Henri Ernest Colin, né à Bains-les-Bains et mort le à Paris, est un ecclésiastique et un spécialiste de physiologie végétale, membre de l'Académie des sciencesÉlu le 21 juin 1937 au siège de Louis Mangin, vice-président de la Société botanique de France, membre de la Société française de biochimie et de biologie moléculaireNotice Henri Colin sur le site du Comité des travaux historiques et scientifiques. Ses travaux portent surtout sur les alguesGrande encyclopédie Larousse, en ligne et sur les betteraves sucrièresComptes rendus des séances de l'Académie d'Agriculture de France, vol. 32, , éd. Académie d'agriculture de France, 1946.

Biographie thumb|Maison natale du chanoine Colin.

Henri Colin naît à Bains-les-Bains, son père travaille dans une clouterie au Moulin-au-Bois où il est mécanicien. Sa maison natale, située rue d'Épinal, a été démolie, mais en 1962, la place où elle se trouvait fut baptisée de son nomRaoul Combesé, Inauguration d'une place portant le nom de Henri Colin à Bains-les-Bains (Vosges) le dimanche 12 aout 1962 , 1962 .

Henri Colin est enfant de chœur à l'église paroissiale Saint-ColombanÀ la fin du , dans la sacristie réservée aux enfants de chœur, un porte-manteau conservait une étiquette à son nom. (récit de G. Pina ancien archiviste de la paroisse). Après ses études primaires à Bains, il est admis au petit séminaire de Châtel-sur-Moselle, puis à celui d'Autrey et enfin au grand séminaire de Saint-Dié. En 1901, il est autorisé à suivre les cours de Institut catholique de Lille où il obtient son baccalauréat l'année suivante. Il prépare alors une licence de sciences naturelles sous la direction de l'abbé Jean-Nicolas Boulay, d'origine vosgienne lui aussi, et spécialiste des mousses et des lichens. Il est ordonné prêtre à Saint-Dié en 1904. Il rejoint l'Institut catholique de Paris et y prépare une nouvelle licence de sciences physiques. Puis il entreprend des recherches personnelles en suivant les cours de Marin Molliard et ceux de Gaston Bonnier en Sorbonne. Il soutient sa thèse, Hydrolyse de quelques polysaccharides par le Botrytis cinerea, en .

À la suite de cette soutenance, il est nommé maître de conférences à l'Institut catholique de Paris. Il y crée le laboratoire de physiologie végétale et devient professeur titulaire de physiologie végétale, fonction qu'il occupera jusqu'à sa mort. De 1909 à 1913 il enseigne aussi la botanique à Lille.

En 1913, il est victime d'une fièvre typhoïde qui lui laisse une profonde surdité comme séquelle. Il apprend alors à lire sur les lèvres avec l'aide de son ami l'abbé Jean-Pierre Rousselot, professeur de phonétique au Collège de France. Durant la Première Guerre mondiale, il sert au Val de Grâce sous les ordres du professeur Hyacinthe Vincent, directeur du laboratoire bactériologique.

Il est élu à l'Académie des sciences, en section botanique, le .

Le dimanche , alors qu'il part pour une sortie botanique en banlieue parisienne, Henri Colin est pris de malaise dans le métroRevue de botanique appliquée et d'agriculture coloniale, vol. 23, , Paris, 1943 . Il meurt victime d'une embolie. Ses obsèques se déroulent le dans la chapelle Saint-Joseph des Carmes de Paris. Il est inhumé provisoirement au cimetière d'Ivry, puis définitivement au cimetière de Bains-les-Bains le .

Distinctions Le chanoine Colin est chevalier de l'ordre du Mérite agricole et officier de l'Ordre de la Couronne de Belgique.

Il reçoit le prix Montagne en 1912, le prix LonchamptComptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 175, 1922 en 1922 et le prix Vaillant en 1924. Publications Hydrolyse de quelques polysaccharides par le Botrytis cinerea in Annales de sciences naturelles, 1911 Les Transformations expérimentales des êtres vivants, 1923 (thèse de doctorat) Henri Colin : Autour du transformisme ; In La Revue universelle. Tome XIV, Juillet 1923, Jacques Bainville, directeur. De la matière à la vie, éd. Beauchene, 1926Revue néo-scolastique de philosophie, vol. 29, , Année 1927 Les Diastases. I, Les hydrolases. II, Oxydases et reductases, desmolases, 1931 Potasse et betterave, avec P. Billon, éd. Librairie générale de l'enseignement, 1932 Le Rapport du phosphore à l'azote dans la betterave, avec Eugène Bougy, 1938 La Gomme de canne à sucre, avec Henri Belval,1939 L'Amélioration de la betterave à sucre et les lois de la physiologie: À la recherche de la super-betterave, éd. Centre de documentation chimique Maison de la chimie, 1942 Notice sur la vie et les travaux de Louis Louis Mangin, éd. Institut de France, 1938. Publications posthumes La Chimie des plantes, Flammarion, Bibliothèque de philosophie scientifique, 1945 Les Ferments d'oxydation : oxydases et déshydrases, avec Henri Belval, éd. Hermann et Cie, 1947

Références

Annexes Sources Jean Leclant, Institut de France, le second siècle, 1895-1995 : recueil biographique et bibliographique des membres, associés étrangers, correspondants français et étrangers des cinq académies, vol. 2, , éd. Institut de France, 2001, . R. Souèges, Notice sur la vie et les travaux de Henri Colin (1880-1943), Publications de l'Institut de France, 1944, Académie des sciences, Notices et discours, vol. 2 , , éd. Gauthier-Villars., 1949 G. Bertrand, Comptes rendus de l'Académie des sciences:Notice nécrologique, C.R.A.S, , 1943 Bulletin de la Société chimique de France, , éd. Masson, 1943

Liens externes

Catégorie:Membre de l'Académie des sciences (France) Catégorie:Botaniste français du XXe siècle Catégorie:Prêtre catholique français du XXe siècle Catégorie:Naissance en novembre 1880 Catégorie:Naissance à Bains-les-Bains Catégorie:Décès en mars 1943 Catégorie:Décès dans le 6e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 62 ans