Jose Domingo Restrepo Uribe, né à Medellín le Arbre généalogique de Sylvain ARNAUD hébergé sur Généanet et mort avant , est un homme politique (libéral radical), général, intellectuel, propriétaire Colombien.

Introduction À la fin du , soixante-dix ans après avoir obtenu son indépendance de l'Espagne, la république de Colombie comptait moins de cinq millions d'habitants, contrôlés par une élite d'environ trois mille propriétaires de vastes haciendas, pour la plupart des politiciens et des hommes d'affaires, quand ils n'étaient pas avocats, écrivains ou grammairiens, ce qui justifiait le nom d' " Athènes de l'Amérique du Sud " donné à la capitale, Bogota. Jose Domingo Restrepo et sa famille faisait partie de cette éliteGALERÍA DE NOTABILIDADES COLOMBIANAS Colección de Retratos del señor José Joaquín Pérez. Colección de tarjetas de visita de personajes históricos colombianos del siglo XIX y primeros años del siglo XX. 2 tomos.. En effet, il est le fils de Victoriano Restrepo Uribe, un des notables de Medellin les plus riches de son époqueDICCIONARIO BIOGRÁFICO Y GENEALÓGICO DE LA ÉLITE ANTIOQUEÑA Y VIEJOCALDENSE. SEGUNDA MITAD DEL SIGLO XIX Y PRIMERA DEL XX JAVIER MEJÍA CUBILLOS, JAVIER MEJÍA CUBILLOS Primera edición en Sello Editorial Red Alma Mater, marzo de 2012 Pereira, Colombia page 171 et de sa deuxième épouse Sótera Uribe Restrepo. Il est aussi le frère de Pedro Restrepo Uribe qui fut président de l'État d'Antioquia.

Activités agricoles À l'instar de leur père qui fut le premier à planter des caféiers dans la municipalité de Concordia, José Domingo et son frère Lucio Restrepo furent les premiers propriétairesPlantas cultivadas y animales domésticos en América equinoccial IV: Plantas introducidas, Víctor Manuel Patiño, Cali Impr. Departamental, 1963. CAPITULO XV FORRAJERAS terriens à introduire la culture de la Panicum maximum "india" dans le département d’Antioquia. C’est un fourrage très répandu en zone tropicale qui est apprécié pour ses rendements élevés, sa facilité de récolte et ses valeurs nutritives. En effet, la revue de la Faculté Nationale d'agronomie de Medellin en 1939Editorial, Historia de la Agricultura en Antioquia, REVISTA FACULTAD NACIONAL DE AGRONOMIA Dirección: ALBERTO MOSQUERA Bibliotecario de la Facultad Nacional de Agronomía AÑO IV Nros. 16 Y 17 Apartado Aéreo NQ 568 - Dirección ·Postal: -Facultad Nal. de Agronomía. BIBLIOTECA: Teléfono NI) 132-30 - Medellín - Colombia S. A. (Registrado como artículo de 2~ clase en el Ministerio de Correos y Telégrafos, el 8 de septiembre de 1939. - Licencia N9 648). évoque l'introduction par Lucio et José Domingo Restrepo dans le département d'Antioquia de la plante dénommée "herbia india" qu'ils ont trouvée dans le département de Tolima.

Activités minières Sur la période 1870-1881, la Colombie a exporté 2,9 millions de pesos or. 68 % de ces exportations provenaient du Département d'Antioquia, en dépit d'une baisse temporaire des exportations d'or et d'argent entre 1876 et 1877. En , Salvador Camacho Roldan évoque dans ses notes de voyageSALVADOR CAMACHO ROLDAN, NOTAS DE VIAJE, (COLOMBIA Y ESTADOS UNIDOS DE AMERICA, BOGOTÁ LIBRERIA COLOMBIANA, CAMACHO ROLDAN & TAMAYO, 1890, . sa traversée en train d'une zone aurifère de plus de douze lieues située à 800 mètres d'altitude dans le département d'Antioquia. Il écrit que Jose Domingo Restrepo, jeune homme intelligent et énergique, associé à quelques capitalistes américains, s'occupait de l'exploitation des mines de "Las Colonias", situées dans la vallée du rio Nuz. Sa compagnie était promise p.149à un grand avenir grâce aux chemins de fer qui permettaient le transport facile et peu onéreux des machines.

