Society est un magazine quinzomadaire français, fondé en 2015 par So Press, société d'édition à l'origine des magazines So Foot et So Film.

En , le magazine sort un numéro contenant un dossier sur Xavier Dupont de Ligonnès, numéro qui connaît un succès considérable avec pas moins de trois tirages.

Présentation Le premier numéro de Society est paru le avec un objectif initial de diffusion de en kiosque.. Le magazine affirme avoir atteint les vendus au bout de quatre mois.

Pour ce lancement, So Press s'appuie sur un emprunt de auprès de la BPI et de la Société Générale, réunis auprès d'actionnaires « amis » parmi lesquels Édouard Cissé, Vikash Dhorasoo, Serge Papin, Patrice Haddad, ou Robin Leproux. À cette somme s'ajoutent plus de rassemblés lors d'une opération de financement participatif via KissKissBankBank..

Les rédacteurs en chef de Society sont Franck Annese (ancien rédacteur en chef de So Foot), Stéphane Régy (Ancien co-rédacteur en chef de So Foot et de So Film) et, jusqu'en 2020, Marc Beaugé, journaliste et chroniqueur régulier à l'émission Le Supplément sur Canal+ et de Quotidien sur TMC. Il est remplacé par Thomas Pitrel et Pierre Boisson, un des co-auteurs de l'enquête sur Ligonnès. Début 2021, Boisson est remplacé par Emmanuelle Andreani. En 2025, Boisson revient, remplaçant cette fois-ci Thomas Pitrel.

Diffusion + Diffusion (selon ACPM) Année Tirage France payée Totale payée Totale2025 2017 2016 2015

Ligne éditoriale L'équipe du magazine se défend d'être un magazine pour , terme que Franck Annese juge . En 2015, le journal Libération le qualifie de normcore, terme anglais issu des mots et . Selon Challenges, la marque de fabrique de Society est qu'il .

Les couvertures du magazine sont très différentes les unes des autres d'un point de vue artistique. Society, selon Libération, incarne notamment à cause de l'originalité de ses sujets et de ses points de vue. Les unes sur Gad Elmaleh, Alain Chabat, « la crise de la quarantaine » ou « start-up, ton univers happy-toyable » se sont vendues,au-dessus des habituels .

Durant l'été 2020, Society publie, sur , une enquête en deux volets, consacrée à l'affaire Dupont de Ligonnès. Grâce à ce travail journalistique, réalisé, durant quatre ans, par quatre de ses collaborateurs, le périodique bat ses records de vente. Pour le numéro du , le tirage habituel de est augmenté au-delà des . Le second volet, diffusé en août, est suivi de plusieurs rééditions, après un tirage initial de . Selon Challenges, les numéros 136 et 137 du bimensuel Society se sont vendus à après plusieurs retirages. Ce succès commercial compense en partie une année 2020 pénalisée par la crise du Covid-19 et les difficultés du diffuseur, Presstalis, qui a dû être remplacé par les Messageries lyonnaises...

Conflit entre SoPress et les médias Bolloré En 2021, le magazine Society révélait que depuis le rachat par Bolloré de Prisma Media, qui englobe entre autres Capital, Voici, Géo et d'autres titres, les rédactions filiales du groupe Bolloré seraient concernées par un management brutal, et d'autres problématiques majeures additionnelles. En réaction, la direction de Capital, titre de Prisma Media appartenant au groupe Bolloré, n'ayant pas pu répondre dans les temps et peu satisfaite d'un simple droit de réponse, sort une enquête sur les habitudes de Franck Annese : pigistes peu payés, management brutal, excès de colère, rémunération importante (10 000 euros par mois). Cependant, moins de 24 heures après, la rédaction de Capital annonce se désolidariser de cette enquête, publiée à la demande de la direction, et non de la rédaction. En complément, Capital publie le droit de réponse de Franck Annese, précisant ou démentant les différentes informations de l'enquête de Capital à son sujet.

Emprisonnement d'un journaliste en Algérie En , Society est directement concerné par la condamnation à sept ans (confirmée en appel en ) de prison en Algérie de son collaborateur Christophe Gleizes, arrêté à Tizi Ouzou lors d’une enquête sur le football local. Poursuivi pour « apologie du terrorisme » en lien avec d'anciens échanges avec un responsable du club de la Jeunesse sportive de Kabylie et membre du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie, il devient l’un des symboles des tensions diplomatiques franco-algériennes. Sa détention suscite une large mobilisation du monde du sport, des médias et de la culture, qui appellent à sa libération.

Sur la page d’accueil de son site Internet, Society affiche, à droite de son logo, un encart de soutien à Christophe Gleizes. Celui-ci renvoie vers un article dénonçant l’arrestation du journaliste et indique le nombre de jours écoulés depuis son incarcération. Le magazine relaie également le hashtag #FreeGleizes, régulièrement repris sur le réseau social X.

Notes et références

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