Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française. Il est créé sous la Révolution sous le nom de de première formation.

Il a été surnommé régiment des Diables Rouges par les Allemands au cours des combats du Vieil Armand (en allemand : le Hartmannswillerkopf) en 1915, le a conservé ce nom de tradition. Ayant, parmi les tout premiers, reçu le la fourragère de la Légion d'honneur, il est aussi appelé « premier des régiments de France ».

En garnison à Colmar depuis 1919, il est considéré comme le régiment de tradition en Alsace.

Création et différentes dénominations 1794 : création de la de première formation ; 1796 : l'unité est dissoute, le devient vacant ; 1813 : création du d'infanterie de ligne ; : le d'infanterie de ligne est licencié, le devient vacant ; 1887 : création du d'infanterie ; 1914 : à la mobilisation, le d'infanterie met sur pied son régiment de réserve, le d'infanterie ; 1942 : dissous le à la suite de la démobilisation de l'armée d'armistice ; 1944 : recréé le en tant que brigade Auvergne ; 1944 : renommé régiment Auvergne le ; 1944 : reprend le nom de d'infanterie le ; 1946 : transformé en d'infanterie le ; 1949 : redevient d'infanterie le ; 1955 : devient d'infanterie motorisée le 1962 : redevient d'infanterie

Chefs de corps vignette|Le colonel Charles Jordan en 1926, commandant le

1794-1796 : Chef de brigade Antoine Prompt. 1813-1814 : colonel Pierre Raynaud. 1887 : colonel Dominé ; 1889 : colonel Chaumont ; 1889 : colonel Poitier ; 1891 : colonel de Lardemelle; 1896 : colonel Odoul ; 1896 : colonel Charles Ferdinand Millet ; 1896 : colonel Jean Léon Didio ; 1902 : colonel Laurent Victor Adolphe Joubert ; 1909 : colonel Pierre Amable Guignabaudet ; 1912 : colonel F.L. Frédéric Thomas-de-Colligny ; 1914 : lieutenant-colonel Goybet ; 1914 : lieutenant-colonel Jacquemot ; 1915 : lieutenant-colonel Poumayrac ; 1915 : lieutenant-colonel Segonne ; 1915 : lieutenant-colonel Semaire ; 1917 : lieutenant-colonel Barrard ; 1918 : lieutenant-colonel Meilhan. 1919 : colonel Barrard ; 1924 : colonel Charles Jordan ; 1929 : colonel Guntz ; 1931 : colonel Rapenne ; 1933 : colonel Molinie ; 1935 : colonel Lascroux ; 1937 : colonel Trolley de Prévaux ; 1939 : colonel Gilliot ; 1940 : colonel Betant ; 1940 : colonel Badel ; 1942 : colonel Fauvelle ; 1944 : colonel Colliou (nom dans le maquis : Roussel). 1946 : Commandant Cosson. 1949 : colonel Moillard ; 1950 : colonel Bonnefoy. 1952 : colonel Partiot ; 1954 : colonel d'Esclaibes. 1955 : colonel Jaubert ; 1956 : colonel Fauveau ; 1958 : colonel Negrie ; 1959 : colonel Bonhoure ; 1960 : colonel Barthelemy ; 1961 : lieutenant-colonel Chevillotte ; 1962 : colonel Oana. 1963 : Commandant Longeret. 1964 : colonel Lintilhac ; 1966 : colonel Lanquetot ; 1968 : colonel Belfayol ; 1970 : colonel Romet ; 1972 : lieutenant-colonel Girodet ; 1974 : colonel Mary. 1976 : colonel Laumondais ; 1978 : lieutenant-colonel Bourguignat ; 1980 : colonel Postic ; 1982 : colonel Didier. 1984 : colonel Friedrich ; 1986 : colonel Castagnet ; 1988 : colonel Dousson. 1990 : colonel Fournier ; 1992 : colonel RosenblattLe 15.2 Histoire des diables rouge (sous la direction du colonel Rosenblatt) ; 1994 : colonel Cochin ; 1996 : colonel Bouard ; 1998 : colonel Xavier du Breil de Pontbriand ; 2000 : colonel Gallart ; 2002 : colonel Thomas ; 2004 : colonel Lalubin ; 2006 : colonel Chaptal de Chanteloup ; 2008 : lieutenant-colonel Couëtoux ; 2010 : colonel Jeand'heur ; 2012 : colonel Séguineau de Préval ; 2014 : colonel Hasard ; 2016 : colonel Dabas ; 2018 : colonel Kossahl ; 2020 : colonel Pratt ; 2022 : colonel Luisetti ; 2024 : colonel Mohamed Aguid ; 2026 : colonel Juttet ;

