Diénay est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté. Diénay fait partie de la communauté de communes des vallées de la Tille et de l'Ignon (COVATI). Les gentilés sont « Diénaisois » et « Diénaisoises ». Le maire est Pascal Tatigny, depuis les élections municipales du . Le conseil municipal est composé de dont .

Géographie Le territoire de Diénay () est coupé d'ouest en est par la vallée de l'Ignon qui sépare deux zones de collines, celle du sud fait partie du grand massif couvert par les forêts domaniales d'Is-sur-Tille et de Val-Suzon, celle du nord s'intègre à l'extrémité méridionale du plateau de Langres. Les collines sont couvertes de forêts, les terres plus basses sont occupées par l'agriculture et dans une moindre importance par des prairies sur les rives de la rivière. Le point culminant de la commune est à dans le bois de la Brosse au nord, le point le plus bas sur le cours aval de l'Ignon à . Le village est installé sur la rive gauche de l'Ignon, il était traversé par la route qui relie Châtillon-sur-Seine à Is-sur-Tille () qui a été déviée en 1974. center|450px|vignette|Diénay vue depuis le parvis de l'église.

Hameaux, écarts, lieux-dits La population est regroupée dans le village, la commune n'a pas de hameaux rattachés ni d'habitations isolées. lieux-dits d'intérêt local : bois de la Brosse, bois du Charmoy, bois de Champ-Fouchard.

Communes limitrophes

Hydrographie Plusieurs sources apparaissent au pied des collines comme la fontaine Marceveau, certaines sont captées pour les besoins de l'homme, d'autres donnent naissance à des ruisseaux (source de Sept-Fontaines, fontaine Petit). Certaines apparaissent dans la vallée et irriguent les prairies (source des Prés-de-Brie, fontaine du Vivier). La faible déclivité de l'Ignonrivière de . (à peine plus d'un mètre au kilomètre) a donné lieu à la formation d'étangs, les plus petits sont d'anciens méandres de la rivière, autour des plus grands a été aménagé le parc du château Veil-Picard. Un bief dévié de l'Ignon alimente le moulin et le lavoir.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Lorraine, plateau de Langres, Morvan » et « Bourgogne, vallée de la Saône ». Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Dijon à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Diénay est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dijon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (57,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (57,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (57,4 %), terres arables (31,5 %), prairies (8,4 %), zones urbanisées (2,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Dienatum (1012) ; Dinetum (1057) ; Dinatum (1066) ; Dianetum (1177) ; Diané (1190) ; Dyanettum (1266) ; Dyanetum (1279) ; Dyénay (1299) ; Diénay (1313) ; Dyéney (1360) ; Diéney (1409) ; Diennay (1425) ; Dyéné (1453) ; Diénet (1645)..

Dérivé du gaulois *diwo, « divin, sacré »., qui se traduit par « (source) très sacrée », dédiée à la divinité Gauloise « Diane » déesse de la chasse et de la lune.. L'église, qui porte des inscriptions « à Diane », a été construite sur un lieu de culte antique.

Histoire À la Préhistoire, on ne sait rien de l’activité à Diénay même si on retrouve de nombreux fossiles de l’époque ou la France était recouverte par une mer préhistorique.

Diénay à l’Antiquité, est un village sur un oppidum gaulois, qui est aujourd’hui l’actuel bois de la Brosse et de nombreux vestiges sont encore présents. Avant la Bataille d’Alésia mais après la victoire de Gergovie, il y a eu une bataille, proche du site actuel de Diénay, ce qui a entraîné les gaulois à s’abriter sur les monts de l’Auxois.

Vers l’an 70, une riche villa gallo-romaine est bâtie à l’ouest du village actuel, à proximité de la source de la Fontaine du Vivier. Cette villa est située entre deux camps militaires construits antérieurement. Un gué est aussi présent, situé sous le premier pont, depuis l’entrée du village depuis Is-sur-Tille. Il y a aussi un bassin gallo-romain dans le parc du château de Meixmoron et deux voies romaines. La première étant l’actuelle Vieille-Route et l’autre, perpendiculaire est la Sommière du Bois de la Brosse. Un temple dédié à la déesse romaine Diane a été construit proche de la villa et a laissé son nom au village. D’autre constructions, essentiellement agricoles ont été identifiées.

