Les Jeux olympiques d'été de 1976, Jeux de la olympiade de l'ère moderne, ont été célébrés à Montréal, dans la province de Québec, au Canada, du au . Montréal est la seconde ville francophone à accueillir les Jeux d'été après Paris.
et (dont ) prirent part à sportives dans vingt-et-un sports. L'héroïne de ces Jeux fut la gymnaste roumaine Nadia Comăneci.
Des polémiques furent engagées sur le coût des installations sportives et sur le boycott de la majorité des pays africains en raison de la présence de la Nouvelle-Zélande qui avait envoyé son équipe de rugby participer à un tournoi en Afrique du Sud.
Quatre ans après la tragédie de Munich, la sécurité est renforcée. Près de de dollars sont affectés à la protection des athlètes et des délégations étrangères. et soldats sont mobilisés.
Élection de la ville hôte Le Comité international olympique confie l'organisation des Jeux olympiques d'été de 1976 à la ville de Montréal au cours de la du à Amsterdam. +Résultats officiels du scrutin Villes Pays Tour 1 Tour 2Montréal 25 42Moscou 2828 Los Angeles 17
Emblèmes thumb|120px|La torche olympique des Jeux de Montréal. Amik, la mascotte des Jeux, sur une affiche.|thumb|120px Le logo officiel est l'œuvre du graphiste Georges Huel. Il représente les cinq anneaux olympiques surmontés d'un podium ou d'une piste d'athlétisme, lieu privilégié des jeux. On peut également deviner la lettre « M », initiale de Montréal. L'artiste a voulu donner comme signification « la fraternité universelle que propose l'idéal olympique, la gloire des vainqueurs, l'esprit chevaleresque de leurs luttes et l'accession de Montréal au rang de ville olympique »Jeux de la Olympiade Montréal 1976 : Rapport officiel, .. L'artiste a également conçu, avec Michel Dallaire, le flambeau olympique.
La mascotte des Jeux de 1976 se nomme « Amik », terme tiré de la langue algonquine signifiant « castor ». Cet animal a été choisi comme mascotte car il est reconnu pour sa patience et son ardeur au travail. Par ailleurs, il est un grand symbole national au Canada où on le retrouve sur certaines pièces de monnaie, et des timbres-poste.
La musique de ces Jeux de Montréal est l'œuvre du pianiste-compositeur André Mathieu. Le directeur musical et chef d’orchestre était Vic Vogel. La chanson Bienvenue à Montréal, écrite par Vogel et Mathieu sur des paroles de Claude Lacombe et chantée par René Simard (dans des versions en français. et en anglais.), a été publiée avant les jeux comme outil de promotion mais sera boudée par les stations radio, la considérant trop générique.. L'auteur-compositeur Stéphane Venne organise donc un concours pour trouver une nouvelle chanson et elle fut remplacée par Je t'aime écrite par Jean Robitaille et Christian Saint-Roch, interprété par Estelle Ste-Croix, ces deux derniers membres du groupe Ville Émard Blues Band..
Sites olympiques Polémique sur le coût des constructions La construction du Stade olympique de Montréal a couté un milliard de dollarshttp://www.olympes.info/page1.htm Villes organisatrices Olympes.info, soit trois fois plus que la somme prévue initialement. Ce surcout est dû notamment aux retards accumulés et aux mauvaises planifications financières du comité d'organisation mais également aux nombreuses innovations techniques voulues. Pour la première fois, la piste d'athlétisme, entièrement synthétique, fut construite par la société italienne Mondo mettant fin au Tartan : une "Sportflex Super X Performance" rouge.
Une commission d'enquête présidée par le juge Albert Malouf blâma sévèrementDépôt du rapport sur le coût des Jeux olympiques de Montréal l'administration du maire Jean Drapeau, dans un rapport, rendu public en 1980. Le remboursement de l'hypothèque des installations comprenant le Village olympique, le Vélodrome et sa transformation en Biodôme, ainsi que le stade fut terminé en juin 2006.
La construction de la tour du stade olympique n'était pas terminée lors de la tenue des Jeux en 1976, en particulier sa grande tour penchée de dix-huit étages longue de qui n'atteignit que la moitié de sa hauteur prévue. Par ailleurs, le gazon du stade fut posé le , veille des cérémonies d'ouverture. Le stade fut achevé en 1987.
