La Turballe est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire. Faisant partie du pays de Guérande, un des pays traditionnels de Bretagne, elle se situe historiquement en Bretagne.

Ses habitants s'appellent les Turballais et les TurballaisesGentilés des communes de la Loire-Atlantique.

Géographie

Situation La Turballe est située sur le littoral de la Loire-Atlantique, sur la presqu'île guérandaise, à au nord-ouest de Guérande et à au nord-ouest de Saint-Nazaire.

La commune est traverséeNotice du Sandre sur La Turballe, consultée le par le ruisseau de Brandu.

vignette|centre|Ruisseau de Brandu, marquant la limite entre les communes de La Turballe (à droite sur l'image) et de Piriac-sur-Mer.

Selon le découpage de la Bretagne fait par Erwan Vallerie, La Turballe fait partie du pays traditionnel de Brière et du pays historique du Pays nantais.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le ruisseau de Brandu, l'étier de Lancly et divers autres petits cours d'eau..

Divers plans d'eau complètent le réseau hydrographique : Bouillon de Poulesse, l'étang de Brandu et l'étang de Saint-Sébastien, ainsi qu'une zone de marais dans le sud-est de la commune.. vignette|centre|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de la TurballeLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Littoral La commune, située sur la Côte d'Amour, dispose de de plages. Le nord du port présente un aspect rocheux entrecoupé de criques. Au sud du port s'étendent de longues plages de sable longeant la « rade du Croisic », dont une partie est adossée à la dune et à la forêt de Pen Bron.

Du nord au sud, les plages de La Turballe portent les noms suivants : de Piriac au port : plage de Belmont, plage de Port Creux, plage de Ker Elisabeth, plage de la Bastille ; du port à la pointe de Pen Bron : plage des Bretons, plage de la Croix de l'Anse, plage de la Grande Falaise, plage de Pen Bron.

La plage de la Grande Falaise fait référence à l'importance d'une grande dune qui la borde à l'est, et qui est l'épine dorsale de la presqu'île de Pen-Bron. Celle-ci forme la partie sud de la commune et à son extrémité méridionale sont implantés les bâtiments du centre héliomarin, fondé à la fin du et toujours en activité. Au delà, toujours en direction du sud et à environ du centre héliomarin, se trouve, de l'autre côté du grand traict du Croisic, le port du Croisic.

Sites naturels Pointe de Pen-Bron La pointe de Pen-Bron est classée zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de sous la dénomination pointe de Pen-Bron, marais salants et coteau de Guérande () depuis 1991.. Les dunes de Pen bron sont classées espace naturel sensible et intègrent le réseau Natura 2000 avec les traicts du Croisic et les marais salants de Guérande (espace de )..

Traicts du Croisic Les traicts du Croisic intègrent en 2004 le réseau Natura 2000, avec les marais salants de Guérande et les dunes de Pen-Bron...

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Herbignac à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , La Turballe est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de La TurballeUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de La Turballe comprend une ville-centre et une commune de banlieue... La commune est en outre hors attraction des villes...

La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..

Occupation des sols

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

+Occupation des sols en 2018 Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Tissu urbain discontinu 20,8 %381Zones industrielles ou commerciales et installations publiques 1,1 %20Extraction de matériaux 1,4 %26Équipements sportifs et de loisirs 1,6 %30Terres arables hors périmètres d'irrigation 14,6 %267Prairies et autres surfaces toujours en herbe 3,2 %58Systèmes culturaux et parcellaires complexes 30,7 %561Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 7,9 %144Forêts de feuillus 1,4 %26Forêts de conifères 4,6 %84Forêts mélangées 1,3 %24Forêt et végétation arbustive en mutation 1,3 %23Plages, dunes et sable 3,1 %56Marais salants 7,0 %129Zones intertidales 0,1 %1,5Source : Corine Land Cover.

Hameaux De nombreux hameaux se partagent le territoire de la commune, tels Brandu, Coispéan, Fourbihan, Kerigeole, Lauvergnac, Le Requer, Trescalan, Trévaly, Trévéré, etc.

Toponymie vignette|Fourbihan, « bouillon » servant de lavoir, près de Trescalan Le nom de la localité est attesté sous la forme La Turballe en 1815..

