Noël Daru, né à Grenoble en 1729 et mort à Paris le Paris, État civil reconstitué, vue 40/51., est un administrateur français, capitoul de Toulouse. Il est l'oncle de Stendhal qui parle de lui dans ses œuvres.

Biographie Né à Grenoble le , Noël Daru est le douzième enfant de François Daru, maire de Grenoble, et Marie-Thérèse Senterre.. Sa famille est originaire de Valréas, fixée à Grenoble au , et doublement apparentée à la famille de Stendhal.

Avocat, administrateur Noël Daru effectue des études de droit à Grenoble et devient avocat au parlement . Il est d'abord employé de la Compagnie des Indes.

En 1749, il part pour Montpellier pour y être chef des bureaux de l'intendance générale de la province du Languedoc, dirigée alors par le comte de Saint-Priest. Il en est le second à partir de 1765 comme « subdélégué général » (secrétaire général) de l'intendanceJean Tulard, Dictionnaire Napoléon, Fayard, 1989, .Suzanne d'Huart, Les archives Daru, Archives nationales, 1962, ..

Capitoul de Toulouse En 1769, Noël Daru est élu capitoul de ToulouseA. Révérend, Titres, anoblissements et pairies de la Restauration, tome 2, Paris, Champion, 1902, .Annales de la ville de Toulouse, vol. 4, ., ce qui lui procure l'anoblissement. Il siège aux États de Languedoc et fait partie, le , de la délégation des cinq membres des États qui est présentée au roi et reçue par lui en audience, à VersaillesMercure français, 1772, .. Il prend sa retraite de subdélégué général à , en 1787, et bénéficie de deux rentes. Arthur Chuquet estime sa fortune de l'époque à .

Le capitoulat étant une charge anoblissante, c'est dans l'assemblée de la noblesse que Noël Daru prend part aux délibérations préalables aux États généraux de 1789« Daru », dans Louis de La Roque, Armorial général de Languedoc, t. II, Montpellier, Seguin, 1860, ., ce qui causera plus tard du tort à son fils PierreH. de la Barre de Nanteuil, Le comte Daru ou l'administration militaire, Paris, Peyronnet, 1966, ..

Révolution et Empire thumb|L'hôtel Daru, qu'il achète en 1798. Pendant la Révolution, il quitte Montpellier pour Versailles, vers 1792. Sous la Terreur, il est arrêté en ; ses biens sont séquestrés. Il est libéré en octobre suivant. Sous le Directoire, il trouve le moyen de gagner deux millions grâce à d'heureuses spéculations.

Il achète en un hôtel particulier à Paris, rue de Lille, qui avait appartenu à CondorcetHenri Martineau, Le Cœur de Stendhal, tome 1.. C'est dans cet hôtel qu'il accueille son jeune cousin Henri Beyle (Stendhal) après l'avoir fait soigner.

Il est la première personnalité importante de la famille Daru. Stendhal qui lui est apparenté parle de lui dans ses œuvres. Il meurt dans son hôtel parisien le .

Controverse sur l'espionnage Des historiens comme Chuquet et Lefebvre ont pensé que Noël Daru et son fils Pierre pouvaient être « l'ami de Paris » et « le fils de l'ami » qui auraient alimenté le comte d'Antraigues en informations secrètes pour la cour de Russie. Mais selon Jacques Godechot, une analyse approfondie montre que les renseignements étaient en grande partie faux et que le comte d'Antraigues, pour mieux vendre ses renseignements, devait faussement les attribuer à des personnes haut placées qu'il avait connues à MontpellierJacques Godechot, « Bernard Bergerot, Daru en son temps (1767-1829) », dans Annales historiques de la Révolution française, 1985, ..

Mariage, postérité

Bibliographie

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Notes et références

Voir aussi Articles connexes Famille Daru Stendhal

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