sans_cadre|upright=2.5|centré Pole Ecoles Méditerranée (PEM) de Saint-Mandrier

L'École des apprentis mécaniciens de la Marine nationale fut fondée en 1831 a fermé définitivement ses portes en 1989.

Historique vignette|upright=0.5|Bachi de l'école des mécaniciens vignette|Ruban de bachi La seconde moitié du vit un essor prodigieux de la marine à vapeur. Des écoles furent installées à Brest et Toulon pour former des ouvriers mécaniciens et chauffeurs destinés à servir sur des bâtiments à vapeur, mais dépendant d'un corps militaire autonome avec des grades différents de celui de la hiérarchie militaire.

La Marine crée le , à Toulon, une compagnie d'ouvriers marins. En 1840 est créé le corps des ouvriers chauffeurs. Le corps de officiers mécaniciens est créé en 1860Cols bleus du 9 octobre 2004.

En 1861, des écoles théoriques et pratiques pour les ouvriers mécaniciens et chauffeurs furent instituées à Toulon et à Brest sous l'autorité du major de la Flotte. En 1879, l'école de Brest fut supprimée et en 1881, le préfet maritime propose au ministre de rétablir, non pas l'école des mécaniciens, mais une école auxiliaire. Cette proposition fut acceptée par décision ministérielle du et l'école auxiliaire installée sur le Vulcain, situé sur la rive gauche de la Penfeld (Brest), reçut des mousses mécaniciens. Par la suite fut ouvert un cours de quartiers-maîtres mécaniciens aux ouvriers chauffeurs (effectif : 160 en 1883).

En 1883, le préfet maritime obtint le transfert de l'école auxiliaire dans les bâtiments libérés par les pupilles de la Marine (caserne Guépin). Un arrêté ministériel du organisa à Brest un cours d'apprentis mécaniciens; y étaient admis pour une période de deux ans, des apprentis ayant reçu une instruction spéciale à l'école des mousses et des jeunes gens recrutés sur concours.. Un arrêté du compléta cette organisation en créant un cours de quartiers-maîtres pour les mousses qui n'avaient pas été admis au cours d'apprentis.

L'arrêté du créa un cours préparatoire à l'emploi d'élèves mécaniciens à Brest et Toulon, et seul Brest eut un cours de quartiers-maîtres. A Brest, le cours à l'emploi d'élèves mécaniciens fut organisé rue de la Mairie et le Refuge, ancien navire ancré au fond de l'arsenal, servit pour les cours de chauffe.

A Toulon, le cours fonctionna à bord d'une frégate condamnée: LHermione, puis à terre, dans un immeuble désaffecté de la Marine. Les cours de chauffe avaient lieu à bord d'une batterie flottante: L'Implacable.

Un texte du stipulait que les apprentis des deux écoles seraient désormais nommés élèves mécaniciens à la même époque, une fois les examens terminés. Ce texte introduisait dans les programmes des cours d'électricité. L'arrêté du codifia le régime des permissions et le recrutement des professeurs. Un arrêté du modifiait les programmes en mécanique, physique, électricité, etc.

Les Écoles

À partir de , trois écoles formèrent des mécaniciens :

École des mécaniciens de Brest Elle instruisait pendant 18 mois des élèves quartiers-maîtres mécaniciens; elle cessa son activité dès 1914.

École des ouvriers mécaniciens de Lorient vignette|droite|Atelier de la forge. Lorient En , l’État-major constitué de trois officiers et quelques instructeurs accueillait la première promotion d'une centaine d'apprentis dans les anciens bâtiments de la Compagnie des Indes. L’arrêté de création ne sera publié qu’en Arrêté ministériel paru le 30 décembre 1901.

L'arrêté du en modifia le fonctionnement, à la suite de l'intégration des grades dans la hiérarchie militaire, et l'appellation devint « École des apprentis mécaniciens ». Cette école recrutait des jeunes gens entre 15 ans 9 mois et 17 ans avec un régime spécifique des écoles préparatoires de la Marine; après une période probatoire de trois mois et autorisation parentale, engagement pour une durée de cinq ans à la sortie de l'école. Le recrutement se faisait deux fois par an, en avril et en octobre. L'école formait des mécaniciens dans les spécialités d'ajusteur, tourneur, forgeron, chaudronnier cuivre, chaudronnier fer et fondeur-mouleur et à partir de 1924 des armuriers. Ils étaient appelés à embarquer sur des bâtiments de la Marine ou suivre le cours de mécanicien de l'aéronavale, à l'issue de deux années d'instruction théorique et pratique (effectifs: 1120 en 1904, 1374 en 1925).

