Cinarca ( ) est une ancienne piève de Corse. Située dans le sud-ouest de l'île, elle relevait de la province d'Ajaccio sur le plan civil et du diocèse de Sagone sur le plan religieux.

Géographie vignette|La piève de Cinarca.|upright=1.5 Situation La piève de Cinarca, (Ginerca en génois), avait un territoire occupant la rive gauche de la basse vallée du Liamone et le vallon de la Liscia. Elle se situe au nord des pièves d'Ajaccio et de Mezzana, au sud de celle de Vico et à l'ouest des pievi de Cruzini et de Celavo. À l'ouest, elle est baignée par les eaux du golfe de Sagone.

La piève correspond au territoire des communes actuelles de : Lopigna ; Arro ; Ambiegna ; Casaglione ; Sari-d'Orcino ; Cannelle ; Sant'Andréa-d'Orcino ; Calcatoggio.

Les pièves limitrophes de Cinarca sont :

Description Au , Giustiniani évêque de Nebbio, en faisait la description suivante :

Histoire vignette|La piève de Cinarca sur la carte militaire de Corse en 1768

Au , le comte Ugo Colonna était devenu maître de la Corse après avoir chassé les Sarrasins. Il avait trois fils : Bonifacio, dit "il Bianco", Cinarco et Bertario ; resté seigneur à Rome. Ugo donna aux deux premier de vastes seigneuries dans le « Delà des Monts »:

Bianco fut seigneur de Calcosalto, où se trouve aujourd'hui Bonifacio, et établit sa résidence à Carbini. Il donna la lignée des Biancolacci.

Cinarco, seigneur de S. George, se fixa à Lecce del Loppio. Cinarco bâtit plus tard le château de Cinarca, auquel il donna son nom, et fut la souche de la lignée des CinarchesiGiovanni della Grossa in Chronique, traduction de Lucien Auguste Letteron in Histoire de la Corse - Tome I, .

De Cinarco était né le comte Oliviero ; d'Oliviero, le comte Rinaldo ; de Rinaldo le comte Guglielmo, auquel succéda le comte Forte de Cinarca dont le fils Antonio épousa Bianca, une fille de Ginevra, femme du comte Arrigo Bel Messere.

Vers 1520 - La piève de Ginerca comptait environ habitants. Elle avait pour lieux habitésAntoine Dominique Monti in Éléments pour un dictionnaire des noms propres Corse - ADECEC Cervioni, tous devenus communes : - Calcatojo, Calcatoggio - Sant’Andria, Sant'Andrea-d'Orcino - le Canelle, Cannelle - Sari, Sari-d'Orcino - Casagiuni, Casaglione - Ambiegni, Ambiegna - Lopigna, Lopigna - Airo, Arro.

1768 - L’île passe sous administration militaire française. La piève de Cinarca prend le nom d'Orcino. 1793 - Les anciennes communautés ou paroisses deviennent communes ; la piève d'Orcino devient le canton d'Orcino, qui deviendra en 1828 le canton de Sari-d'Orcino, composé avec les communes de Ambiegna, Arro, Calcatoggio, Cannelle, Casaglione, Lopigna, Sant’Andrea d’Orcino, Sari d’Orcino. 1973 - Le canton prend le nom de Cruzini-Cinarca, chef-lieu Sari-d'Orcino (en corse Sarri di Cinarca).

Les pievi

Piève judiciaire Au début du , avant les événements qui, dès 1729, agitèrent cette région pendant la grande révolte des Corses contre Gênes, la piève de Cinarca relevait de la juridiction génoise d'AjaccioOn peut voir la juridiction d'Ajaccio sur la Carte des juridictions de Corse 1756 de Vaugondy. Celle-ci comptait habitants et couvrait 8 pievi et un fief. L'abbé Accinelli en fait cette description : .

Poursuivant, il en donne le détail suivantLes nombres sont ceux des habitants qu'il avait recensés sur les registres des paroisses : Aiaccio, e Borgo 3000. Alata 310. Apietto 438. Pieve della Mezzana : Carcopino 154. Sarola 261. Opapo, e Pogiale 124. Suari, Casanova, e Lundella 115. Pieve di Ginerca : Ambiegna 98. Arro 87. Calcatogio 323. S. Andrea, e Cannelle 194. Sarri 384. Casaglione 119. Lopigna 116. Pieve di Ornano : S.M.a d’Ornano, e Sichè 287. Urbalacone 178. Grossetto, e Prugna 388. Zigliara 210. Arzilone, et Ampasa 154. Quasquara 224. Arbitreccio 315. Pila, e Canale 360. Cardo, e Torgia 117. Capella delle Peri : Peri 430. Salasca, Cottoli, e Corticato 503. Pieve di Celavo : Occhiani 428. Carbuccia 137. Bogognani 1130.Tavera 485. Vero 198. Tavvaco 78. Pieve di Cavro : Cavro 309. Souarella, et Eccica 331. Occana 265. Tolla 287. Bastellica 1103. Pieve di Talavo : Zevaco 275. Corrà 216. Ziccavo 2275. Ciamanaccie 599. Guitera 147. Palneca 233. S.Paulo, e Giuvicaccio 160. Tasso 216. Cozzà 275. Feudo d’Istria : Olmetto 1049. Sollacarò, e Calvese 445. Casalabriva 208. Petreto, e Bechisano 557. Mocà, Crocci 457. Argiustra, e Muricci 169. Ollivese 264.

Piève religieuse Religieusement, Cinarca était rattachée au diocèse de Sagone jusqu'en 1790,

Au , .

Avec la Révolution, des décisions sont prises concernant l'Église en Corse : 1790 , l’Assemblée nationale décide que la Corse n’aura qu’un seul évêque comme les autres départements. Le siège est fixé à Bastia. , les cinq diocèses de la Corse (Ajaccio, Aléria, Sagone, Mariana et Nebbio) sont ramenés à un seul, provisoirement celui de Bastia. 1791 , le siège de l’évêché est transféré à Corte , l’évêché reste provisoirement à Corte. , l’Assemblée nationale fixe à Ajaccio, le siège provisoire de l’évêché. , en vertu du décret de la Constitution du , l’assemblée fixe le chef-lieu du département à Corte et le siège de l’évêché à Ajaccio.

L'église piévane San Giovanni (Saint-Jean de Cinarca) était l'église principale de la piève de Cinarca jusqu'en 1638. Cette église aujourd'hui en ruine, avait été bâtie au à l'ouest de l'actuelle commune de Sari-d'Orcino, sur une colline d'environ d'altitude. Elle est classée Monument historique.

Pour approfondir Bibliographie Abbé Letteron - Histoire de la Corse Tomes I - Bastia Imprimerie et librairie Ollagnier - 1890. L’histoire de la Corse vue par un Génois du - Transcription d’un manuscrit de Francesco Maria Accinelli - ADECEC Cervioni et l’Association FRANCISCORSA Bastia 1974. Antoine-Dominique Monti in Éléments pour un dictionnaire des noms propres - ADECEC Cervioni

Articles connexes Liste des pievi de Corse

Liens externes Piève de Cinarca

Notes et références Notes

Références

Catégorie:Piève de Corse