Les autorités québécoises ont contracté une hypothèque de sur une somme de 1,47 milliard de dollars pour le stade, sa tour, le vélodrome, la piscine olympique et le village olympique, vendu et transformé en appartements. Les coûts des Jeux de 1976 ont été remboursés par les contribuables québécois en 2007..
Sites des compétitions thumb|Le stade olympique de Montréal. La tour n'était pas construite lors des Jeux. thumb|Le vélodrome olympique devenu par la suite le Biodôme de Montréal, devant le stade olympique. thumb|Le Forum en 1976. Parc olympique
Stade olympique : Cérémonies, Athlétisme, Football (finale), Équitation Piscine olympique : Natation, Plongeon, Water polo Vélodrome olympique : Cyclisme, Judo Aréna Maurice-Richard : Lutte, Boxe Centre Pierre-Charbonneau : Lutte
Montréal Bassin olympique de l'Île Notre-Dame : Aviron, Canoë-kayak Complexe sportif Claude-Robillard : Handball, Water polo Centre Étienne-Desmarteau : Basket-ball Aréna Saint-Michel : Haltérophilie Aréna Paul-Sauvé : Volleyball Forum de Montréal : Gymnastique, Handball, Basket-ball, Volleyball, Boxe Stade d'hiver, Université de Montréal : Escrime Stade Percival-Molson, Université McGill : Hockey sur gazon
Sites à l'extérieur de Montréal Centre de tir olympique, L'Acadie (Québec): Tir Centre de tir à l'arc olympique, Joliette (Québec) : Tir à l'arc Centre équestre olympique, Bromont (Québec) : Équitation Centre nautique, Kingston (Ontario) : Voile Pavillon de l'éducation physique et des sports de l'Université Laval, Québec : Handball Palais de sports de Sherbrooke : Handball Stade municipal, Sherbrooke : Football Stade Varsity, Toronto : Football Stade Frank-Clair, Ottawa : Football
Installations Un peu avant le début des jeux, afin de loger les touristes visitant Montréal, le maire Jean Drapeau propose au premier ministre Robert Bourassa et son ministre des Finances, Raymond Garneau d'acheter le paquebot France qui était à vendre et de le transformer en hôtel flottant. Le ministre des Finances trouve tout de suite l'idée saugrenue, puisque le projet ne lui est présenté qu'à quelque mois du début des jeux, et qu'il aurait nécessité de couper les cheminées du paquebot pour lui permettre de passer tous les ponts jusqu'à Montréal, un projet que le maire Drapeau avait prévu confier au chantier de Lauzon.
Cérémonie d'ouverture vignette|Bundesarchiv Malgré toutes les polémiques autour du coût de la construction du stade olympique, plus de assistent, le , à la cérémonie d'ouverture en présence d'Élisabeth II, reine du Canada, de Pierre Elliott Trudeau, Premier ministre canadien, et de Lord Killanin qui assiste à ses premiers Jeux en tant que président du Comité international olympique. Par ailleurs, Jean Drapeau, maire de Montréal qui a beaucoup œuvré pour l'organisation de ces Jeux, reçoit une ovation des spectateurs de plus de cinq minutes.
Les derniers porteurs de la flamme olympique sont deux athlètes canadiens, Sandra Henderson de Toronto et Stéphane Préfontaine de Montréal. Ces jeunes athlètes symbolisent les deux peuples fondateurs. Après l'envolée de milliers de pigeons du stade olympique, la reine Élisabeth II proclame l'ouverture officielle des Jeux de Montréal. La cérémonie se conclut par l'interprétation de l'hymne national Ô Canada par l'orchestre de l'ensemble olympique.
Nations boycottant les Jeux thumb|Les nations boycottant les Jeux de Montréal sont indiquées en jaune. Voir aussi le boycott des Jeux paralympiques de 1976 à Toronto, en raison de la participation de l'Afrique du Sud.
Ces Jeux olympiques sont marqués par le boycott de 22 nations. africaines qui protestent contre la présence de la Nouvelle-Zélande. Elles reprochent à cette dernière d'avoir envoyé son équipe de rugby participer à une tournée en Afrique du Sud, pays pratiquant l'apartheid ..
