vignette|Une canardière prête à l'action. vignette|Un homme posant avec une canardière afin de montrer sa taille.

Une canardière est un type de très grand fusil de chasse (dérivé de l'arquebuse), lourd et peu maniable, mais capable d'abattre un grand nombre de gibier d'eau en un seul tir. Cette arme était utilisée au et au début du ..

Canardière désignait aussi un lieu de chasse au canard, dans une zone humide. Ce mot est retrouvé dans certains lieux-dits en France et au Québec.

Principe Le principe est d'abattre un maximum d'oiseaux d'un seul tir lorsqu'ils sont posés sur l'eau, car le bruit d'une détonation les fait s'envoler. Tirant une large gerbe de grenaille de fer ou de plombs (jusqu'à 5 onces de plomb selon l'arquebusier de la cour à Bruxelles H. Mangeot), propulsée par une double ou triple charge de poudre Mangeot H (1857) Traité du fusil de chasse et des armes de précision... Ed : C.H Tanera (Nouvelle édition, 347 pages)., certaines canardières pouvant abattre jusqu'à 50 oiseaux d'un coup.

Comme l'arme est trop lourde et a trop de recul pour être épaulée, elle est placée sur une barque, appelée punt en anglais. Alors que le nom français canardière provient de la proie, le nom anglais punt gun provient de la barque. Le chasseur s'approche et oriente la barque à la rame, restant silencieux. La barque recule avec la détonation, puis il n'y a plus qu'à aller repêcher les proies qui flottent.

Histoire Selon Mangeot, .

Certains jugent qu'elle "est munie d'un canon trop long et n'ayant pas assez de fer pour supporter la charge, souvent double et quelquefois triple, dont on devrait la garnir; ou bien, la longueur démesurée du canon la rend d'un poids excessif. Chez les autres, le canon n'est pas assez long eu égard aux portées que l'on désire obtenir, et son calibre est ou trop gros ou trop étroit".

D'après l'auteur anonyme du Manuel du Chasseur (Ed : Roret), (repris par Mangeot).

Ces deux canardières s'utilisent .

Selon le lieutenant-colonel Hawker cité par Mangeot, .

Selon Mangeot une canardière .

Le lieutenant-colonel Hawker rapporte plusieurs de ses expériences sur la canardière, et bien que ni concluantes, ni précises, ni clairement exposées, Mangeot en cite quelques-unes pour l'édification du lecteur : Grande canardière. — Poids de l'arme, 14 livres ; longueur du canon, 4 pieds 6 pouces; calibre 7. Petite canardière. — Poids total, 12 livres 1/2 ; longueur du canon, 4 pieds 5 pouces ; calibre, 7 Fusil double. — Poids, 9 livres; longueur du canon, 2 pieds 8 pouces ; calibre, 14.

.

L'auteur belge conseille au chasseur de se servir de grenaille de fer fondu, mais Mangeot juge que : 1° ; 2° 3° (...).

Selon Mangeot quand on fabrique une canardière , on doit : 1° ; 2° ; 3° ; et qu'enfin, 4° Il n'est permis selon Mangeot de déroger à cette règle . — — ... — . — .

— .. .

Concernant le décor et les ornementations appropriées, Mangeot juge .

Interdiction Ce type de chasse est industriel et pose le problème d'être non discriminante (entre les proies femelles et mâles, adultes et jeunes) c'est pourquoi, après la diffusion des canardières, les populations d'animaux sauvages ont très rapidement diminué, et la canardière est interdite aux États-Unis progressivement de 1860 à 1918.

À partir de 1942 elle est partiellement autorisée de nouveau aux États-Unis pour les particuliers, mais pas pour les chasseurs professionnels.

Au Royaume-Uni elle reste autorisée pour la famille royale qui l'utilise une fois par an lors de cérémonies pour que l'usage ne soit pas interrompu.

En France, à titre d'exemple dans le département de la Côte-d'Or la chasse était au , en 1844 permise du au , "avec fusil et canardière", mais hors du "temps de chasse ordinaire", il y était "interdit de descendre des barques pour tirer"Estève C (2006) La chasse au gibier d’eau en France au 19e siècle. Ruralia. Sciences sociales et mondes ruraux contemporains, (18/19) ; et en Alsace, il existait des étangs totalement clos et munis d’un système de canaux et de filets qui conduisaient inexorablement les oiseaux vers la canardièreSynthèse des vœux des conseils généraux, 1844, p. 69 ; Engelhard M (1882) Souvenirs d’Alsace : chasse, pêche, industries, légendes, Paris, Berger-Levrault,, p. 11. cité par Estève C (2006) La chasse au gibier d’eau en France au 19e siècle. Ruralia. Sciences sociales et mondes ruraux contemporains, (18/19)..

Références

Voir aussi

Articles connexes Armes à feu

bibliographie Mangeot H (1857) Traité du fusil de chasse et des armes de précision... Ed : C.H Tanera (Nouvelle édition, 347 pages).

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