André Aalberg, né le à Sainte-Marie-aux-Mines et mort pour la France le à Clermont-Ferrand, est un militaire et résistant français, Compagnon de la Libération..
Biographie
Jeunesse André Aalberg naît le 5 juin 1913 à Sainte-Marie-aux-Mines, alors en Alsace-Lorraine annexée par l'Empire allemand. Secrétaire dans une usine de textiles, il commence son service militaire en octobre 1934 au sein du régiment d'infanterie de Belfort. Promu caporal en avril 1935, il décide de s'engager en septembre suivant et signe dans les troupes coloniales comme soldat de classe.
Envoyé en Chine dans le cadre de la protection des concessions françaises au cours de la seconde guerre sino-japonaise, il est promu sergent le juin 1939 et rentre en France à la veille de la seconde guerre mondiale.
Seconde Guerre mondiale Affecté à sa demande à la frontière avec l'Allemagne, il participe à la drôle de guerre au sein des corps francs, il se distingue lors de plusieurs coups de mains qui lui valent d'être cité à deux reprises. En juin 1940, stationné à hauteur de la ligne Maginot lors de la bataille de France, il reçoit une troisième citation avant d'être blessé et capturé par la wehrmacht.
Parvenant à s'évader quinze jours plus tard, il rejoint la zone libre et les troupes coloniales de l'armée d'armistice à Fréjus. Volontaire pour l'Indochine, il profite d'une escale à Dakar pour déserter et tente d'atteindre la colonie britannique de Gambie afin de rejoindre les forces françaises libres. Arrêté par les troupes du régime de Vichy avant de pouvoir atteindre son but, il est emprisonné puis renvoyé en France en avril 1941. Il est condamné par le tribunal de Clermont-Ferrand à un an de prison avec sursis mais, ayant déjà purgé sa peine en Afrique, est libéré immédiatement.
Ne renonçant pas à son désir de résistance, il retourne à Fréjus et, sous une couverture de représentant de commerce, il s'engage dans le réseau Mithridate de Pierre-Jean Herbinger. Rapidement devenu secrétaire général du réseau, il en développe les différents services et en devient le chef adjoint en mai 1942. C'est alors qu'il fait l'objet d'un mandat d'arrêt pour trahison. Le 23 mars 1943, il est condamné par contumace à trois ans de prison pour atteinte à la sûreté de l'État par la Section spéciale de Riom. Responsable du réseau pour toute la zone sud, il emprunte l'identité d'un milicien, Lucien Navarron. Victime d'une dénonciation, il est arrêté par la Feldgendarmerie le 10 octobre 1943 à Clermond-Ferrand et tente de s'évader. Grièvement blessé, il est mené au siège de la Feldgendarmerie où il est torturé. Il est ensuite transféré à l'Hôtel-Dieu de Clermont-Ferrand où il meurt des suites de ses blessures le 15 octobre 1943. Les autorités allemandes refusant de présenter le corps à la police française pour identification, il est d'abord inhumé sous le nom de Lucien Navarron dont il portait les papiers au moment de son arrestation. Il est ensuite inhumé sous son véritable nom dans le carré militaire du cimetière des Carmes de Clermont-Ferrand.
Distinctions à titre posthume par décret du Décret du 7 juillet 1945, paru au JO du . (4 citations).
Il est reconnu « mort pour la France ».
Hommages À Sainte-Marie-aux-Mines, l'école primaire qu'il a fréquenté à été baptisée en son honneur.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie . . . .
Articles connexes Résistance intérieure française Compagnon de la Libération
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