Saint-Marc-sur-Seine est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie

vignette|redresse=1.5|centre Saint-Marc-sur-Seine est une commune située sur la haute vallée de la Seine qui est ici à une trentaine de kilomètres à vol-d'oiseau de sa source et à d'altitude au point le plus bas. Le territoire de comprend les versants du fleuve avec les « montagnes »Localement les collines entre vallées et plateaux, versants compris, sont nommées "montagnes". qui les surplombent ainsi qu'une partie de la vallée empruntée au sud par le ruisseau qui descend du hameau de Meurseuge (commune d'Ampilly-les-Bordes) situé sur le plateau du Duesmois.

On distingue trois montagnes, une en rive droite à l'est, et deux en rive gauche, celle du sud s'allonge entre le vallon de Riboin et le ruisseau de Meurseuge, celle de l'ouest porte le point haut de la commune à , près des carrières. Le village est installé sur la Seine, en rive gauche et dans le versant de la montagne ouest (coteau de la Vipère). L'occupation des surfaces se diversifie à parts à peu près égales entre agriculture sur les hauteurs, forêt sur les versants ou certains sommets, et prairies dans les larges vallées bien arrosées. En outre, des carrières qui exploitent la pierre calcaire d'une jolie couleur jaune-doré entament le terrain dans la pointe ouest du finage.

Hydrographie Avec une faible pente d'environ pour mille mètres (de à d'amont en aval pour un cours de ), la Seine. paresse ici pour former plusieurs méandres qui irriguent des prairies à pâturage et à fourrage dans une vallée qui peut atteindre un kilomètre entre versants. Des biefs ont été creusés à Saint-Marc et à Chenecières pour apporter de l'énergie aux moulins et aux forges. Deux ruisseaux sur la commune (non référencés par le SANDRE) existent en rive gauche de la Seine. Le ruisseau qui descend de Meurseuge emprunte le fond d'une combe, encaissée entre tête de Bray () et colline des Charmaies ( sur la commune de Bellenod-sur-Seine), et qui s'ouvre dans le plateau du Duesmois. Plus à l'est, un ruisseau intermittent malgré plusieurs sources suit le vallon de Riboin avant de disparaître sous le village. Dans cette région faite de calcaires karstiques, les pluies des plateaux ne forment pas de rivières, elles disparaissent dans le sous-sol pour réapparaître comme sources dans les versants des vallées (sources Choiseau, de la Dant, des Soupes, fontaines Froide, Aubert…) dont certaines sont captées. L'infiltration de l'eau en entraînant des sels minéraux a coloré la pierre calcaire du Jurassique qui est exploitée dans des carrières, elle est utilisée comme parement de sols et de murs et à la fabrication de matériel durable comme des bancs, des tables ou des cheminées.

vignette|redresse=1|Le hameau de Chenecières.

Hameaux, écarts, lieux-dits

Quartier : le village comprend la minoterie de Talfumière en rive droite de la Seine. Hameau détaché du village : Chenecières (anciennes forges). Habitat ou bâti écarté : ferme de l'Aigremont, château de Chenecières. Lieux-dits d'intérêt local : côte (routière) de Meursauge, vallon de Riboin, coteau de la Vipère, ruines de la Brebis-Basse (ferme disparue).

Accès

Située sur la route entre Troyes et Dijon, Saint-Marc-sur-Seine était un carrefour important avant la construction des autoroutes où les véhicules légers empruntaient la route la plus directe mais la plus accidentée au sud par les côtes de Chanceaux, Saint-Seine-l'Abbaye et Val-Suzon, tandis que les poids-lourds rallongeaient la distance par Aignay-le-Duc à l'est sur des routes moins abruptes circulant dans les vallées de la Coquille et de l'Ignon, aujourd'hui la . Le GR 2 (Le Havre-Dijon) traverse la Seine à Saint-Marc, il descend la montagne en rive droite avant de passer le pont à l'entrée du village, il gravit ensuite rapidement la montagne sud par la tête de Bray en rive gauche du ruisseau de Meursauge.

