Julie Marie Anne Zoegger dite Marie-Anne Camax-Zoegger, née le dans le de Paris. et morte le dans le ., est une artiste peintre française, fondatrice de la Société des Femmes Artistes Modernes (FAM).
Biographie Marie-Anne Zoegger nait en 1881 ; elle est la fille d'Antoine Zoegger, statuaire et décorateur alsacien, collaborateur de Viollet-le-Duc, ancien camarade d’atelier du peintre Jean-Jacques Henner. Après la mort de son père, alors qu'elle n'a que , Henner encourage les dons artistiques de la petite filleIl fait d’elle un portrait resté dans la famille.
Marie-Anne Zoegger entre dans l’atelier de Ferdinand Humbert à l'École des beaux-arts de Paris tout juste ouverte aux jeunes filles. Sa première participation au Salon de la Société nationale des beaux-arts ("la Nationale") date de 1909. En , elle participe au Grand Palais à une exposition féminine "nichée" dans une exposition masculine, les « Unes »Les "Unes" exposent sous le patronage de la duchesse d'Uzès et la présidence d'Ernesta Robert-Mérignac, à l'invitation du Salon des « Uns » au Grand-Palais ; on y retrouve Annie Avaz Alaphilippe, Marry Deguy-Saaph, Alice Feurgard, Zoé Laigneau-Ernault, Amélie Lambert,Yo Laur, Thérèse Lemaire, Jeanne Paquier, Louise Stella-Samson, etc..
En , elle épouse Alfred CamaxActe de mariage n° 770 (vue 4/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 16e arrondissement, registre des mariages de 1910. dont la situation sociale et financière lui permet de se consacrer à son art. Le couple aura cinq enfants. vignette|Détail d'une toile peinte dans les années 30 par Marie-Anne Camax-Zoegger représentant l'automne, les enfants de Marie-Anne Camax-Zoegger dans le parc du château de Jeurre (Essonne) et la laiterie, monument déplacé depuis le parc de Méréville.
Admise à la Société Nationale des Beaux-Arts en 1922, certaines de ses œuvres sont achetées par l’État pour des musées (le Luxembourg ou le Petit Palais), pour décorer mairies, préfectures et ministères (et même le palais de l’Élysée), et elle reçoit des commandes de fresques pour les écolesL'une d'elles est encore visible dans l'école élémentaire de la rue des Bauches à Paris dans le arrondissement. Appréciée et soutenue par des artistes comme Antoine Bourdelle, Maurice Denis ou Suzanne Valadon qui devient son amieValadon fait le portrait de sa fille Geneviève en 1936, elle expose régulièrement au Salon des indépendants et à celui des Tuileries.
Décidée à faire reconnaitre le travail artistique des femmes à l'égal de celui des hommes, elle prend en 1929 la présidence du « Syndicat des artistes femmes peintres et sculpteurs » (S.A.F.P.S. des Unions fédérales) à la suite de Marie Thélika Rideau-Paulet qui l’avait fondé en 1904. Présidente de ce Syndicat en 1930, elle présente une exposition et en profite pour faire scission en lançant son propre groupe en 1931 : la Société des Femmes Artistes ModernesLes Femmes artistes dans les avant-gardes, Marie-Jo Bonnet dont le salon se tient chaque année, de 1931 à 1938 dans des lieux différents, au théâtre Pigalle au début, puis à la galerie Bernheim-Jeune, au Pavillon des Expositions en 1937. Sont présentées des œuvres de, entre autres, Suzanne Valadon, Jane Poupelet, Marie Laurencin, Mariette Lydis, Tamara de Lempicka, Chana Orloff, Mary Cassatt, Olga Boznańska, Suzanne Duchamp, Camille Claudel, Jeanne Bardey, Émilie Charmy… Camax-Zoegger est la seule à décider des artistes exposées.
En , du 11 au , elle participe et fait partie de l'organisation de l'exposition Les femmes artistes d'Europe exposent au Jeu de Paume (à l'époque le Musée des écoles étrangères).
Le , elle participe à la vente de tableaux organisée au bénéfice de Berthe Weill tombée dans une grande misère, en compagnie de artistes, dont Raoul Dufy, Pascin, Bonnard, Van Dongen, Picasso. Les vendues ont récolté de francs qui ont mis Berthe Weill à l’abri du besoin jusqu'à son décès..
En 1948 une exposition personnelle lui est consacrée à la galerie Bernheim-Jeune.
Une rétrospective de ses œuvres avec celles de Suzanne Valadon et de Louise Hervieu a lieu au Musée Galliera, en 1961.
Distinctions 1912 : Officier d’Académie. 1921 : Médaille d'honneur de la famille française. 1922 : Officier de l’Instruction publique. 1932 : Chevalier de la Légion d’Honneur (décret du ministre de l'Éducation nationale du ). 1951 : Officier de la Légion d’honneur (décret du ministre de l'Éducation nationale du ). Parrain : Paul Léon, membre de l'Académie des beaux-arts, conservateur du Musée Condé au Château de Chantilly.
Notes et références
Liens externes
Base Arcade
Bibliographie Marie-Anne Camax-Zoegger, Louise Hervieu, Suzanne Valadon, Paris, mai-. Préface de René Héron de Villefosse. Musée Galliera, (les Presses artistiques), 1961 Jacques Biélinky, Marie-Anne Camax-Zoegger, Le Triangle, Paris, 1935. Maurice-Pierre Boyé, Marie-Anne Camax-Zoegger, dans la Revue de la Méditerranée , 1953 Les filles, L'art pour les tout-petits, Gallimard jeunesse, 2004 (reproduction du tableau Fillettes et fleurs, sd) Dictionnaire des féministes. France - , Sylvie Chaperon, Christine Bard, Presses Universitaires de France, 2017
Catégorie:Peintre française du XXe siècle Catégorie:Élève de l'École nationale supérieure des beaux-arts au XXe siècle Catégorie:Féministe française du XXe siècle Catégorie:Naissance en décembre 1881 Catégorie:Naissance dans le 8e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en octobre 1952 Catégorie:Décès dans le 6e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 70 ans