Valérie Plante, née le à Rouyn-Noranda (Québec), est une femme politique québécoise. Occupant d'abord les fonctions de conseillère municipale à partir de 2013 sous la bannière de Projet Montréal, elle est élue mairesse de Montréal lors des élections municipales de 2017, succédant à Denis Coderre à la tête de la ville et de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). Elle est réélue en 2021, mais n'est pas candidate aux élections de 2025.

Biographie Valérie Plante naît à Rouyn-Noranda, en Abitibi-Témiscamingue. Elle quitte Rouyn-Noranda à l’âge de 15 ans et va étudier à North Bay pour y apprendre l’anglais. Elle rejoint ensuite sa mère à Trois-RivièresUne Rouynorandienne veut devenir mairesse de Montréal, Thierry de Noncourt, La Frontière et Le Citoyen, 21 septembre 2016.. Elle est mère de deux garçonsQui affrontera Denis Coderre l'an prochain?, Marie Christine Trottier, TVA Nouvelles, décembre 2016., Émile et Gaël., ainsi que la conjointe de l'économiste Pierre-Antoine Harvey, travaillant pour la Centrale des syndicats du Québec et pour l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques. Les deux se sont rencontrés dans les années 1990, lorsqu'ils entamaient un certificat en intervention multiethnique à l'Université de Montréal. Sa mère est fière d'en avoir fait une féministe; mentionne ICI.

Formation et carrière Valérie Plante s’installe à Montréal, afin de suivre des études en anthropologie à l’Université de Montréal. Elle poursuivra ses études avec un certificat en intervention en milieu multiethnique à la Faculté de l'éducation permanente de l'Université de Montréal (1998) et une maîtrise en muséologie à la Faculté des arts et des sciences de l'Université de Montréal (2001).. Elle s'engage dans la lutte contre les inégalités sociales sur le terrain et puis en politique. Son parcours professionnel la met en contact avec les secteurs culturels (dont le Festival international de nouvelles danses de Montréal), différentes institutions muséales montréalaisesValérie Plante, site de Projet Montréal. Consulté le 23 septembre 2016., communautaires (Fondation Filles d'action) et syndicaux, où elle œuvre comme coordonnatrice de projets et comme coordonnatrice des communications.

Valérie Plante siège au conseil d'administration de l'Institut Broadbent depuis 2014Valérie Plante nommée au conseil d'administration de l'Institut Broadbent, Ville de Montréal - Opposition officielle à l'Hôtel de Ville de Montréal, 2 juillet 2014..

Conseillère municipale À partir de 2013, Valérie Plante siège au conseil municipal de Montréal. où elle cumule les fonctions de porte-parole de l'opposition officielle en matière de centre-ville, de tourisme et des dossiers femmes. Elle est également vice-présidente du conseil municipal. Elle siège aussi au conseil d'arrondissement de Ville-Marie où elle est mairesse suppléanteValérie Plante, Twitter, 19 novembre 2013..

Candidate aux élections municipales de 2013, elle est élue conseillère du district Sainte-Marie de l'arrondissement de Ville-Marie en recevant 32,95 % des voix exprimées contre 29,52 % pour sa plus proche rivale, pourtant donnée favoriteRencontre avec Valérie Plante, celle qui a battu Louise Harel, Radio-Canada, 8 novembre 2013., l'ancienne ministre provinciale et candidate défaite à la mairie de Montréal lors des élections de 2009, Louise HarelArchives des résultats des élections municipales, Ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire. Consulté le 4 décembre 2016..

Mairesse de Montréal

À l'automne 2016, Valérie Plante est candidate à la direction de Projet Montréal contre Guillaume Lavoie et François LimogesDébat de la course à la direction de Projet Montréal: les candidats sur la même longueur d'onde, Marie Christine Trottier, Le Journal de Montréal, 30 octobre 2016.. Après le départ en 2013 de Richard Bergeron, fondateur du parti, Luc Ferrandez, maire de l'arrondissement du Plateau Mont-Royal, est chef par intérim de Projet Montréal mais annonce qu'il ne briguera pas la direction de la formation politiqueProjet Montréal se cherche un chef pour affronter Coderre, Jeanne Corriveau, Le Devoir, 25 janvier 2016..

