Franz Hellens est le pseudonyme de Frédéric Van Ermengem, né le à Bruxelles et mort le dans la même ville, est un romancier, poète, essayiste et critique d'art belge.
Biographie Franz Hellens est le fils du bactériologiste Émile van Ermengem (1851-1932). Jusqu'à 12 ans il vit dans la propriété de ses parents à Wetteren près de Gand. Il entre au collège jésuite Sainte-Barbe de Gand. Puis il fait des études de droit. Il obtient la licence puis, en 1905, le doctorat. N'aimant pas la profession d'avocat il devient stagiaire à la Bibliothèque Royale, puis à la Bibliothèque du Parlement, il est ensuite bibliothécaire en chef.
En 1907, il épouse Marguerite Nyst (1888-1958), fille de l’homme de lettres Ray Nyst..
Il vécut à Paris de 1947 à 1971.
Influencé par Edgar Poe, il est connu comme un des représentants majeurs de la littérature fantastique en BelgiqueCf. Jean-Baptiste Baronian, La Belgique fantastique, éditions Marabout, 1975. . Mais il fut aussi l'infatigable animateur des Lettres belges, notamment de la revue d'abord appelée Signaux de France et de Belgique puis Le Disque vert (1922-1941)Voir Pascal Pia, Au temps du Disque vert, lettres à Franz Hellens (1922-1934), textes réunis et présentés par René Fayt, Paris, IMEC, collection « Pièces d'archives », 2006. Toute la correspondance entre Hellens et Michaux a été publiée sous le titre Sitôt lus. Lettres à Franz Hellens. 1922-1952, Fayard, 1999. L'éditeur belge Jacques Antoine publia en 1971 une édition en quatre tomes reliés des numéros du Disque vert parus de 1921 à 1941.. C'est lui qui découvrit Henri Michaux, avant que Jean Paulhan ne prenne le relais. Michaux fit d'ailleurs partie du comité de rédaction de la revue Le Disque vert de 1923 à 1925, y publiant nombre de ses premiers écrits dont une partie seront repris dans Qui je fus. La revue reparaîtra de 1952 à 1954, codirigée par Franz Hellens et René de Solier. Michaux était très admiratif de Hellens, et surtout de son roman Mélusine (1920), écrivant notamment : « poète, romancier, écrivain - son œuvre est d'une diversité rare - il a écrit de tant de façons - on renonce souvent à le trouver [...] Une imagination telle qu'il n'y en a guère de semblable ; elle part de zéro et court à l'infiniHenri Michaux, « Lettre de Belgique » (1924), Qui je fus, précédé de Les Rêves et la Jambe, Fables des origines et autres textes, édition de Raymond Bellour, avec Ysé Tra, Paris, Gallimard, coll. « Poésie », 2000, p. 147.. »
L’Académie française lui décerne le prix d’Académie en 1943, le prix pour un ouvrage écrit en langue française par un étranger en 1958 et le prix du rayonnement de la langue et de la littérature françaises en 1971.
Œuvres
1906 - En ville morte, roman poétique illustré 1909 - Les Hors-le-vent, recueil de nouvelles expressionnistes 1912 - Clartés latentes. Vingt contes et paraboles 1919 - Nocturnal 1920 - En écoutant le bruit de mes talons, Éditions de la Renaissance d'Occident, Bruxelles, 1920 1920 - Mélusine ou La Robe de saphir, roman fantastique ; réédition Gallimard, 1952 1921 - Fonde la revue Signaux de France et de Belgique, qui devient en 1922 Le Disque vert, auquel collabore Henri Michaux 1922 - Bass-Bassina-Boulou (la réédition de 1936 sera illustrée par Élisabeth Ivanovsky) 1923 - Réalités fantastiques 1925 - Œil-de-Dieu 1926 - Le Naïf 1929 - La Femme partagée 1930 - Les Filles du désir 1930 - Grippe-cœur 1931 - Réalités Fantastiques Contes choisis 1909-1929 Éditions Gallimard Décembre 1931 1932 - Documents secrets, livre autobiographique 1933 - Fraîcheur de la mer Nouvelles Prix du roman, 1933) 1935 - Frédéric 1935 - La Mort dans l'Âme illustrée de bois d’Élisabeth Ivanovsky 1936 - Le Magasin aux poudres 1946 - Moreldieu 1951 - L’Homme de soixante ans 1952 - Una, poésies, 1954 - Mémoires d'Elseneur 1956 - Style et caractère, essai critique 1957 - Sainte Marie de Woluwé la misérable, Plon, Paris, 241 p. (oeuvre ré-éditée en 1975 aux Editions Jacques Antoine, Bruxelles, 239 p.), 1960 - Entre toutes les femmes, 1966 - Poétique des éléments et des mythes 1967 - Le Fantastique réel, essai 1970 - Cet âge qu’on dit grand avec frontispice de Idel Ianchelevici, Jacques Antoine (éditeur), Bruxelles 1971 - Suite. Derniers poèmes 1986 - Modigliani le Voyant illustré de gouaches d'Élisabeth Ivanovsky 2007 - Carnets d'un vieillard : L'Age et Moi.
Cinéma En 1959, Lucien Deroisy réalise Apolline, 19 minutes, fiction d'après Franz Hellens, avec Guy Lesire. Réalisme magique en costumes d'époque, tourné dans le vieux Gand. Le cinéaste réalise également Franz Hellens ou les documents secrets, 21 minutes, documentaire sur l'écrivain. Le scénario est signé René Micha. Dimitri Balachoff s'est chargé du son des deux films. Notes et références
Annexes
Bibliographie .
Iconographie Amedeo Modigliani, huile sur toile, 1919 Germaine Richier, buste, 1955
Articles connexes Littérature belge Littérature fantastique Jacques Antoine (éditeur)
Liens externes
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