Alain De Gaigneron de Marolles, né le à Paris et mort dans cette même ville le , est un général français qui fit l'essentiel de sa carrière au sein des services secrets français, le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE).

Il fut chef du service Action puis directeur du Renseignement du SDECE de 1974 à 1980, sous la direction d'Alexandre de Marenches.

Famille Alain Gaigneron Jollimon de Marolles est issu d'une famille d'ancienne bourgeoisie originaire de Touraine, établie à la Martinique au , . Cette famille békée était propriétaire de la plantation et de la sucrerie Grande Case, au Lamentin.

Biographie Alain de Marolles est admis comme élève officier à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr (promotion de Garigliano) au cours des années 1949-1951.. Breveté parachutiste, il rejoint officiellement l'arme du Train.

Indochine et Algérie Affecté en Indochine, il rejoint les commandos Nord Viet-Nam au sein de la qui était alors le bras armé du service « Action » des services secrets français, chargé des opérations spéciales.

Puis il sert comme capitaine au parachutiste de choc, qui est chargé des actions secrètes en Afrique du Nord.

Avec le commandant Freddy Bauer lui aussi cadre du , il est impliqué dans des actions menées avec le Service Action au Sénégal en 1960 dans le cadre de l’opération de déstabilisation du régime du président guinéen Sékou Touré. (probable opération Persil).

Directeur du Renseignement et chef du Service Action du SDECE De retour à Paris, Marolles est nommé chef de cabinet du général Catroux à la grande chancellerie de la Légion d'honneur, puis il est auditeur à l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN).

Il retourne au SDECE où il devient l'un des adjoints du directeur du renseignement, le général René Candelier.

En , succédant au colonel Morbieu, il est nommé à la tête du Service Action qui réunit de 700 à 800 civils et militaires spécialistes des actions clandestinesHistoire politique des services secrets, Faligot et zl. 2010, p. XX.

Il est promu au grade de colonel en .

Fin , il succède au général Candelier à la tête de la direction du Renseignement Le général Candelier quitte cette fonction, semble-t-il, à la suite des remous de l'affaire des diamants.

Au cours du mois de , le colonel de Marolles demande à être déchargé de ses responsabilités. Il semble que ce départ, qui a entraîné des troubles au SDECE, vienne d'un désaccord sur la politique à mener en Afrique, et sans doute à suite de l'échec d'une opération de déstabilisation en Libye. Il est remplacé par le colonel Jacques Fouilland, précédemment, adjoint au directeur général du SDECE Alexandre de Marenches.

Il est toutefois promu général de brigade en dans la deuxième section (cadre de réserve).

Consultant en géostratégie Le général de Marolles devient consultant en géostratégie et publie en 1984 un ouvrage sur les risques géostratégiques (L'ultimatum : Fin d'un monde ou fin du monde ?).

Distinctions Officier de l'ordre national de Mérite Officier de la Légion d'honneur

Ouvrage .

Notes et références

Articles connexes Liste de familles subsistantes d'ancienne bourgeoisie française

Liens externes

Catégorie:Général français du XXe siècle Catégorie:Membre du SDECE Catégorie:Dirigeant de service de renseignement Catégorie:Élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr Catégorie:Officier de l'ordre national du Mérite Catégorie:Officier de la Légion d'honneur (date non précisée) Catégorie:Naissance en février 1927 Catégorie:Naissance dans le 16e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en janvier 2000 Catégorie:Décès dans le 16e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 72 ans