Oscar-Théophile-Jean-Baptiste Archain, dit Oscar Archain, né à Orville (Pas-de-Calais) le et mort le à Paris, est un journaliste et homme politique français.

D'abord socialiste, il adhère au Boulangisme puis au Comité central socialiste révolutionnaire (CCSR) blanquiste avant de se rapprocher des radicaux socialistes en adhérant au Parti Parti républicain, radical et radical-socialiste (PRRRS).

Biographie

Débuts et formation Fils d'un couvreur et d'une ménagèreÉtat civil de la commune d'Orville, registre des naissances, acte n 8 du 24 août 1863 (archives départementales du Pas-de-Calais en ligne, 5 MIR 640/3, )., Oscar Archain se destine tout d'abord à l'enseignement. Maître-répétiteur aux collèges d'Arras, de Béthune puis de Boulogne-sur-Mer, il s'engage en politique en adhérant aux idées socialistes.

En 1885, après avoir soutenu la liste des républicains démocrates contre la liste orléaniste aux élections législatives, il s'installe à Paris. Tout d'abord professeur libre et maître-répétiteur à l'école Monge, il finit par abandonner l'enseignement afin de pouvoir militer plus librement. Il devient alors correcteur, travaillant pour des imprimeries et pour plusieurs grands journaux de diverses tendances. En 1887, il est admis à la Chambre syndicale des correcteurs typographes.

Rédigeant des articles pour plusieurs journaux socialistes tels que le Journal du Peuple, L'Homme libreÀ ne pas confondre avec L'Homme libre de Clemenceau, fondé en 1913., La Chronique de Saint-Ouen et La Banlieue socialiste, il assure la chronique des tribunaux au Cri du Peuple et au Démocrate. À ce titre, il est membre de l'Association de la presse judiciaire et du Syndicat de la presse municipale.

Le militant blanquiste En , Oscar Archain est l'un des quatre candidats blanquistes lors d'une élection municipale partielle à Saint-OuenL'Autonomie, 28 avril 1889, .. Comme beaucoup d'autres blanquistes parisiens, il adhère au mouvement boulangiste et rejoint le Comité central socialiste révolutionnaireLa Presse, 29 janvier 1890, ., collaborant à l'organe hebdomadaire de cette formation, Le BlanquisteLa Presse, 20 mars 1890, .. Il appuie ainsi la candidature d'Henri Rochefort aux élections législatives de 1889La Presse, 17 septembre 1889, . et obtient le soutien de DéroulèdeLa Presse, 18 mars 1890, . ainsi que l'investiture du Comité républicain national lorsqu'il se présente aux élections municipales des 27 avril et 4 mai 1890 dans le quartier Saint-FargeauLa Presse, 27 avril 1890, .. Devancé de plus de 300 voix au premier tour par le conseiller municipal sortant, le possibiliste Alexandre Réties, il perd au second tour.

Réties l'emporte à nouveau en mais meurt peu de temps après, ce qui provoque une élection municipale partielle les 21 et . Arrivé en tête du premier tour avec 322 voix, Archain est élu au second tour avec 569 suffrages devant l'allémaniste Lavaud (533 voix) et le radical-socialiste Riboulet (237). Siégeant tout d'abord au groupe de l'Union socialiste, il le quitte avec trois autres blanquistes (Breuillé, Daniel et Grébauval) en 1899Nobuhito Nagai, Les Conseillers municipaux de Paris sous la Troisième République, 1871-1914, Paris, Sorbonne, 2002, .. Réélu une première fois en 1896, il est réélu dès le premier tour en devant le socialiste Marchand, membre de l'Alliance communisteLe Rappel, 8 mai 1900, ..

Rapprochement avec les radicaux-socialistes Ami de Charles Bos (rédacteur en chef du RappelLe Rappel, 6 mai 1904, .) et libre-penseur, Archain se rapproche des radicaux-socialistes vers 1900. Il adhère ainsi au Parti républicain, radical et radical-socialiste (PRRRS) peu de temps après la fondation de celui-ciLe Rappel, 29 novembre 1902, ..

Aux élections législatives de mai 1902, Archain est le candidat du PRRRS dans l'arrondissement de Doullens, où il comptait initialement affronter le riche républicain progressiste Charles SaintLe Rappel, 30 octobre 1901, .. Ce dernier étant mort quelques mois avant l'élection, c'est Vaquette qui représente finalement les républicains modérés. Arrivé en troisième position au premier tour avec , Archain se désiste en faveur du radical Albert RouséL'Aurore, 5 mai 1902, ..

Atteint d'une maladie de poitrineJournal des débats, 12 août 1904, . depuis 1903, Archain est cependant réélu conseiller municipal en . Mort le suivant à l'hôpital Dubois, il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise ( division).

Références

Bibliographie Ernest Gay, Nos édiles, Paris, 1895, .

Liens externes

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