Marcel Éric Audemard d’Alançon ( - ) est un lieutenant-colonel breveté d’état-major, chef de cabinet (de à ) du général Nivelle, chef d'état-major des armées.

Biographie

Marcel Éric Audemard d’Alançon est né à Paris le . Il est le fils du contrôleur général des armées Frédéric Audemard d'Alançon et de Jeanne Marie Céline Tixier. Il devient lui-même militaire en entrant à Saint-Cyr comme élève officier (promotion Alexandre III). Il est nommé en 1898 sous-lieutenant au d'infanterie, à Nancy, puis lieutenant. Passé par l’École de Guerre de 1904 à 1906, il en sort capitaine (breveté en 1905 à l’état-major du Corps).

Le , il est affecté au d’infanterie pour effectuer son temps de commandement. Le , il sert à l’état-major du gouverneur militaire de Lyon, et le , il part au Maroc.

En 1914, il quitte le Maroc sur sa demande et prend le commandement d’un des bataillons du d’infanterie. Au début de 1915, il est officier de liaison entre le GQG ( bureau) et la armée. Nommé chef d’état-major de la d’infanterie, alors commandée par le général Nivelle, il participe aux opérations conduisant à la réduction du saillant de Quennevières (Aisne) ; il est ensuite appelé comme sous chef d'état-major à la Armée en , puis en décembre détaché comme lieutenant-colonel au Grand Quartier Général (GQG). Il est lieutenant-colonel breveté d’état-major, puis devient chef de cabinet du général Nivelle, chef d'État-Major des armées le . Il eut sur celui-ci une influence certaineJacques Isorni, Louis Cadars, Histoire véridique de la Grande guerre, Volume 4, Flammarion, 1970.

D'après l'essayiste Pierre Montagnon, il est l'un des inspirateurs de la décision de l'offensive du Chemin des Dames prise par le général Nivelle.

Le , il est remplacé au cabinet du général en chef par le lieutenant-colonel Serrigny Les Armées françaises dans la Grande Guerre, Volume 5, Numéro 2, Imprimerie nationale, 1937, page 105..

Selon Pierre Montagnon, l’échec de l’offensive du et son enlisement aggravent sa santé. Il meurt à Paris le . Il est déclaré Mort pour la France.

Famille Il épouse en 1901 Hélène Saski, fille du général Saski. Ils eurent, entre autres, pour enfants, le colonel Éric Audemard d'Alançon, le général Robert Audemard d'Alançon, le lieutenant Marcel Audemard d'Alançon (mort pour la France) et Pierre Audemard d'Alançon, maire de Brout-Vernet de 1953 à 1971, président du conseil d'administration de la Mutualité sociale agricole du département de l'Allier du 1965 à 1985.

Distinctions ()

50px Ordre de Saint-Stanislas

Citation Croix de guerre 1914-1918. avec la citation suivante à l’ordre de l’Armée (palme) :

Notes et références

Bibliographie GQG Tome 1 et Tome 2 de Jean de Pierrefeu, de l’Édition française Illustré. Nivelle, l’inconnu du chemin des Dames, de Denis Rolland.

Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1914 Catégorie:Colonel français Marcel Catégorie:Élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr Catégorie:Récipiendaire de l'ordre de Saint-Stanislas (russe) Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Naissance en mai 1874 Catégorie:Naissance dans le 7e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en septembre 1917 Catégorie:Décès dans le 15e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 43 ans Catégorie:Mort pour la France Catégorie:Militaire français de la conquête du Maroc par la France Catégorie:Militaire français de la Première Guerre mondiale