Carrière littéraire Il fut également écrivain dans différents journaux comme La PalestraDICCIONARIO BIOGRÁFICO Y GENEALÓGICO DE LA ÉLITE ANTIOQUEÑA Y VIEJOCALDENSE. SEGUNDA MITAD DEL SIGLO XIX Y PRIMERA DEL XX JAVIER MEJÍA CUBILLOS, JAVIER MEJÍA CUBILLOS Primera edición en Sello Editorial Red Alma Mater, marzo de 2012 Pereira, Colombia page 228, "La Arena"Prosas de India Uribe, EL AMO DE LOS COLOMBIANOS, Juan de Dios Uribe 1859-1900 mais aussi dans le journal panaméen El Star And Herald dans lequel il écrivit en un article traitant d'un livre sur les mines d'or et d'argent en ColombieEstudio sobre las minas de oro y plata de Colombia, Vicente Restrepo.

Carrière politique À Medellin, le , il est un des 109 signataires du manifesteManifestación : 10 de Abril de 1880, Imprenta de Echeverría Hermanos, Bogotá. remerciant le Général Ricardo Lésmez, Commandant général des forces nationales en opération qui a rétabli l’ordre dans le département d’Antioquia et qui a permis à Pedro Restrepo Uribe de retrouver la Présidence de l'État d'Antioquia. À Bogota, il siégea comme élu radical de 1880 à 1884DICCIONARIO BIOGRÁFICO Y GENEALÓGICO DE LA ÉLITE ANTIOQUEÑA Y VIEJOCALDENSE. SEGUNDA MITAD DEL SIGLO XIX Y PRIMERA DEL XX JAVIER MEJÍA CUBILLOS, JAVIER MEJÍA CUBILLOS Primera edición en Sello Editorial Red Alma Mater, marzo de 2012 Pereira, Colombia page 273 à la chambre des représentants de Colombie pour Antioquia avec Luis Eduardo Villegas, Ismael Ocampo, Mario Arana (Vicente Villegas U.), Belisario Gutiérrez, Benjamín Palacio, Carlos Vélez S.

Carrière militaire On ne sait pas exactement quand a débuté l'activité militaire de Jose Domingo Restrepo. Il est rapporté que pendant les périodes de guerrePensamiento político católico en “la crisis de medio siglo” de Colombia: 1850-1900, Iván Darío Toro Jaramillo, 2000, ., de nombreuses églises furent profanées, comme celle de Sonsón qui fut durant huit jours transformée en caserne par le général José Domingo Restrepo, selon P. Daniel F. Sanchez. Les animaux mangeaient le maïs et la canne à sucre dans les bénitiers, les soldats entreposaient leur nourriture dans les niches, dormaient avec leurs femmes sur les autels et jouaient aux dés et aux cartes. L'orgue fut en partie détruit, les cloches ont été l'objet d'amusement et les missels se trouvant dans le chœur ont été déchirés. Il n’est pas certain que le Général Restrepo ait participé à la Guerre civile colombienne (1876-1877) opposant dirigeant les États d'Antioquia et de Tolima, aux qui en sortirent finalement vainqueurs. Au cours de ce conflit, l'État d'Antioquia perdit 20000 de ses fils. Les libéraux prirent le pouvoir dans ce même État le . Mécontents d'avoir perdu le pouvoir et désireux de le reprendre, les conservateurs menèrent une révolution armée dans l'État d'Antioquia en . Elle prit fin au milieu du mois de dans l'ultime et cruel combat de Salamina, à l'issue duquel les conservateurs se rendirent. Plus de la moitié des combattants y succombèrent.

En revanche, il est clairement établi que le Général Restrepo était en activité en 1879. En effet, il est rapportéGUERRA Y RELIGION EN COLOMBIA, CARLOS ARBOLEDA MORA, UNIVERSIDAD PONTIFICIA BOLIVARIANA, MEDELLIN, 2006.. qu'en , à Fredonia, des libéraux d'Antioquia ont saccagé l'église dans laquelle ils ont bu publiquement de l'alcool dans le calice. Sont cités José Domingo Restrepo, Luis Bustamante et un dénommé Bermudez. Il est évident que les faits qui sont reprochés aux libéraux sont à considérer avec la plus grande prudence car ils ont été relatés par une faction catholique et conservatrice de l'Église colombienne pour critiquer le libéralisme comme système anti- ecclésiastique et maçon. En réalité, ces "sacrilèges" n'eurent pas l'ampleur des persécutions religieuses qui ont pu avoir lieu dans d'autres pays et dans d'autres temps.

