Jean-Baptiste-François Jouvin, dit Benoît Jouvin, né à Grenoble le et mort au château de Bois-Préau à Rueil le , est un journaliste et critique musical et théâtral français.

Biographie Jean-Baptiste-François Jouvin est le fils de Florentine Jouvin et de Jean-Baptiste Jouvin, alors caporal au d'infanterie légère, qui reconnaît l'enfant quelques semaines après sa naissanceRegistre des naissances de la commune de Grenoble, actes du 22 janvier 1810 et -bis du 5 mars 1810.. Il est le cousin du gantier Xavier Jouvin et du peintre Hugues Merle.

Benoît Jouvin commence sa scolarité dans sa ville natale, où il donne quelques poésies à un journal littéraire, Trilby (1832). Il se rend ensuite à Paris pour y poursuivre ses études de droit, mais la mort de son père le contraint à trouver un emploi.

Il débute ainsi sa carrière de journaliste en 1843 ou 1844 en entrant au Globe, où Félix Solar lui confie la critique musicale et théâtrale. Entre 1845 et 1847, il écrit le même type de rubrique pour un autre journal fondé par Granier de Cassagnac, L’Époque (1845-1847).

Par la suite, il collabore aux différents journaux d'Hippolyte de Villemessant, tels que La Sylphide (1847-1848), Le Lampion (1848) et La Chronique de Paris, bientôt rebaptisée La Chronique de France (1850). On lui a attribué quelques portraits de contemporains (rédigé sous le nom de plume « Ahasvérus »)Georges d'Heylli, Dictionnaire des pseudonymes, Paris, Dentu, 1887, . publiés en 1848 dans La Mode, mais Jouvin a nié cette collaboration. Lors des élections législatives de 1849, il est le rédacteur en chef d'une feuille royaliste lyonnaise, L’Écho des électeurs.

En 1853, Jouvin épouse Isoline-Blanche Cartier (1833-1893), l'une des filles de son ami Villemessant. L'année suivante, ce dernier relance Le Figaro, dont B. Jouvin et son beau-père sont les deux premiers rédacteurs en chef, sous la brève direction de Zacharias Dollingen (avril-). Jouvin y est surtout connu pour ses portraits acerbes et pour ses articles de critique musicale et théâtrale, qu'il signe du nom de plume « Bénédict » à partir de 1868. Le de la même année, il remplace Paul de Saint-Victor à La Presse. Musicien à ses heures (organiste, il est notamment l'auteur d'une valse pour orchestre) et mélomane aux goûts classiques, il a écrit les biographies des compositeurs Auber et Hérold, initialement parues dans Le Ménestrel.

Atteint par l'âge et la cécité, il cesse de collaborer au Figaro après 1884 et se retire dans son château de Bois-Préau à Rueil, où il a réuni une importante collection de livres raresFrancis Magnard, « J.-B. Jouvin », Le Figaro, 15 novembre 1886, , ..

Il y meurt le . Le surlendemain, après des obsèques en l'église de Rueil, Jouvin est inhumé au cimetière d'AuteuilLe Figaro, 17 novembre 1886, , ..

Références

Sources bibliographiques Léon Rossignol, Nos petits journalistes, Paris, Gosselin, 1865, . Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains, Paris, Hachette, 1880, . Hippolyte de Villemessant, Mémoires d'un journaliste, t. 3 (À travers le Figaro), Paris, Dentu, 1873, .

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