Historique des garnisons, combats et bataille du de première formation Guerres de la Révolution La de première formation est formée à Landau le avec les. : du d'infanterie ci-devant Saintonge ; de volontaires de la Marne ; de volontaires du Bas-Rhin.

Ces bataillons furent réunis par le général de brigade Préval, commandant à Landau, et l'embrigadement fut opéré par le représentant du peuple Rougemont, assisté de Lariboisière, officier supérieur, et Graffard, commissaire des guerres adjoint. La demi-brigade reçut pour la commander le chef de brigade Antoine Prompt.

À l'organisation, l'effectif était de , dont (, , , trois en réquisition, trois au tribunal militaire, etc.). La , comme toutes les demi-brigades de première formation, avait une compagnie de canonniers et trois bataillons de neuf compagnies, dont 1 de grenadiers.

Armée du Rhin La fut affectée à la brigade Sibaud, de la division Courtot, dite « division de la Queich », et continua la campagne de 1794 à l'armée du Rhin, où servaient précédemment les trois bataillons qui furent réunis.

Le du d'infanterie ci-devant Saintonge avait été décimé dans la défense de Francfort contre les Prussiens, le ; il était demeuré à Landau, pendant le long blocus de 1793, et avait pris part à la défense de la garnison.

Le bataillon du Bas-Rhin était aussi toujours resté à l'armée du Rhin, et s'était distingué aux affaires de Mayence, de Cassel, de Stromberg et de Kreutznack.

Le bataillon de la Marne avait fait campagne aux armées des Ardennes et de la Moselle, puis en dernier lieu, à celle du Rhin. Il s'était bravement conduit aux affaires d'Arlon, de Virton, de l'abbaye d'Orval, de Bouillon, à la prise des lignes de Wissembourg, au déblocus de Landau, à la prise de Lauterbourg et de Spire, aux .

L'armée du Rhin, qui était commandée par le général Michaud, avait été obligée, après la , le , d'abandonner les rives du et de se retirer derrière la Queich, sur Germersheim et Landau tandis que les Prussiens, commandés par le Generalfeldmarschall Möllendorff, s'avançaient jusqu'à la Lautern.

Quoique les Prussiens eussent des forces beaucoup plus considérables que le général Michaud, ils demeurèrent dans l'inaction et se contentèrent de placer leurs troupes dans de bonnes positions. L'armée du Rhin ayant été renforcée, reprit bientôt l'offensive et battit complètement l'ennemi dans une série de combats, à laquelle on a donné le nom de bataille d'Edenkoben qui eut lieu les 13 et .

Le , les Autrichiens et les Prussiens reprirent Kaiserslautern à l'armée de la Moselle, qui s'en empara de nouveau le , et poursuivit l'ennemi vaincu. Les alliés repassèrent sur la rive droite du Rhin. Les armées du Rhin et de la Moselle purent alors se réunir. Elles étaient désormais maîtresses de la rive gauche du Rhin, depuis Bâle jusqu'à Coblentz. Il ne restait plus qu'à conquérir Mayence et le fort de Rheinfels, pour posséder tout le cours du fleuve. Le fort fut pris en deux jours, le .

Les deux armées françaises préparèrent ensuite l'investissement de Mayence, qu'elles exécutèrent sur la rive gauche, pendant l'hiver. Par un décret du , la Convention décida que les deux armées du Rhin et de la Moselle seraient réunies sous la dénomination d'armée de Rhin-et-Moselle, et commandées par le général Pichegru, mais le général Michaud conserva le commandement en chef jusqu'à la fin du mois de mai, le général Pichegru restant à Paris. La paix avec la Prusse fut signée le . L'armée de Rhin-et-Moselle n'avait donc plus à combattre que l'Autriche.