Le , le libéral Rafael Nuñez est réélu à la présidence avec l'appui du parti conservateur. En , sept États s'insurgent. Leurs forces occupent l'embouchure du río Magdalena et les ports de Barranquilla, Panama, Colón (ville du Panama) et Buenaventura (Valle del Cauca). Núñez, avec l'appui des États-Unis d'Amérique, entre en campagne afin de rétablir l'ordre. C'est dans ce contexte que le libéral José Domingo Restrepo, qui venait de Medellin avec les troupes libérales sous les ordres de son oncleUn viaje al pasado, La Patria/ Opinión/ Pablo Mejía Arango / 2011-09-17 00, le gouverneur Luciano Restrepo, a réuni les principaux libéraux de Manizales, à commencer par le Préfet Daniel Gomez, exigeant d'eux une forte contribution de guerre. Il prit le commandement d'une partie de l’armée rebelle à Honda (Tolima). Le , des renforts venus de Tolima et d’ailleurs, sous les ordres des Commandants Caicedo et Chaves, arrivèrent à Honda. Ils furent accueillis comme des frères par le général Restrepo. Digne héritier de la noble chevalerie, il leur offrit l'hospitalité, les accueillant dans ses quartiers et partageant le pain de ses soldatsUn soldado de la república en la Costa Atlántica, Rudecindo L.Cáceres, Bogotá : F. Pontón, 1888.. Sur les ordres du Général en chef Adolfo Amador, le Général Restrepo resta avec une partie des forces libérales à Honda. Le reste de l’armée fut envoyée au centre de l’état d’Antioquia ou bien se consacra à la défense des ports comme Puerto Berrío. Le , le gouvernement reçut par télégramme les renseignements recueillis par Mr J Gregorio Gutierrez P. sur les forces dont disposait le Général Restrepo à Honda : 300 hommes mal armés, un canon sur un train blindé et un autre sur une colline. Fort de ces renseignements, le Général Juan Nepomuceno Mateus arriva à la tête de de la Garde Nationale et encercla Honda. Le , jugeant que la position était dangereuse, le Général Restrepo demanda au bataillon « Cazadores » de retraverser le fleuve et de quitter leur poste avancé. Ils se positionnèrent à « Salto » dont la topographie leur était plus favorable. Dans le même temps, les forces gouvernementales obtinrent de nouveaux renseignements sur la défense de Honda par le Colonel Dimas Atestua. Les hostilités débutèrent le entre Honda et Las Yeguas. Dans la nuit du au , le Général Adolfo Amador et son état-major arrivèrent à Honda par bateau. Ils débarquèrent des armes dont une pièce d’artillerie qui fut placée sur une des maisons les plus hautes de la ville et une mitrailleuse qui fut montée sur un train. Le , après trois jours de combats, Honda tomba aux mains du Général Mateus. Le , le Général Restrepo prit part à la contre-attaque de l’armée rebelle qui avait regroupée ses dernières forces. Ce dernier combat qui se déroula dans les rues de la ville ne dura que quelques heures et son issue fut défavorable aux rebelles. À la fin des hostilités, on dénombra 20 rebelles tués dont les généraux Adolfo Amador et Vergara. José Domingo Restrepo fut fait prisonnierLA REBELLION, NOTICIAS DE LA GUERRA, BOGOTA, IMPRENTA DE LA LUZ, 1885, page 22. avec plus de 100 hommes de troupe. Ce même jour, le Général Mateus envoya un télégramme au Président Núñez indiquant que les forces révolutionnaires de l’État d’Antioquia étaient détruites. Le , les prisonniers devaient être transférés par la Division du général Castaneda vers Bogota, à l'exception de José Domingo Restrepo qui était malade. Il profita de cette occasion pour s’enfuir avec le Général Coriolan Amador. Ils arrivèrent à Barranquilla le . Amador partit pour New York et Restrepo pour la JamaïqueLA REBELLION, NOTICIAS DE LA GUERRA, BOGOTA, IMPRENTA DE LA LUZ, 1885, page 155..

Néanmoins, les représailles de la politique de Regeneración n'ont pas épargné sa famille restée en Colombie. En 1885, ses deux frères, les Généraux Pedro et Lucio ont été rayés des cadres militairesLA REBELLION, NOTICIAS DE LA GUERRA, BOGOTA, IMPRENTA DE LA LUZ, 1885, page 98.. Et pour couronner le tout, Raphaël Núñez obligea son père, Don Victoriano Restrepo Uribe, à payer un lourd impôt de 30.000 Dollars (comme d'autres libéraux de Medellín).

Exil et retour en Amérique du Sud