On peut donc considérer que la première école d’apprentis mécaniciens de la Flotte fut créée à Lorient en . L’entrée du premier contingent eut lieu le Le Nouvelliste du Morbihan en date du 4 -11-1900, journal bihebdomadaire. Cette école fonctionnera, avec une courte interruption du au , jusqu'au , date de son évacuation partielle avant l'occupation allemande. Le un détachement militaire d'apprentis et d'instructeurs rejoint l'école de Saint-Mandrier; l'école est définitivement fermée. Les bâtiments sont détruits lors des bombardements de 1943. L'école ne sera pas rouverte.

École de Toulon vignette|droite|Atelier des ajusteurs. Toulon Elle instruisait pendant deux ans des élèves mécaniciens; elle cessa de fonctionner en 1928.

En 1906, l'École des mécaniciens et des torpilleurs se trouve sur le Cécille, un croiseur de , lancé à la Seyne en 1889, tonnes, ch., désarmé le .

Par arrêté du est créée à Toulon une École des mécaniciens et chauffeurs qui enseigne les mêmes spécialités qu'à Lorient avec une nouvelle spécialité: torpilleur. Cette école a effectivement accueilli la première promotion d'apprentis le (cinq ans avant son officialisation).

Créée en 1923, une École de sous-officiers mécaniciens est rattaché à l'École de maistrance. Elle recrute sur concours, à partir de 17 ans, des élèves issus du civil et des écoles d'apprentis mécaniciens pour former en 15 mois les futurs cadres officiers mariniers.

Ces écoles étaient logées sur de vieux bâtiments désarmés: Patrie, Jules Michelet, Moselle (navire atelier des mécaniciens) et Rhône (navire des armuriers), embossés à l'Angle Robert (actuel quai d'honneur). Elle y est bientôt à l'étroit.

Voici des navires qui servirent d'Écoles de mécaniciens (liste non exhaustive) : Croiseur de classe Chasseloup-Laubat, entre 1893 et 1911, construit à Cherbourg, tonnes, ch. Croiseur de classe DuChayla, École des officiers mécaniciens entre 1895 et 1921, tonnes, ch., construit à Cherbourg. Croiseur de Milan, École entre 1884 et 1908, tonnes, ch., construit à Saint-Nazaire. Cuirassé Brennus, École des mécaniciens de Lorient entre 1891 et 1919, tonnes, ch., construit à Lorient. Cuirassé Jauréguiberry, École des mécaniciens à Toulon entre 1893 et 1920, tonnes, ch., construit à la Seyne. Cuirassé Saint-Louis, École des mécaniciens chauffeurs à Lorient, entre 1896 et 1920, tonnes, ch.

En 1936, l'ingénieur général Mouly installe l'École des mécaniciens, chauffeurs et scaphandriers ainsi que l’École de maistrance section machine à Saint-Mandrier (Var) dans les locaux de l'ancien hôpital de la Marine.

Histoire du P.E.M. Saint-Mandrier La Provence était du au sous domination wisigothe jusqu'à leur défaite face aux Francs de Clovis. Elle passa ensuite sous la tutelle des Ostrogoths avant de devenir une puissante principauté sous le nom de comté de Provence. Son rattachement au royaume de France, qui remonte à 1483, fut l'œuvre de Louis XI. Le nom de Saint-Mandrier provient d'un guerrier wisigoth qui était chargé de la surveillance côtière de l'île (elle ne devint une presqu'île qu'au grâce aux courants marins qui ensablèrent la passe des Sablettes). Ce soldat du roi Alaric II vivait en ermite (état qui se traduit en latin par mandreas) et soignait bénévolement ceux qui venaient à lui. Comme le saint dont elle tire son nom, la presqu'île de Saint-Mandrier avait deux vocations : hospitalière et militaireInformations recueillies sur le site : www.defense.gouv.fr.