La demi-brigade, formée le , n'eut pas l'occasion de prendre part à des combats. La division Courtot ne fut pas employée au siège de Mayence. Elle fut chargée de la surveillance du Rhin, de Germersheim à Lauterbourg. La demeura presque constamment à Wörth et à Neubourg. Au mois de , elle passa sous les ordres du général de brigade Beaurevoir et du général de division Taponier.

La conclusion de la paix de Bâle avait rendu l'armée de Sambre-et-Meuse disponible, et le général Jourdan reçut l'ordre de renforcer l'armée de Rhin-et-Moselle avec une partie de ses troupes. La demi-brigade fut alors envoyée à l'armée d'Italie, et elle partit le .

Armée d'Italie La demi-brigade fut placée à la brigade Pijon, de la division d'avant-garde, commandée par le général Laharpe. La division Laharpe et la division Charlet composaient la droite de l'armée d'Italie, et se trouvaient sous les ordres de Masséna.

Bataille de Loano - () Il y eut trois attaques contre les Austro-Sardes : une simulée et deux véritables. Le général Sérurier commanda le corps de gauche, le général Augereau celui de droite, sous la direction du général en chef Schérer, et Massena fut chargé de la principale attaque contre le centre ennemi.

, dit le général Schérer dans son rapport.

.

La demi-brigade contribua au succès de cette attaque du centre, sous les ordres du général Pijon, dont le rôle à la bataille de Loano est expliqué par le général Masséna dans son rapport :

.

.

.

.

.

Le général de brigade Bizanet fut chargé de commander la réserve, forte de . .

.

.

.

Le général en chef Schérer raconta ainsi la fin de la bataille :

Le général Schérer annonçait que l'armée d'Italie n'avait que et . Le général Masséna disait, pour ses deux divisions :

Les de canon, annoncées par le général Schérer, avaient été prises à l'ennemi dans la bataille, mais on trouva ensuite un peu partout des pièces, qui portèrent à 100 le nombre des bouches à feu conquises. On s'empara, à la Pietra, à Loano, Finale, Vado et Savone, de magasins considérables de blés et de fourrages. On s'empara même d'un brick anglais dans le port de Savone. Le lendemain, Augereau poursuivit l'ennemi, qui subit de nouvelles pertes.

La bataille de Loano termina la campagne de 1795.

La demi-brigade resta à la brigade Pijon et à la division Laharpe et fut cantonnée à . Elle ne se trouva pas à d'autres combats.

Un second amalgame de l'infanterie ayant été prescrit par un arrêté du , la entra dans la composition de la deuxième formation, le .

L'unité étant dissoute, le devient vacant.

d'infanterie de ligne Guerres de l'Empire Le d'infanterie de ligne est formé à Hambourg le , avec les : du premier ban de la garde nationale formée avec du Bas-RhinAlain Pigeard : La conscription sous le Premier Empire. du premier ban de la garde nationale formée avec du Haut-Rhin du premier ban de la garde nationale formée avec du Pas-de-Calais du premier ban de la garde nationale formée avec du Pas-de-Calais. Les compagnies d'artillerie de ces cohortes furent versées dans les 1, 7 et 8 régiments d'artillerie à pied.

À l'organisation, le régiment avait et de troupe. Le major Pierre Raynaud, du régiment d'infanterie de ligne, fut nommé colonel du régiment d'infanterie de ligne.

Le , de dépôt, fut organisé à Strasbourg le , avec les compagnies de dépôt des quatre cohortes. Les quatre compagnies comptaient en tout six officiers et et soldats.

Campagne d'Allemagne Le de ligne fut affecté au corps d'observation de l'Elbe, qui devint plus tard corps, commandé par le général Lauriston. Le régiment fut placé à la du général Fézensac, de la division, sous les ordres du général Maison. Cette division devait avoir trois régiments, comme toutes les divisions du corps : les 151, et de ligne, mais elle n'en eut réellement que deux pendant toute la première partie de la campagne. Le fut retenu par le général de division Vandamme à la suite des événements survenus dans la division militaire.