Georges Charles Louis Blind, né à Belfort le et mort en déportation en Dans la nuit du au d'après C. Grudler ; le d'après la base de données du ministère des Armées (Mémoire des hommes) ; le d'après l'arrêté ministériel le déclarant mort en déportation, d'après lequel il est mort à Dachau (Arrêté du 14 octobre 2008). est un résistant français de la Seconde Guerre mondiale. En 1984, la photographie du fusillé souriant est publiée à des fins d'identification. Le lieu de la photographie est tout d'abord identifié comme étant le quatrième fossé de la Citadelle de Belfort (). Un Belfortain identifie ensuite son père, Georges Blind, mort en déportationChristophe Grudler, Le fusillé souriant, histoire d'une photo, Nouvelles Editions Sutton, 95p..

Biographie

Georges Blind travaille à la Société alsacienne de constructions mécaniques comme forgeron et intègre les sapeurs-pompiers en 1929.. Il est nommé classe le et devient caporal en 1938.

En 1941, il devient membre du réseau de Résistance le "groupe Ferrand". Possédant un laissez-passer permanent et un laissez-passer de nuit (), il opère durant la nuit entre le territoire de Belfort et l'Alsace avec l'ambulance des sapeurs-pompiers. Il transporte des responsables de la Résistance, des personnes recherchées, des armes, des renseignements et des journaux clandestins.

Il est arrêté par la le à Belfort à son domicile à la rue de la Marseillaise.

Il subit un simulacre d’exécution entre le et le devant la citadelle de Belfort. Une photo immortalise le fait comme étant le « Fusillé souriant ». Ce simulacre visait à le faire parler pour qu'il dénonce ses camarades..

Le , il quitte Belfort avec d'autres prisonniers pour un camp de Schirmeck en Alsace, deux jours plus tard ils partent pour Dachau, ils y arrivent le ..

Le , au camp de Dachau sont sélectionnés pour le camp d’Auschwitz, dont y compris Georges Blind. Ils arrivent le .

Le au soir, un groupe de français, dont de nombreux Résistants issus du convoi dit « des Vosgiens », arrive par camions du camp de Gleiwitz I au camp des Juifs de Blechhammer. Après une visite médicale menée par le docteur SS du camp, dix prisonniers jugés contagieux sont dirigés vers l'infirmerie du camp. On ne les reverra jamais. Parmi eux se trouvait Georges BlindConvoi parti de Dachau le 24 novembre 1944 comportant 1014 déportés dont 863 français.. C’est le témoignage de Monsieur Jules Fainzang, déporté et utilisé comme infirmier auxiliaire le soir à l’infirmerie, qui va permettre de comprendre. Dans le bloc sanitaire, à côté de l’infirmerie, les SS avaient déjà entassé 20 malades présumés du typhus. C’est très vraisemblablement là qu’a été emmené Georges Blind dans la nuit du 29 novembre. C’est très vraisemblablement là qu’ont été emmenés les 9 autres vosgiens le lendemain. Jules Fainzang témoigne de leur présence dans ce bloc le 30 novembre au soir. Il témoigne encore de la mort de tous les malades présumés du typhus, assassinés par injection létale dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre et dont les corps ont été emmenés au four crématoire par d’autres déportés.

Georges Blind reçoit la croix de guerre 1939-1945, la médaille de la Résistance et la médaille d’argent avec rosette des Sapeurs-pompiers à titre posthume.

Un soldat allemand dépose la pellicule contenant le simulacre d'exécution dans une boutique à Belfort. Le photographe Aloyse Ball effectue un tirage supplémentaire. La photo est publiée dans La jeune Alsace en et fait la une du Figaro le . Elle est aussi éditée sous forme de carte postale.

Notes et références

Liens externes L’histoire de la photo de Georges Blind

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