L'origine du toponyme n'est pas attestée. Selon Gildas Buron, conservateur du Musée intercommunal des marais salants, le nom du port de La Turballe pourrait provenir du latin tribulare ou tripalium, témoignant de la présence une taverne isolée ou d'un logis qui en tenait lieu et autour duquel un hameau se serait formé à la fin du Moyen Âge..

En breton moderne, le nom de la localité est An Turball. Il est affiché par la municipalité sur les panneaux d'entrée de la commune. Il est aussi utilisé localement par l'association Danserien an Turball. An Turball est la forme conseillée par l'Office public de la langue bretonne. La variante An Turbal figure dans le Grand Dictionnaire de Francis FavereauFrancis Favereau, Geriadur Bras, Skol Vreizh, Morlaix, 2022. La prononciation locale An Drebal a été relevée en breton hoëdicais en 2014.

Le breton turballais, langue vernaculaire, a disparu au début du .

La Turballe possède également un nom en gallo : La Troubale prononcé . La forme normalisée en écriture ABCD choisie en 2021 par l'Institut du gallo est La Troubale.

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 78,3 % des toponymes de la commune sont bretons.

Autres toponymesLa Turballe et la Bretagne, au gré du temps, d'après les travaux de Fernand Guériff (1976), consulté au musée de moulin de Kerbroué le 18 septembre 2021 : Brandu : colline noire Brehet : Sainte Brigitte Brogard : colline du cairn Butte de Pinse : sommet sec Canvel : chef de guerre Carpadoux : montée Coispéan : petit bois Fourbihan : le petit four Garlahy : lieu du rocher Guévène : haie blanche Kerbroué : village de la colline Kercousin : village de la terre en friche Kerhuel : village du haut Kérijol : village du soleil Kerlin : village de l'étang Kerné : colline Kervaney : village pierreux Kervaudé : village buissonneux Lancly : retranchement Lauvergnac : région où poussent les aulnes Le Fan : temple Le Requer : village placé devant le bourg Lergat : lieu du combat Loc Bihan : petit étang Loc Croiset : étang de la croix Mamoine : la source Méliniac : lieu des moulins (Piriac) Menemay : montagne des pierres Mesmely : petit champ sans clôture où on cultive du mil Mincrom : pierre courbe Pen-Bron : pointe des joncs Penker (Pinker) : bout du village Pleine main : sommet de la roche Poulloué (Poulès) : mare de la cour seigneuriale Poussillard : mare aux grenouilles Raud : devant la butte Toullan : trou d'eau dans la lande Tourlandroux : mauvais trou Tréméac : trève où Saint Maeoc est honoré Trescalan : trève de l'escarpement Trévaly : trève de la villa Alli Trévéré : trève de la vierge Trondelet : vallée humide

Histoire La Turballe est érigée en commune en 1865, mais son histoire remonte à 854.

Préhistoire vignette|Mégalithe de Coispéan, dit le gravier de Gargantua Des traces d'habitats, mégalithes et pierres gravées remontant à -3000 sont toujours visibles de nos jours dans les hameaux et quartiers de Brandu, Coispéan, Kevodué ou Trévaly, témoignant de la présence humaine en ces lieux dès l'ère préhistorique. Puis des populations celtes venues du centre de l'Europe s'installent dans la régionOuest-France, La Turballe, 150 ans entre sel et mer, cahier du mardi , par Michel Oriot, Claire Seznec, Georges Javel.

Antiquité La conquête romaine entraîne la structuration du pays. La civilisation gallo-romaine trace les premières voies de communication, telle que la route ralliant Guérande à Piriac et passant par Bréhet, Trescalan, Lauvergnac et Saint-Sébastien. Des vestiges de villas romaines, domaines à vocation agricole, existent toujours, comme des murets en petit appareil en bordure de chemins (au lieu-dit les Grands jardins à Requer, par exemple). C'est sans doute à cette époque que les premiers marais salants de Guérande, les mines d'étain de Piriac et de cuivre de La Govelle sont créés, même si aucune preuve formelle en atteste. La Turballe, sa baie et ses environs sont mêlés à la guerre des Vénètes en 56 La Turballe, visiter et s'évader, guide édité par Bretagne Plein Sud. La chute de l'Empire romain entraîne l'effondrement économique et le chaos administratif.

Moyen Âge