Michel-Jacques Boulard (1761-1825) devint le tapissier attitré de l'impératrice Joséphine qui raffolait de ses luxueux brocards, velours et quinze-seize dont elle fit décorer le palais des Tuileries ou le Grand Salon de Fontainebleau. Cousins de Benoit-François Boulard, ils habitaient tous deux rue de Cléry, travaillaient pour les mêmes commanditaires et pourtant s'ignoraient.
Par testament du , le tapissier Michel-Jacques Boulard lègue à l'administration des hospices civils une somme de 1 127 886 francs destinée à fonder une maison de retraite pour l'accueil de personnes dans l'indigence ou atteints d'une infirmité incurable. L'acceptation du legs et de ses charges par l'ordonnance royale du aboutit à l'édification d'une bâtisse à la limite de Saint-Mandé qui aboutira à l'inauguration de l'hospice Saint-Michel le .
Son cœur y repose actuellement dans une chapelle dédiée.
Notes et références
Bibliographie Charles Du Rozoir, « Michel Boulard : 1761-1825 », Les Bienfaiteurs de l'Humanité : études biographiques, Paris, Paul Ducrocq, 1878, p. 209-221 ; 195. Extrait des testament et codicilles de M. Michel Jacques Boulard et pièces contenant l'autorisation et l'acceptation des legs faits aux pauvres de Paris par ces testaments et codicilles. Paris, Huzard, 1826 , L'Assistance publique à Paris, ses bienfaiteurs et sa fortune mobilière, Paris, Berger-Levrault, t. 1, 1904, p. 564.
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