Peyre en Aubrac est une commune française, située dans le département de la Lozère en région Occitanie.

De statut administratif commune nouvelle, elle est née le de la fusion des communes d'Aumont-Aubrac, La Chaze-de-Peyre, Fau-de-Peyre, Javols, Sainte-Colombe-de-Peyre et Saint-Sauveur-de-Peyre. Géographie Localisation Elle est située entre l'Aubrac et la Margeride. Il y a six villages : Aumont-Aubrac, La Chaze-de-Peyre, Fau-de-Peyre, Javols, Sainte-Colombe-de-Peyre et Saint-Sauveur-de-Peyre.

thumb|right|200px|L'église d'Aumont-Aubrac. Aumont-Aubrac est, avec une population d'environ 1 080 habitants, le plus grand village. Il se trouve entre Saint-Chély-d'Apcher et Marvejols. Plus grand village des environs, il sert en quelque sorte de bourg. On y trouve une mairie, une église (église Saint-Étienne), une école primaire publique (école Jean-Augustin Dalle), une école primaire privée (école La Présentation), un office de tourisme et plusieurs commerces de proximité. On y trouve également le foyer rural de la Terre de Peyre. Malgré sa faible population, Aumont-Aubrac fait partie des localités les plus importantes de la Lozère. Cela vient du fait qu'il s'agit d'un département fort peu peuplé (le moins peuplé de France) et très peu dense. Comme son nom l'indique, le village est situé sur le plateau de l'Aubrac.

thumb|right|200px|La Chaze-de-Peyre. On aperçoit au loin le clocher de l'église. La Chaze-de-Peyre est une petite localité rurale comptant environ 300 habitants. Le centre du village est dominé par l'église (église de la Purification).

thumb|right|200px|L'église de Fau-de-Peyre. Fau-de-Peyre compte environ 200 habitants. Son église (église Saint-Martin) possède un beau clocher-peigne. Il y a un bar-tabac-restaurant.

thumb|right|200px|Les ruines de l'ancienne Anderitum avec l'église de Javols en arrière-plan. Javols est un village comptant environ 300 habitants. Au beau milieu du village se trouve la mairie et l'église (église Saint-Gervais-et-Saint-Protais). Le village se situe à proximité de l'ancienne Anderitum, capitale du peuple gaulois des Gabales dans l'Antiquité, dont les ruines sont encore visibles aujourd'hui, plus de 2 000 ans plus tard.

thumb|right|200px|L'église de Sainte-Colombe-de-Peyre. Sainte-Colombe-de-Peyre compte environ 200 âmes. Il y a dans ce village une belle église (église Sainte-Colombe) et une école primaire publique.

thumb|right|200px|Vue aérienne du village de Saint-Sauveur-de-Peyre. Saint-Sauveur-de-Peyre compte environ 300 habitants. Il possède une gare. Au beau milieu du village s'élève une croix sur une intersection, faisant office de rond-point. Le village est situé à proximité du Roc de Peyre. L'église de Saint-Sauveur-de-Peyre (église Saint-Joseph) trône au milieu du village. Saint-Sauveur-de-Peyre est situé entre Marvejols et Saint-Chély d'Apcher. Il y a une école primaire publique.

Communes limitrophes

Hydrographie Les eaux fluviales s'écoulent vers la Truyère au nord-est, par la Rimeize et le Triboulin et, au sud, vers la Colagne par la Crueize.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , minimale en été, maximale en automne.. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Peyre en Aubrac est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Chély-d'Apcher, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Voies de communication et transports thumb|right|200px|Aire de l'Aubrac, près d'Aumont-Aubrac. Elle est traversée du sud au nord par l'autoroute A75, qui franchit le col des Issartets, plus haut col autoroutier de FranceStructurae. À proximité d'Aumont-Aubrac se trouve l'aire de l'Aubrac, une aire de repos de l'A75.

Risques majeurs Le territoire de la commune de Peyre en Aubrac est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à un risque particulier : le risque de radon.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Peyre en Aubrac est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été approuvé en décembre 2014 pour la période 2014-2023.. Les mesures individuelles de prévention contre les incendies sont précisées par divers arrêtés préfectoraux et s’appliquent dans les zones exposées aux incendies de forêt et à moins de de celles-ci. L’arrêté du , complété par un arrêté de 2020, réglemente l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions. L'arrêté du , abrogeant un arrêté de 2002, rend le débroussaillement obligatoire, incombant au propriétaire ou ayant droitLe débroussaillement s'applique notamment aux abords de constructions, chantiers, travaux ou installations sur une largeur de (selon un principe du droit des assurances, tout propriétaire est tenu d’assurer la protection de ses biens), et de de part et d’autre des voies privées y donnant accès., chapitre Feux de forêts..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Peyre en Aubrac. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 10,1 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (15,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, sont en aléa moyen ou fort, soit 3 %, à comparer aux 14 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1994 et 2003. Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..

Risque particulier Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Peyre en Aubrac est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif..

Toponymie Elle tire son nom de la Baronnie de Peyre, l'une des plus puissantes du Gévaudan au Moyen Âge et du plateau de l'Aubrac.

Histoire thumb|right|Ruines de l'ancienne Anderitum, avec le village moderne de Javols en arrière-plan. thumb|right|Représentation de la Bête du Gévaudan à Aumont-Aubrac. Dans l'Antiquité, la région faisait partie du pays des Gabales, un peuple gaulois client des Arvernes, dont le roi Vercingétorix est connu pour son opposition à Jules César. La capitale des Gabales était Anderitum, située à proximité de l'actuel village de Javols, près d'Aumont-Aubrac. En 52 av. J.-C., les Gabales envoyèrent à Vercingétorix des hommes à Alésia. La Gaule devient romaine en 50 av. J.-C. et l'Empire romain est proclamé par Auguste en 27 av. J.-C.. Entre 260 et 274, la région appartient à l'Empire des Gaules. La région, alors païenne (gallo-romaine), se convertit peu à peu au christianisme à partir du . Au Moyen Âge, elle fait partie du comté du Gévaudan et de la baronnie de Peyre (qui donna son nom à plusieurs villages), et ce jusqu'à la Révolution française. Au , la Bête du Gévaudan sévit dans la région.

La commune nouvelle est créée le par la fusion des communes d'Aumont-Aubrac, La Chaze-de-Peyre, Fau-de-Peyre, Javols, Sainte-Colombe-de-Peyre et Saint-Sauveur-de-Peyre qui deviennent des communes déléguées.. Son chef-lieu est situé à Aumont-Aubrac.

Politique et administration thumb|right|La mairie d'Aumont-Aubrac. Découpage territorial La commune de Peyre en Aubrac est membre de la communauté de communes des Hautes Terres de l'Aubrac, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Peyre en Aubrac. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux..

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Mende, à la circonscription administrative de l'État de la Lozère et à la région Occitanie.

Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Peyre en Aubrac pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015, et de la circonscription de la Lozère pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010..

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Communes déléguées

Circonscriptions électorales À la suite du décret du , la commune est entièrement rattachée au canton de Peyre en Aubrac, dont elle est le bureau centralisateur, modifiant le décret n° 2014-245 du 25 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Lozère..

Population et société Démographie Évolution démographique

Pyramide des âges