La campagne de Valérie Plante est lancée le sous le thème « Montréal jusqu'au bout! ». Elle propose principalement de s'attaquer aux inégalités sociales qui divisent les Montréalais, notamment en s'engageant à forcer la ville à offrir le salaire viable de 15 dollars l'heure pour tous les employés de la ville, employés contractuels et sous-contractantsValeriePlante.org. Consulté le 23 septembre 2016.. François Limoges quitte la course à la direction François Limoges drops out of Projet Montréal leadership race, supports Guillaume Lavoie, Michelle Lalonde, The Gazette, 18 novembre 2016., laissant Plante et Lavoie comme seuls candidats. Valérie Plante reçoit notamment l'appui du chef intérimaire Luc FerrandezChefferie de Projet Montréal: Ferrandez a une préférence pour Valérie Plante, Lisa-Marie Gervais, Le Devoir, 31 octobre 2016., de la conseillère Marie PlourdeChefferie de Projet Montréal: Marie Plourde appuie Valérie Plante, Métro, 28 novembre 2016. et de l'ancien président (2011-2016) de Projet Montréal Michel CamusChefferie de Projet Montréal: nouveaux appuis pour Valérie Plante, Métro, 14 octobre 2016..

Le , Valérie Plante est élue à la direction de Projet Montréal, remportant la course à la direction du parti avec 51,9 % du vote qui l'oppose au conseiller Guillaume Lavoie et devient cheffe de l'opposition officielle. Elle sera la candidate de Projet Montréal pour la mairie de Montréal à l'élection de Valérie Plante est élue à la tête de Projet Montréal, Radio-Canada, 4 décembre 2016.. Elle est élue mairesse de la ville de Montréal le , battant le maire sortant Denis Coderre.. Lors de la campagne électorale qui a précédé son élection, elle présente notamment le projet d'aménager une nouvelle ligne de métro, appelée la ligne rose, qui relierait Montréal-Nord à LachineCorriveau, Jeanne, « Projet Montréal prolongerait sa ligne rose jusqu'à Lachine », Montréal, Le Devoir, vol. 108, no 230, 11 octobre 2017, p. A5.

À son arrivée au pouvoir, l'administration Plante déclare un trou de 358 millions de dollars dans les finances de la ville.. Devant remettre de l'ordre dans les finances et ne voulant pas toucher aux services aux citoyens., l'administration Plante dépose un budget contenant des augmentations de taxes au-delà de l'inflation, ce qu'elle s'était engagée à ne pas faire.. Les coûts d'une éventuelle ligne rose sont également discutés..

Candidate à un second mandat, elle est réélue le avec 52 % des voix, contre 38 % pour son adversaire Denis Coderre, ce qui correspond au double de l'écart qui les séparait en 2017..

En , Valérie Plante, selon des articles publiés dans la presse, subirait des allégations de mauvaise gestion financière du SPVM de la part du gouvernement du Québec, qui l'accuserait de détournement de fonds publics destinés à financer le recrutement de nouveaux policiers, accusations reprises par l'opposition officielle qui l'accuse de manquer de transparence.. Plante, aux côtés de la présidente du comité exécutif de Montréal, Dominique Ollivier, se défend face à ces accusations en réitérant son soutien aux forces policières en disant que sa gestion financière est et rejetant les rumeurs sur le soutien de son administration au mouvement d'abolition de la police. La vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbaut, soutient Plante en déclarant qu'elle a confiance envers la mairesse et son administration.

Le , elle est victime d'un malaise en pleine conférence et s'écroule devant les caméras. Quelques heures plus tard, elle déclare finalement qu'elle se porte mieux. Valérie Plante a déjà vécu un malaise similaire le précédent durant le Sommet Climat Montréal..