Au , le village se déplace vers le Mont de Diénay et devient la possession de l’abbaye Saint Bénigne, qui sont les seigneurs du village et qui délèguent un prêtre. Une chapelle mérovingienne est bâtie et probablement un château en bois. Ce château a dû être vraisemblablement reconstruit en pierre avec des remparts comprenant trois tours, des murailles, une basse-cour et probablement un donjon, mais aucun vestige n’a été trouvé. Le village vivait essentiellement de l’agriculture mais aussi des moulins le long de l’Ignon et des forges. Un cimetière mérovingien a été retrouvé entre la villa gallo-romaine et le village actuel. Une forge est bâtie en 1182 et un haut fourneau en 1416. La chapelle mérovingienne du est rebâtie au dans le style roman.

Au , la chapelle est agrandie en église, vraisemblablement protégée, comme à Is-sur-Tille, par un « fort » qu’était le château, dont nous avons, parlé plus haut. En 1326, les abbés de Saint-Bénigne bâtissent un manoir abbatial avec une ferme dimière attenante composée de cinq bâtiments et la chapelle Saint-Jean, située probablement en face de ce manoir, à l’emplacement de la mairie actuelle. Également, au , la maison forte est bâtie et semble remplacer le château, avec ses trois tours dont deux subsistent aujourd’hui aux extrémités de la rue de la Bassotte, plusieurs bâtiments, une porte et des murailles. Elle permettait aux habitants de se réfugier en ces murs au cas ou une attaque se produirait.

Au , entre 1452 et 1459, l’église du village est reconstruite dont il nous reste le bâtiment de la sacristie et de la chapelle seigneuriale, puis le chœur et le caquetoire au , et au , la grande nef en 1676 et la chapelle de la Vierge en 1678. En 1602, sur ordre du roi en parallèle des démantèlement des châteaux de Til-Châtel et Saulx-le-Duc, la maison forte est en partie détruite. À l’époque moderne, au , le village se peuple de belles demeures comme La Villa de Meix et la Maison Buget (la Caserne). Cette dernière est composée d’un colombier couvert en laves, d’une maison de maître, d’une dépendance et de bâtiments annexes accolés à cette maison. La chapelle Saint-Jean, bâtie au sur la place centrale, est reconstruite en chapelle Saint-Louis, plus moderne et plus ornée en 1735. Une papeterie est ajoutée au complexe industriel au .

Le château de Meixmoron, est d'abord un pavillon de chasse avec des dépendances au puis il devient au véritable château au et enfin un parc clos de murs avec trois allés boisées, des parterres en terrasses, un étang avec une île, une grande pelouse, un colombier et deux dépendances et un étage supérieur avec une grande charpente au .

Au , de nombreux peintres viennent s’installer et découvrir le village notamment Charles de Meixmoron et Jeanniot. Un clocher est reconstruit sur l’église en 1822 et une mairie-école et une poste sont construits en lieu et place de la chapelle Saint-Louis en 1801. Les forges sont transformées en une grande scierie avec le moulin et sa cheminée. En 1827, un château est construit à l’ouest du village. En 1883, le château est agrandi par une aile, et un parc clos de murs avec des étangs, des îles, des ponts et passerelles. Enfin, en 1896, une dernière aile est bâtie, des dépendances dont chenil, écuries, turbines, remises, glacière, serre, orangerie.

Entre 1854 et 1858, le Grand Escalier, l’allée cavalière et les murs du cimetière sont bâtis en remplacement du château de protection de l’église, en ruine depuis le début du et le démantèlements de celui-ci, de la maison forte et des châteaux de Saulx-le-Duc et Til-Chatel. En 1846, le Grand Moulin et la cheminée sont bâtis et en 1897, une usine électrique est ajoutée remplacée par une scierie et une corderie au .

Enfin au , le village croit fortement avec le lotissement de la Brosse, le lotissement de Charmoy et de nombreuses maisons au centre du village. Durant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands se sont installés dans le château de Meixmoron. Un maire, Léon Veil Picard a été important pour le bourg, avec la réfection de la rue Saint-Antoine, la construction du monument aux morts et l’électrification dès 1912. Le château Veil Picard a malheureusement brûlé en 1925 ne laissant que le parc et les dépendances. Ces dernières années, les lotissement de la Bassotte et du Parc permettent au village d’avoir plus de aujourd’hui.

Carte de Cassini vignette|center|250px|Carte de Cassini du secteur vers 1750.vignette|center|250px|Carte postale du village vers 1910. La carte de Cassini ci-dessus montre qu'au , Diénay est une Paroisse située sur la rive gauche de la rivière L'Ignon.