Meslay-le-Vidame est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir, en région Centre-Val de Loire.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le fossé berthauxdivers petits cours d'eau.

Meslay-le-Vidame est une commune rurale qui compte en , après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Chartres.

Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : l’église Saint-Étienne, un édifice singulier à péristyle et coupole intérieure imaginé par Nicolas Vestier, classée en 1967.

Géographie Situation

Communes limitrophes

Transports et voies de communication Réseau routier Près de la commune de Thivars il existe un accès à l'autoroute A11 (sortie 3, Échangeur Chartres-Centre Châteaudun) (l'Océane) qui mène vers Le Mans, Nantes et Paris, Bordeaux dans l'autre jonction.

Desserte ferroviaire La commune ne possède pas de desserte ferroviaire. La gare la plus proche est celle de Voves () sur la ligne Paris-Austerlitz-Tours via Châteaudun (TER Centre-Val de Loire).

Bus Ligne d'autocar 157 du Réseau de mobilité interurbaine.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Sud-ouest du bassin Parisien » et « Moyenne vallée de la Loire ».. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pré-Saint-Évroult à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Meslay-le-Vidame est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chartres, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (94,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (89,9 %), zones agricoles hétérogènes (4,5 %), forêts (3,7 %), zones urbanisées (1,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Risques majeurs Le territoire de la commune de Meslay-le-Vidame est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1999 et 2021, partie 1 - chapitre Risque inondation..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Meslay-le-Vidame. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines, partie 1 - chapitre Mouvements de terrain.. L'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 51,6 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (52,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 166 sont en aléa moyen ou fort, soit 74 %, à comparer aux 70 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999.

Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à , selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous la forme Merliacum en 1092., Meslay les Bois en 1793, Merlay-le-Vidame 1801.

Il est impossible d’écarter l’hypothèse d’un *melarium « pommier », dérivé du latin classique malum « pomme » ou de la nèfle qui se disait mêle ou mesle.

Vidame est un composé du latin vice et dominus, « seigneur », titre de noblesse français assez rare, lié à une dignité ecclésiastique ou à un fief.

Histoire Claude Rouyer. Le Château de Meslay-le-Vidame. Chartres : 1991. Paris BNF : 16-LK7-63373. Ancien Régime

Les seigneurs de Meslay ont été vidames de Chartres, d'où le suffixe accolé au nom de la paroisse. Les seigneurs de Meslay-le-Vidame avaient le pouvoir de basse, moyenne et haute justice et le château possédait une prison et une salle d'audience avec du personnel judiciaire.

La seigneurie de Meslay-le-Vidame fut fondée en 928 par le chevalier Girouard, frère de Aganon, évêque de Chartres (921-941), conseiller et notaire du roi carolingien (898-922). Girouard a exercé les fonctions de vidame de Chartres. Deux de ses fils, Ragenfroy (941-955) et Hardouin (955-961), deviennent les et évêques de Chartres.

Son fils Archambault lui succède comme seigneur de Meslay de 950 à 990 puis son petit-fils Renaud de 990 à 1030 comme seigneur de Meslay.

Son arrière-petit-fils, Nivelon I devient le 4e seigneur de Meslay et juge-sénéchal du comté de Blois en 1030. Il est l’un des fondateurs de l’abbaye de Nogent-le-Rotrou. Il finit sa vie comme moine à Chartres en 1059.

Son fils Foucher de Meslay devient alors le seigneur de Meslay. Il meurt en 1095.

Son fils Nivelon II devient le seigneur de Meslay. Il part en croisade en Palestine. Il meurt en 1122.

Son fils Ursion I devient le seigneur de Meslay et entre en guerre contre le vicomte de Châteaudun Geoffroy IV. Il meurt en 1143.

Son fils aîné Nivelon III lui succède en 1143 et 1145 et son fils cadet Hamelin entre 1145 et 1160 comme et seigneur de Meslay.

Ursion II, fils de Hamelin, devient le seigneur de Meslay en 1160, c’est un ami du roi d’Angleterre et duc de Normandie Henri II Plantagenêt. Renaud, un de ses fils d’Ursion II assassine l’archevêque de Cantorbéry saint Thomas Becket le dans sa cathédrale sur ordre du souverain anglo-normand.

En 1187, au décès de Ursion II, un autre de ses fils, Nivelon IV devient le 11e seigneur de Meslay. Il meurt le et ses fils Ursion III et Geoffroy deviennent successivement seigneurs de Meslay.

Le titre de vidame de Chartres détenu par le premier des seigneurs de Meslay était passé à la famille de la Ferté-Vidame au . Cependant le , le seigneur de Meslay Geoffroy épouse Hélisendre de la Ferté-Vidame et devient par son mariage le nouveau vidame de Chartres dont le nom restera pour désigner son village. Il meurt en 1245.

Son fils aîné Geoffroy II lui succède comme vidame de Chartres, il était templier et meurt en Palestine en 1249 laissant ses titres à son frère Macé/Matthieu qui est de 1288 à 1295, Grand Panetier de France, Grand Officier de la Couronne, Chef des boulangers du Royaume, cuisinier et goûteur du roi Philippe IV le Bel. Son sceau porte le blason de sa famille et de la commune.

Guillaume I de Meslay-Fréteval devient Vidame de Chartres à la mort de son père en 1295. C’était un ami du roi Saint-Louis qui avait participé à la croisade à Tunis en 1270. Il était l’auteur du livre Chansons et Saluts d’Amour. Son fils Guillaume II lui succède à sa mort en 1320 puis son petit-fils Guillaume III en 1331.

Son arrière-petite-fille Jeanne de Meslay-Fréteval transmet le titre de ses ancêtres à son mari Robert de Vendôme en 1395, descendant de l’empereur Charlemagne et des comtes d’Anjou et de Nevers. Ses fils Charles de Vendôme en 1401, Guillaume de Vendôme en 1412 et Jean de Vendôme en 1431 deviennent vidame de Chartres successivement.

Son fils, Jean II de Vendôme devient vidame de Chartres en 1460. Il est aussi gouverneur du Berry. C'est l'ami du roi Louis XI qui lui rendit visite au château de Meslay du 4 au d'après la nombreuse correspondance royale.

Son fils Jacques de Vendôme devient vidame de Chartres – Prince de Chabanais en 1496.

Son fils Louis de Vendôme devient vidame de Chartres – Prince de Chabanais en 1530.

Son fils François de Vendôme devient vidame de Chartres – Prince de Chabanais en 1548. Le roman La Princesse de Clèves publié anonymement en par Madame de la Fayette en fait un des personnages principaux de la Cour du roi de France Henri II. Colonel victorieux des guerres d’Italie, des batailles de Metz, Toul et Verdun en 1552. Gouvernement de la ville de Calais en 1558 après le départ des Anglais. C’est un ami du duc protestant de Condé et un opposant au gouvernement de la Ligue catholique du duc de Guise sous le roi François II, il est donc emprisonné à la Bastille le . Deux jours après l’avènement du roi Charles IX, il est libéré par la régente le mais meurt à Paris dès le de maladie ou d’empoissonnement.