Le , elle répond à la ministre du Transport et de la Mobilité durable du Québec, Geneviève Guilbault, qui a annoncé la veille qu'elle ne croit pas que la gestion du transport collectif est une mission de l'État. La mairesse rétorque que le transport collectif est bien une mission de l'État et invite la ministre à venir prendre le métro de Montréal le matin.

Le , elle annonce qu'elle ne sera pas candidate à la prochaine élection municipale de Montréal, prévue en .

D'après Le Monde, sa gestion a en particulier été marquée par sa politique écologiste, « en créant le plus grand parc municipal du pays et en transformant une ville, où la voiture régnait sans partage, en l’une des plus accueillantes pour les vélos en Amérique du Nord ».

Féminisme et engagement pour l’égalité des sexes Valérie Plante est reconnue pour son engagement féministe tout au long de sa carrière. Cet engagement s’enracine dès son enfance, fortement influencée par sa mère, qui lui a transmis les valeurs féministes. Elle dirigea pendant sept ans la Fondation Filles d’action, un organisme pancanadien dédié à l’émancipation des jeunes filles, et continue de militer activement pour des causes féminines et sociales.

Lors de sa campagne à la mairie en 2017, elle utilisa le slogan audacieux « L’homme de la situation », une manière irrévérencieuse de critiquer la domination masculine en politique et de se démarquer. Comme elle l’explique, ce geste visait à bousculer les normes et à affirmer qu’une femme pouvait exceller dans un domaine historiquement masculin. Ce slogan fut salué par la presse internationale, comme Le Monde et Le Parisien, qui l’ont décrite comme une féministe militante et innovante.

Elle a également mis en œuvre des politiques favorisant l’équité de genre à Montréal, notamment en encourageant la nomination des femmes à des postes de direction et en défendant l’accès à des opportunités égales pour tous, peu importe le genre. Elle n’a cessé de dénoncer le sexisme ambiant dans le milieu politique, affirmant que sa réussite comme première mairesse de Montréal constituait un précédent essentiel pour inspirer d’autres femmes à accéder à des postes de pouvoir.

Valérie Plante continue de prouver que le féminisme est non seulement une valeur qu’elle porte, mais une base fondamentale de son leadership et de ses politiques.

La place des Montréalaises

Le , Valérie Plante inaugure la place des Montréalaises, nouvel espace public de deux hectares aménagé dans le quadrilatère formé par l'avenue de l'Hôtel-de-Ville, la rue Saint-Antoine Est, la rue Sanguinet et l'avenue Viger Est. Cette place transpartisane rend hommage à la fois aux pionnières de Montréal et aux victimes du féminicide de l'École polytechnique, tout en soulignant la nécessité pour les femmes et les filles de revendiquer haut et fort leur place dans la société. Un miroir-œuvre de l'artiste Angela Silver porte, d'un côté, les noms de sept pionnières de la ville, dont Jeanne Mance, et, de l'autre, ceux des quatorze victimes de Polytechnique ; un vaste pré fleuri incliné expose vingt et un pots de fleurs, chacun dédié à une femme honorée, et un emmarchement évoque l'ensemble des noms de toutes les Montréalaises.

Notes et références

Annexes Articles connexes Liste de dirigeantes politiques Liste des premières femmes par métier ou fonction au Québec Andrée P. Boucher Francine Ruest-Jutras Charlotte Whitton Vicki-May Hamm Engagement de Montréal

Liens externes

Site officiel de la mairesse de Montréal Le Devoir - Valérie Plante

Catégorie:Maire de Montréal Catégorie:Naissance en juin 1974 Catégorie:Conseiller municipal de Montréal Catégorie:Femme politique québécoise Catégorie:Personnalité liée à Montréal Catégorie:Naissance à Rouyn-Noranda Catégorie:Étudiant de l'Université du Québec à Montréal Catégorie:Personnalité politique québécoise au municipal Catégorie:Pionnière canadienne en politique