans après le décès de Gaston Galloux en cours de mandat, il n'a que 39 ans. Son mandat est notamment marqué par la réalisation de la base de loisirs de l'Île Charlemagne et par la restructuration du haut de la rue de la République et du quartier de la gare d'Orléans dans le cadre de la construction du centre commercial Place d'Arc.
Il est élu député du Loiret pour la seconde fois en 1986 mais n'assure pas ce mandat. En effet, il démissionne 15 jours après son élection, remplacé par Antoine Carré, afin de devenir ministre délégué aux Transports dans le gouvernement Chirac II de 1986 à 1988 sous la première cohabitation.. Il affronte une longue grève des cheminots en et .
En 1988, il n’est pas réélu à l’Assemblée nationale, battu par le socialiste Jean-Pierre Lapaire, il annonce alors son retrait de la vie politique active. Il n'a que 47 ans. Il est remplacé au poste de maire d'Orléans par Jean-Louis Bernard.
Il retourne vivre à Paris où il s'inscrit au barreau et ouvre un cabinet de consultant et de conseil.
Sous la deuxième cohabitation et le gouvernement Balladur, entre 1993 et 1995, il est nommé président-directeur général de la Société française d'exportation de systèmes avancés (SOFRESA), un organisme chargé des ventes d'armes. En 1995, la SOFRESA signe un contrat d'un montant de dix-neuf milliards de francs avec l'Arabie saoudite portant sur la vente de trois frégates La Fayette antiaériennes assortie de la construction d'une base navale et de la formation des équipages. . Dans le cadre du « dossier Karachi », la justice française soupçonne des rétrocommissions réalisées sur ce contrat et sur un autre portant sur la vente de sous-marins au Pakistan (contrat Sawari 2).
Nommé par le président du Sénat le , Jacques Douffiagues devient membre du collège de l'Autorité de régulation des télécommunications (aujourd'hui Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) jusqu'en janvier 2007..
De 2003 à 2007, il exerce la fonction de président de l'Institut des hautes études de Défense nationale.
Jacques Douffiagues, qui souffrait de graves problèmes cardiaques, meurt après plusieurs jours de coma le dans un hôpital parisien à l'âge de 70 ans..
Il est inhumé à Fieux.
Autres fonctions Jacques Douffiagues a également présidé : La société des « Éditions techniques » de 1989 à 1994. le syndicat de la presse économique, juridique et politique ; la fédération des industries ferroviaires.
Il est maître de conférences à l'IEP de Paris de 1967 à 1976.
Décorations
50px Médaille d'honneur des chemins de fer, échelon or 50px Grand-cordon de l'ordre de la République () Le , Jacques Douffiagues est nommé au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur, au titre puis est fait chevalier de l'ordre le . Il est promu au grade d'officier le , au titre de puis est fait officier de l'ordre le . Il est promu commandeur le , au titre d'.
Il est également chevalier de l'ordre des Palmes académiques et chevalier de l'ordre du Mérite agricole.
En tant qu'ancien ministre délégué chargé des Transports, il est de droit titulaire de la médaille d'honneur des chemins de fer, échelon or.
À l'étranger, Jacques Douffiagues est grand-cordon de l'ordre de la République d'Égypte.
Ouvrages
Notes et références
Liens externes
Archives historiques du cabinet Douffiagues, ministre délégué aux Transports, sur le site du ministère français de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement interviews, déclaration et discours de Jacques Douffiagues sur le site Vie publique de la direction de l'information légale et administrative de la République française
Catégorie:Ministre de la Cinquième République Catégorie:Ministre français des Transports Catégorie:Personnalité du Parti républicain (France) Catégorie:Personnalité de l'Union pour la démocratie française Catégorie:Député du Loiret Catégorie:Député de la VIe législature de la Ve République Catégorie:Député de la VIIIe législature de la Ve République Catégorie:Conseiller général du Loiret Catégorie:Canton d'Orléans Catégorie:Maire d'Orléans Catégorie:Conseiller référendaire à la Cour des comptes Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 2005 Catégorie:Chevalier des Palmes académiques Catégorie:Chevalier du Mérite agricole Catégorie:Élève de l'École nationale d'administration (France) Catégorie:Élève du lycée Montaigne (Paris) Catégorie:Élève du lycée Louis-le-Grand Catégorie:Naissance en janvier 1941 Catégorie:Naissance dans le 13e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en octobre 2011 Catégorie:Décès dans le 14e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 70 ans