Jacques-Yves Le Coat de Saint-Haouen, seigneur de Saint-Haouen, Kernoter, Pen-an-Traon et Kersebec, né à Brest le et mort dans la même ville le , est le chef de la délégation qui prend possession de l'île d'Ouessant au nom du roi de France le A. Kerneis, « L'île d'Ouessant. Les seigneurs et les gouverneurs. Achat par le Roy en 1764 », Bulletin de la Société académique de Brest, 1894, p. 202-203, consultable en ligne.. Cette délégation est commissionnée par l'intendant Gilles Hocquart, lui-même recevant ses ordres du duc Étienne-François de Choiseul.

Biographie Après avoir commencé comme avocat au parlement de Bretagne, il fut substitut du procureur du roi à la sénéchaussée, procureur fiscal des réguaires du Léon et procureur du roi à la prévôté de la marine de Brest. Il reprend la charge de son père qui avait été notaire royal de Brest, administrateur de l'hôpital général des pauvres de Brest, et procureur des Regaires de Gouesnou; celui-ci avait préalablement acheté pour 300 livres la charge de substituts et conseillers-adjoints du procureur du Roi en à Gabriel Monod du Chesne. Il deviendra Procureur du Roy en 1726. Il est le fils de Jean le coat, seigneur de Saint-Haouen, Kervéguen et Kernoter, notaire du Roy à Saint-Renan.

Il épouse en Jeanne Rolland, fille d'un ancien chirurgien major de la marine, après avoir été coopté en il refuse de siéger au corps de ville de Brest , malgré une tentative de conciliation du maire, Martret-Depréville. Il s'est avéré en fait que fuyant l'épidémie de 1757 ramenée en ville par l'escadre de Louisbourg, il refusait de sortir de chez lui. Il est le fils de Yves Le Coat de Saint-Haouen, qui fut administrateur de l’hôpital général des pauvres de Brest et notaire Royal.

En tant que procureur du Roi, il est chargé des réquisitions dans l'affaire de l'espion Gordon, décapité à Brest en . Il obtient 1200 livres pour les 6 mois passés sur l'affaire.

Il est le père de Yves Le Coat de Saint-Haouen, l'arrière grand-père de Ferdinand Gautier et le grand oncle de Gabriel Le Coat de Kerveguen. Son hôtel particulier, détruit par la guerre, se situait rue de la Rampe, aujourd'hui rue Jean Macé, perpendiculaire à la rue de Siam.

À sa mort il laisse sa famille dans l'embarras financier, si bien que l'intendant de la marine Arnaud de la Porte écrit à Antoine de Sartine, alors ministre de la marine de Louis XVI : La pension lui sera accordée.

Notes et références

Catégorie:Naissance en novembre 1726 Catégorie:Décès en mars 1779 Catégorie:Ouessant Catégorie:Avocat français du XVIIIe siècle Catégorie:Décès à 52 ans Catégorie:Famille Le Coat de Kerveguen Catégorie:Naissance à Brest Catégorie:Décès à Brest Catégorie:Magistrat français du XVIIIe siècle