La liste des maires de Château-Gontier présente la liste des maires de la commune française de Château-Gontier, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire. Le , elle devient le siège de la commune nouvelle de Château-Gontier-sur-Mayenne, issue de la fusion de Château-Gontier avec Azé et Saint-Fort.
Histoire L'organisation municipale qu'on voit fonctionner dès le commencement du Mais qui datait d'une époque antérieure. comprenait un conseil de ville composé des officiers de magistrature et de quelques bourgeois, auprès desquels un procureur syndic, élu tous les deux ans, remplissait les fonctions du pouvoir exécutif, proposait les objets en délibération et prenait les intérêts de la communauté.
En assemblée du , on décide que les affaires de la ville seraient gouvernées par le lieutenant général, le procureur du roi au siège présidial, un procureur syndic et quatre échevinsDéjà, en 1632, le lieutenant général avait voulu prendre le titre de maire perpétuel, mais Claude Arnoul, syndic, protesta qu'il avait seul le droit de conduire les affaires particulières de la communauté et que jamais le lieutenant ne s'était qualifié maire. De fait, il tenait le premier rang. C'est lui qui, le 31 août 1636, reçoit la missive du gouverneur d'Anjou, adressée aux maires, eschevins et manans, et le mandant vers lui pour recevoir les ordres du roi.. Un peu plus tard, 1664, 1676, les procureurs syndics prennent à leur tour le titre de maire, titre qui n'était autorisé encore par aucune lettre patente.
Après l'édit du mois d' portant création de maires perpétuels, M. Galichon de Courchamp, lieutenant général, et comme tel faisant cy-devant les fonctions de chef de la maison de ville, déclara se désister (). Le premier échevin refusa de publier la convocation de la communauté pour procéder à l'élection d'un maire ; il en fut repris par le procureur du roi qui, à une séance suivante, réclama la préséance sur les échevins.
Pierre Maumousseau, sieur de la Grandinière, présenta, le , ses lettres de nomination par le roi du précédent, et resta en fonctions jusqu'au mois de , avec Jean Trochon (1697) et Léridon (1699) pour vice-maires.
Son successeur, Jacob Guitau, lieutenant général, résigna, le , à Mathieu Gouesse, avocat, sieur du Bignon, qui, voulant tenir les assemblées chez lui alors que la ville possédait un hôtel spécial, s'attira une juste opposition de la part des échevins.
Les ordonnances royales concernant les charges municipales se succédaient et se réformaient coup sur coup. Profitant de l'une d'elles, les habitants veulent avoir un maire électif et choisissent, le , Charles Galichon de Courchamp, mais le lieutenant Guitau ne veut lui donner au procès-verbal que le titre de procureur syndic. Protestation de l'élu et des échevins, disant que les maires électifs doivent avoir les mêmes qualités et fonctions que ceux qui ont été supprimés ; qu'il ne doit point y avoir de maires dans le royaume s'il n'y en a dans une ville présidiale, et que la qualité de procureur syndic n'est que pour les bourgs et paroisses du plat pays. Le titre de maire, éliminé des registres de l'hôtel de ville, se trouve dans tous les autres actes officiels.
Pour l'élection du , nouveaux tiraillements : le lieutenant Guitau s'oppose à ce qu'elle se fasse au nom de procureur syndic ou de maire, les autres officiers réservent la question. Les élus, maire et échevins, refusent le mandat offert dans ces conditions. C'est, dit le lieutenant, une cabale de gens qui veulent soulever le peuple contre les magistrats. Riposte du procureur du roi qui, remettant le deport du premier élu au jugement du parlement, propose de nommer maire, et non syndic, M. Syette, conseiller au présidial« Le contraire, ajoute-t-il, ne serait pas convenable pour une ville présidiale et, d'ailleurs, le mairat, a toujours été attribué à M. Galichon ». Dénégation du lieutenant qui ne veut voir dans l'intervention du procureur qu'une querelle intéressée de famille. Le sieur Guilbault intervenant maintient qu'en tous cas M. Guitau ne peut présider qu'i1 n'ait rendu ses comptes comme maire..
Syette fut élu procureur syndic, et prorogé le dans l'exercice du maire. Depuis, le titre de maire ne fut plus contesté aux élus. Les assemblées de ville se tenaient d'abord au palais royal, situé sur l'emplacement du minage actuel, et qui fut détruit en 1727. Pendant la construction du nouvel hôtel, les réunions eurent lieu au château de Giziers.
L'Hôtel de ville
vignette|droite|200px|L'Hôtel de ville.
Procureurs syndics René Héliand Jean Demond, 1616. Pierre Trochon, 1618. Jacques Chailland, avocat, 1620. René Trochon, sieur de Beaumont, marchand, 1622. Dineau-Duverger, 1624. René Vallin, sieur du Grolay, 1626 Claude Arnoul, 1630. René Léridon, 1632. Jacques Pelot, 1634. François Allaire, 1635. François Delarouvraie, 1637. Juffé de la Mare. Meslier de la Rue, 1643. Héliand, 1644. Amys, 1646 Michel Trochon de la Place, 1647. Allaire du Plessis, 1649.
Liste des maires Sous l'Ancien Régime
De 1790 à 1944
|colspan="5" align="center"|Période révolutionnaire
|colspan="5" align="center"|
|colspan="5" align="center"|Du au , les fonctions de maire sont exercées à tour de rôle par les conseillers municipaux
De 1944 à 2018
Depuis 2018
Source partielle
Notes et références
Annexes Articles connexes Histoire des maires de France Conseil municipal Élection municipale française
Liens externes Site officiel de l'association des maires de France
Château Catégorie:Château-Gontier