La vocation hospitalière C’est à partir du que la presqu'île se développe. L'hôpital Saint-Louis fut construit dès 1669 par les bagnards de Toulon et restera opérationnel jusqu'en 1936. Il servait surtout aux équipages des navires en quarantaine et son éloignement de Toulon et des grands foyers de population permettaient d'éviter la propagation des épidémies. L'hôpital fut fermé en 1785. Pendant la Révolution l'hôpital servit, après le départ des Anglais et la prise de Toulon par les armées de Paris, essentiellement à l'accueil des blessés. Les conditions d'hygiène s'étant considérablement détériorées, la restauration reconstruisit entièrement l'hôpital et ajouta une chapelle. Cette dernière, construite par 600 bagnards entre 1825 et 1829, est un très bel exemple de l'art religieux provençal du début du . Ce n'est qu'en 1936 que l'hôpital ferma ses portes, l'hôpital Sainte-Anne de Toulon ayant pris le relais après une campagne d'agrandissement.

La vocation militaire Avec l'émergence de Toulon comme port militaire, la presqu'île de Saint-Mandrier s'est très vite révélée une position stratégique de première importance, puisqu'elle bloque la rade et permet de contrôler l'accès au port. C'est en 1695 que furent construites un certain nombre de batteries afin de contrer une éventuelle menace anglaise sur Toulon. La France est alors en pleine guerre de la Ligue d'Augsbourg. Ces défenses servirent surtout pendant le siège de Toulon en 1707, lors de la guerre de Succession d'Espagne.

Napoléon, à défaut d'avoir une marine, fit construire de nombreux ouvrages de défense côtière sur le littoral atlantique comme sur le littoral méditerranéen. Parmi eux se trouvent les Tours Modèles, dont une seule fut élevée à Saint-Mandrier en 1812, sur le site de la Croix des Signaux. Après cette tentative d'établir un réseau de batteries standardisées, la monarchie de Juillet reprit le flambeau en édifiant des ouvrages de type 1846. C'est dans cet esprit qu'en 1850 fut construit le fort de la Croix des Signaux. L'œuvre fut prolongée par le Second Empire, de 1852 à 1860.

La crise des fortifications consécutive à l'apparition de l'obus à la mélinite obligea à réadapter tout le système défensif. L'invention des armes chimiques à la fin du , ainsi que l'augmentation de la puissance de feu, amena la construction de galeries souterraines pour se protéger. L'essor final eut lieu lors de l'entre-deux guerres. Les canons des forts furent alors remplacés par des tourelles doubles de 340 provenant des surplus de la marine. Ironiquement, ces canons ne furent utilisés que par les Allemands lors de l'occupation de la Provence, entre 1942 et 1944.

Saint-Mandrier et l'enseignement militaire L'ultime métamorphose de la presqu'île commence en 1936 avec l'installation de l'École des mécaniciens chauffeurs et scaphandriers dans les locaux de l'hôpital Saint-Louis ainsi que l'école de maistrance machines.

L'école de Saint-Mandrier fonctionne normalement jusqu’en 1939. En octobre, par crainte d'une attaque italienne, les apprentis avec leurs instructeurs, ainsi que les élèves de maistrance, sont évacués sur l’école de Lorient.

En elle reprend son activité en accueillant les apprentis de Lorient. En , lors de l’occupation du sud de la France et du sabordage de la Flotte à Toulon, l’école est dissoute. Les bâtiments sont occupés par les marins allemands. Les élèves en instruction sont renvoyés chez eux. L’encadrement se replie sur la villa « Jeanne d’Arc » à Toulon (ex Foyer du marin catholique). Une partie part en congé d’armistice.

Les apprentis sont rappelés en 1943 et envoyés comme internes dans des écoles civiles, réparties dans diverses régions de France (Reims, Cahors, Aix,…) pour continuer leur instruction. Officiers, instructeurs et apprentis sont en tenue civile.

Un centre administratif Marine, implanté à Vals-les-Bains, en Ardèche, administre tout le personnel de l’École.

Les apprentis âgés de 18 ans signent un engagement et sont répartis entre : Les écoles civiles; Les camps de jeunesse; La Direction du Port de Toulon; Les marins pompiers de Marseille.