L'Identité malheureuse est un essai d'Alain Finkielkraut, paru chez Stock en . L'essai comprend 229 pages en sept chapitres. Il s'ouvre par un avant-propos autobiographique et se conclut sur une bibliographie.

Thèmes développés Au fil des 229 pages de son développement, Alain Finkielkraut prend pour axes de réflexion les thématiques de la laïcité, de la mixité, de la diversité et du métissage.

L'auteur évoque notamment les sujets suivants : l'exclusion du lycée de Creil, en , de trois élèves ayant refusé d'ôter leurs foulards islamiques l'interdiction du port d'insignes religieux dans les enceintes publiques le sentiment de « dés-identification » le foulard islamique le problème du port de la jupe par les jeunes filles, ou son « interdiction sociale » dans certains quartiers l'exclusion sociale la loi de 2005 sur « le rôle positif de la présence française outre-mer » le débat sur l'identité nationale débuté en la création d'une Maison de l'Histoire de France la notion de repentance le problème de l'enseignement de divers auteurs classiques dans les collèges et lycées (Jean-Jacques Rousseau, Tartuffe, Madame Bovary, etc) le nombre déclinant de lecteurs de livres en France le développement d'internet l'immédiateté le fonctionnalisme, qui aboutit à l'uniformité le politiquement correct, qui entraîne le « conformisme de notre temps » la demande de respect par des jeunes issus de l'immigration la politesse ; la honte la « crise du vivre ensemble »

Il cite de nombreux auteurs classiques, parmi lesquels : Thomas Hobbes Tocqueville Ulrich Beck Simone de Beauvoir Claude Habib Joan Scott Denis Diderot François Furet Hannah Arendt Emmanuel Lévinas Claude Lévi-Strauss

Il fait référence à l'ouvrage Fractures françaises de Christophe Guilluy et évoque également l'Affaire Dreyfus.

Accueil critique Le numéro 179 (mars-) de la revue Le Débat contient des recensions assez négatives de L'Identité malheureuse. Pierre Nora notamment, tout en étant d'accord sur la crise d'identité que traverse la France, assure qu'Alain Finkielkraut se trompe en attribuant cette crise à l'immigration. « L'identité française serait aussi malheureuse s'il n'y avait pas un seul immigré », écrit-il.

Par ailleurs, dans un long article pour Slate qui a suscité, à son tour, beaucoup de débats « Alain Finkielkraut offre de mauvaises réponses à de mauvaises questions », Frédéric Martel, qui fut proche de l'auteur, mais rompt avec lui, analyse sévèrement le livre de Finkielkraut.

Télérama publie une critique positive de l'ouvrage, qu'il juge stimulant, parfois agaçant, souvent séduisant, par sa . Le journal conclut qu'en réfléchissant sur l'identité, Finkielkraut vise avant tout à éviter ) pour prôner finalement le vivre-ensembleVincent Rémy, Malheureuse identité française, malmenée par l'obsession communautaire. Pourtant, un « vivre-ensemble » est possible., telerama.fr.. Le Monde juge au contraire que Finkielkraut .

Ventes L'ouvrage s'est écoulé à plus de exemplaires en .

Postérité Dans son essai politique et autobiographique Rase campagne (), Gilles Boyer, ancien directeur de campagne d'Alain Juppé, indique :

Voir aussi Articles connexes L'essai sera suivi par la publication, deux ans après, de l'essai La Seule Exactitude, qui porte sur les mêmes thématiques, mais sous une présentation différente (nombreuses chroniques).

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Références

Catégorie:Œuvre d'Alain Finkielkraut Catégorie:Essai en sociologie Catégorie:Essai sur la politique française Catégorie:Essai français paru en 2013 Catégorie:Laïcité Catégorie:Identité