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Châtillon-sur-Seine à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Saint-Marc-sur-Seine est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Châtillon-sur-Seine, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (63 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (36,8 %), terres arables (31,2 %), prairies (21 %), zones agricoles hétérogènes (8,4 %), mines, décharges et chantiers (2,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes « Insulis, altare sancti Medardi (À l'île, l'autel de saint Médard) » (992) ; « Ecclesia quae dicitur Sancti Medardi (L'église connue sous le nom de Saint-Médard) » (1139) ; Sanctus Maart (vers 1157) ; Sanctus Metardus (vers 1174) ; Saint Maart (1267) ; Saint Maar (1288) ; Sainct Maaiz (1300) ; Saint Méart (1302) ; Saint Méard (1306) ; Sanctus Medardus et (lisez vel) Marcus (XIVe siècle, av. 1312) ; Saint Maart sur Soigne (1320) ; Saint Mar (1354) ; Saint Mars (1371) ; Saint Mard (1377) ; Saint Mars sus Seine (1414) ; Sainct Marc (1574) ; Sainct Mars (1584) ; Sainct Marc sur Seyne (1671) ; Saint Mars sur Seine (1696) ; Saint Marc (1768) ; Saint-Marc-sur-Seine (1783) ; Marc-sur-Seine (1793).. Plutôt Saint-Mard-sur-Seine que Saint-Marc.

Saint-Marc est un hagiotoponyme qui s'est substitué à Saint-Mard pour Médard de Noyon; suite à une confusion historique locale, à la fin du siècle, le village qui était à l'origine dédié à saint Médard a changé de nom pour devenir Saint-Marc.

Le déterminant locatif « -sur-Seine » est une précision topographique indiquant la position de la commune située au bord du fleuve de la Seine, qui n'est ici qu'une petite rivière serpentant à travers les prairies du département de la Côte-d'Or.

Histoire Antiquité Seuls des vestiges de villas gallo-romaines ont été identifiés sur le territoire de la commune

Moyen Âge La seigneurie avec son château est acquise par les ducs de Bourgogne au .

Un moulin est signalé à Chenecière en 1195.

Époque moderne Les habitants sont affranchis par édit royal en 1554.

Époque contemporaine Le moulin de Chenecière, transformé en forge au fil du temps, devient un important centre industriel dans la seconde partie du sous la direction de Paul Cailletet. qui a fait en ces lieux ses recherches sur les gaz contenus dans l'acier lorsqu'il est chauffé (oxyde de carbone) et sur la propriété des gaz à être liquéfiés.

Politique et administration

Saint-Marc-sur-Seine appartient : à l'arrondissement de Montbard, au canton de Châtillon-sur-Seine et à la communauté de communes du Pays Châtillonnais.

Démographie

Économie Une entreprise industrielle, Les Chaineries de Chênecières, est implantée sur la commune et issue de l'histoire métallurgique du Châtillonnais..

Culture locale et patrimoine Lieux, monuments et pôles d'intérêt En 2016, la commune ne compte pas de monument inscrit à l'inventaire des monuments historiques, sont répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel., classé à l'inventaire des objets historiques. et répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel.. Plusieurs maisons et croix sur la commune sont répertoriées à l'IGPC. Pont sur la Seine en pierres de taille du s. (répertorié IGPC 1990)..

L'église Saint-Marc (IGPC 1990). est construite sur le versant gauche de la vallée de la Seine, au-dessus du village. Au , les contreforts du chevet ne résistent plus à la poussée de la voûte. Le chemin de la cure longeant l'abside, l'étayage consistera en d'impressionnants arcs-boutants qui seront construits au-dessus du chemin en s'appuyant sur un talus qui domine la pente du terrain. Le bâtiment actuel est composé de deux parties, la nef a été remaniée et il est notable sur les vues aériennes qu'elle n'est plus alignée avec le chœur. Le clocher rectangulaire, couvert d'un toit en pavillon, se dresse au raccord des deux bâtiments, aligné sur le chœur de même époque. L'intérieur renferme plusieurs œuvres d'art dont un retable et deux statues en pierre polychrome du , des chapiteaux sculptés et un très rare banc monté sur un coffre avec accoudoirs et fronton sculpté faisant office de stalle ..

Lavoir construit en moellons et couvert d'un toit à deux pans, situé au nord du village entre cours de la Seine et route nationale. Anciennes forges de Chênecières. Sur l'emplacement d'un ancien haut fourneau, les Cailletet puis les Suquet installent des laminoirs entre 1855 et 1920.. À partir de 1930 le site est transformé en fabrique de chaînes pour l'agriculture et la marine par la famille Seytre. Un monument commémoratif des travaux sur les gaz de Louis Cailletet a été installé en bordure de route.