Le boycott est décidé quelques jours à peine avant l'ouverture des jeux, alors que les délégations olympiques sont arrivées sur place. Vingt-deux pays africains choisissent finalement de se retirer. Le Cameroun, l'Égypte, l'Irak, le Maroc et la Tunisie participent au début des épreuves avant de s'aligner sur les autres nations africaines et de quitter les Jeux. Le Sénégal et la Côte d'Ivoire décident de ne pas s'associer à ce boycott.
Le Comité international olympique est surpris par ce boycott. Il le conteste car l'Afrique du Sud n'est plus invitée aux Jeux depuis plus de dix ans, et que le rugby à XV n'est plus un sport olympique.
Par ailleurs, le gouvernement du Canada refuse de laisser concourir les athlètes de Taïwan sous une autre bannière que celle de la république populaire de Chine. Taïwan refuse et ne participe donc pas aux Jeux.
Ce boycott massif préfigure de nouvelles absences de nations pour motif politique aux Jeux de 1980 et de 1984.
+ Les 25 nations boycottant les Jeux de 1976 : AfghanistanAlgérieBirmanieCamerounCentrafriqueTchadCongoÉgypteÉthiopie GabonGambieGhanaGuyanaIrakKenyaLibyeMadagascar MalawiMaliMarocNigerNigeriaSoudanSri LankaTunisie
Nations participantes thumb|Pays participants en 1976. Quatre-vingt-douze nations ont pris part à ces Jeux olympiques de 1976. Trois d'entre elles y ont fait leur première apparition : Andorre, Antigua (bien qu'Antigua-et-Barbuda ne soit indépendant qu'en 1981) et les Îles Caïmans.
Comme lors des Jeux précédents, le Comité international olympique décide d'exclure l'Afrique du Sud en raison de sa politique d'apartheid. Deux semaines seulement avant le début de ces Jeux olympiques, l'équipe de Nouvelle-Zélande de rugby à XV entame une de trois mois et de 24 matchs en Afrique du Sud. Pour protester contre cette participation, 22 pays africains ont décidé de boycotter ces Jeux la veille de la cérémonie d'ouverture.. Le Guyana, l'Irak et huit autres pays africains ont rejoint le boycott dans les jours qui ont suivi et finalement, la Côte d'Ivoire et le Sénégal sont les seuls pays africains à participer à l'intégralité de la compétition et un total de africains sont contraints de déclarer forfait.
La République de Chine (Taïwan) s'est retiré la veille de la cérémonie d'ouverture, à la suite du refus du gouvernement canadien de la reconnaître sous le nom de République de Chine, et ce en dépit du fait que la République de Chine (Taïwan) était membre du CIO depuis 16 ans. Le différend remonte à , lorsque le Canada est devenu l'un des premiers pays occidentaux à reconnaître la République populaire de Chine et qu'il a suspendu ses relations diplomatiques avec la République de Chine (Taïwan). Bien que le CIO ait tenté de trouver un compromis, le Canada n'a pas autorisé les athlètes du futur Taipei chinois à concourir sous le nom et le drapeau de République de Chine. La République populaire de Chine n'est quant à elle pas reconnue par le mouvement olympique et n'est donc pas présente.
Enfin, d'autres pays comme le Salvador et le Zaïre ne participent pas pour raisons économiques.
+ Les 92 délégations participantes et, entre parenthèses, le nombre d'athlètes engagés Afrique Amériques Asie Europe Océanie (4) (8) (29) (9) (23) (17) Antigua (9) (4) (70) (10) (10) (4) (22) (4) (81) (391) (4) (7) (34) (5) (150) (11) (5) (396) (29) (12) (3) (20) (99) (14) (8) (6) (13) (81) (3) (12) (9) (31) (18) (19) (41) (50) (25) (26) (7) (84) (26) (215) (14) (4) (23) (33) (1) (24) (14) (4) (43) (267) (290) (3) (60) (106) (160) (69) (115) (89) (213) (242) (37) (183) (46) (14) (221) 6) (8) (2) (68) (103) (224) (19) (157) (10) (122) (54) (150) (27) (412) (89) (182) (2) (84) (5) 6 puis 2 pays 33 pays 18 pays 31 pays 4 pays
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